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Rencontre avec Anton Jefferson pour la sortie de son nouvel EP « Almost Ready To Be Listened » !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Anton Jefferson pour la sortie de son nouvel EP « Almost Ready To Be Listened » !

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteur, compositeur et interprète depuis des années mais auparavant je l’ai souvent fait pour d’autres gens et d’autres groupes avant de créer mon projet personnel qui me permet d’avoir toutes les casquettes. Sur mon premier EP, j’ai fait tous les instruments ; les guitares, les basses, les batteries, les claviers, les voix mais mon instrument de prédilection demeure la guitare. Pour mon deuxième EP qui sort le 17 juin, je me suis fait plaisir en studio avec un ami batteur que ça branchait de faire un disque avec moi. En dehors de mon projet musical, je suis ingé son et j’accompagne également d’autres artistes ; je l’ai fait pour Ohmu qui fait de l’Electro moderne et j’ai souvent été en backup pour remplacer des potes qui sont aussi ingés son sur des tournées d’artistes plutôt Indé-Pop-Electro comme Fishbach, Hugo Barriol ou encore Omoh.

Était-ce une évidence pour toi de faire du Rock en anglais ?

Je ne voyais pas les choses autrement ! Je fais partie de ces gens qui ont du mal avec le Rock français mais ça vient du fait que je n’ai absolument aucune culture chanson française, c’était un truc interdit à la maison car mon père est un peu chauvin concernant la musique. La musique Française ne faisait pas partie de ma culture ou de mon langage alors que le Rock en anglais est arrivé très vite.

Y-a-t-il eu un déclic pour sauter le pas et sortir « Supernova » en 2018 ?

Une fille ! Bien entendu. C’est ma copine de l’époque qui m’a donné envie de faire ça. A ce moment-là, je jouais avec d’autres personnes mais de façon un peu trop dispersée et elle m’a dit que ce serait bien que j’’arrête un peu de m’éparpiller et que je fasse mon truc à moi. Ça a pris une semaine. J’ai monté quatre chansons et ça s’est fait assez naturellement.

Rencontre avec Anton Jefferson pour la sortie de son nouvel EP « Almost Ready To Be Listened » !

« Almost Ready To Be Listened » ton second EP est-il une continuité du premier ou le vois-tu comme une nouvelle exploration ?

Il est dans la continuité de « Supernova ». J’ai pour projet de faire un bon gros disque bien plus conséquent (rire …) et « Almost Ready To Be Listened » est une manière de présenter ce que je ferai de manière plus poussé dans l'avenir.

De quoi vas-tu parler sur ce disque ?

Je ne sais pas si tu l’as remarqué mais je suis un peu en colère. J'ai du mal avec ce qui se passe actuellement que ce soit politique, écologique ou même au niveau des relations entre les gens qui changent avec les nouvelles technologies et pas toujours en bien. Quand j’écris une chanson, j’ai plutôt tendance à dénoncer et c’est ce que je dis dans « Full » qui aborde ce moment où il va falloir se réveiller.

Comment me décrirais-tu l’atmosphère de ton prochain EP ?

En colère, on y revient. L’atmosphère de ce disque est un peu énervée. Il y a l’envie que les choses avancent et qu’elles bougent. J’essaie de ne pas employer des mots très explicites afin que cela puisse parler à un maximum de gens mais on peut dire que l’on retrouve des chansons engagées dans cet EP. On se doute bien que je ne suis pas là pour parler des fleurs qui poussent ou de choses très légères. Que ça plaise ou pas, on m’a dit que j’arrivais à faire passer le message. Je te rassure, il y a quand même une chanson d'amour.

Rencontre avec Anton Jefferson pour la sortie de son nouvel EP « Almost Ready To Be Listened » !

Vois-tu le fait de proposer des EPS comme une façon de te perfectionner avant de dévoiler toute une « histoire » sur un premier album ?

Il y a un peu de cela, ça me permet de prendre des marques, de poser des bases ; je tente des choses en studio et je vois ce qui fonctionne bien ou moins. J’aimerais proposer un long format encore plus abouti. Je ne suis pas du tout fermé et j’aime que ça change d’une chanson à l’autre, d'un disque à l'autre aussi.

Comment vis-tu le fait de sortir un nouveau disque et ne pas pouvoir le défendre sur scène pour l’instant ?

Je suis également ingé son et je dois dire que cette période est très étrange. Le plus bizarre est de ne pas savoir quand ça va pouvoir reprendre et dans quelles conditions. J’espère et je souhaite vraiment que l’on puisse reprendre prochainement mais nous n’avons pas encore de deadline…Pour l’instant, ça me parait compliqué mais ça va dans le sens de ce que l’on essaie de nous faire gober depuis des années à savoir que l’on peut rester chez soi, que ce n’est pas un problème et que tout vient à nous. Je suis contre ça, j'aime me réunir dans des concerts, me déplacer pour voir des artistes sur scène même s’ils ne sont pas dans leur meilleur jour, j’ai grandi avec ça. Je prends sur moi actuellement et je me dis que tout  reprendra avec le temps

Que me réponds-tu si je te dis que pour moi, il y a chez toi un mix de Bowie, Depeche Mode et Marilyn Manson ?

Je suis flatté, ça me touche beaucoup. C’est marrant car j’ai écouté Marilyn Manson quand j’étais plus jeune et c’est une remarque que l’on me fait régulièrement. C’est très chouette, en tout cas.

Rencontre avec Anton Jefferson pour la sortie de son nouvel EP « Almost Ready To Be Listened » !

Quel serait ton plus grand rêve artistique ?

C’est une confidence, ça reste entre nous mais j’aimerais bien qu’il n’y ait plus d’ordinateurs sur scène. J’aimerais bien que les musiciens se remettent à jouer entre eux et peut-être jouer un peu mieux ; je vais paraitre un peu dur mais je trouve que le niveau a beaucoup baissé. Il m’est arrivé de voir des choses lors de concerts (rires...), il m’est arrivé de me demander quel était le propos du groupe. Je suis musicien, j’aime la musique et j’aime les gens qui font ça avec passion mais une certaine rigueur tout de même. J’ai un peu la hantise de ça car j’ai eu pas mal de laptops qui crashent pendant des concerts, de larsens qui te flinguent les oreilles… on a changé, tout est millimétré à la seconde, il n’y a plus cette espèce de liberté en live que je trouvais intéressante dans le Rock.

Te verrais-tu à l’avenir monter un supergroupe à l’image de Franz Ferdinand et des Sparks pour partager la scène avec d’autres artistes ?

Oui, bien sûr. Même si ça n’a rien à voir avec ce que je fais ou ce que j’écoute, je serais très intéressé de collaborer avec A$ap Rocky que j’aime beaucoup. On dit souvent que le Hip Hop d’aujourd’hui est le nouveau Rock, c’est une manière de venir critiquer la société et de ne pas rentrer dans les clous et je trouve ça intéressant. Je me tournerais moins naturellement vers des artistes à guitare ou des groupes Pop mais sait on jamais.

https://soundcloud.com/antonjefferson

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