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Retrouvailles avec Mad Trip à l’occasion de la sortie de « Dead Faces » leur nouvel EP !

Publié le par Steph Musicnation

Retrouvailles avec Mad Trip à l’occasion de la sortie de « Dead Faces » leur nouvel EP !

Quel a été l’après « The Road » paru à la rentrée 2017 ?

Axel : Il y a eu beaucoup de changements ; deux membres sont partis au moment où l’on pensait que le projet allait s’envoler et ça a été comme se tirer une balle dans le pied. « The Road » n’a pas eu l’effet escompté et nous nous sommes demandé ; Adrien et moi ; comment nous allions continuer.

Adrien : Nous échangions tous les jours, nous nous posions des questions, nous nous sommes même demandé si ça ne pouvait pas le faire avec une boite à rythmes.

Axel : Le jour où Adrien a eu cette idée-là, j’ai eu la réponse d’un batteur que j’avais contacté trois semaines auparavant et nous n’aurions clairement pas pu passer à côté de lui car Paul est un batteur monstrueux. Après avoir fait des essais peu concluants avec un bassiste qu’il connaissait, nous avons fait appel à Fabrice qui avait fait la première partie de Mad Trip au Supersonic. Voilà comment est née la nouvelle formation.

Quel a été l’apport au projet des deux nouveaux membres ?

Axel : Depuis l’arrivée de Paul et de Fabrice, Mad Trip a beaucoup changé en termes d’énergie et de niveau. Avec eux, nous avons vraiment structuré le projet et nous avons commencé à faire de nouvelles choses en termes professionnels. C’est avec eux que nous nous sommes dit que tout était abordable.

Adrien : Il y avait une réelle alchimie dans le jeu, ça nous a permis de nous dire que nous avions trouvé un roster qui fonctionnait bien et que nous pouvions vraiment pousser.

Fabrice : Il y a une certaine patte et une identité sonore qui s’est inscrite depuis que nous avons rejoint le projet. Nos influences musicales très différentes ont permis d’apporter de l’originalité au sein de Mad Trip.

Adrien : Cette fraicheur se ressent en live.

Au niveau du son, voyez-vous « Dead Faces » comme une continuité ou comme une évolution ?

Adrien : C’est un peu des deux. En tout cas, c’est une évolution logique. « The Road » et « Dead Faces » ont à peu près été composés dans le même laps de temps mais sur notre précédent EP, nous n’avions pas trouvé le truc qui allait marcher alors que maintenant au niveau de la production, nous savons comment faire.

Retrouvailles avec Mad Trip à l’occasion de la sortie de « Dead Faces » leur nouvel EP !

Quelles ont été vos envies pour ce troisième EP ?

Axel : Tout éclater ! (rires). Je pense que quand on écoute « The Road » et « Dead Faces », on se rend compte qu’il y a un gros écart au niveau de la production et cela donne la possibilité d’aller beaucoup plus loin ; c’est aussi pour cette raison que nous avons fait un premier clip pour cet EP et pas avant. Nous avons voulu mettre le paquet sur « Dead Faces » car avec ce disque, nous pensons tenir notre premier projet solide et complet.

Adrien : Nous avons eu envie de raconter des histoires au travers des titres. Notre souhait est de faire durer plus longtemps cet EP que le précédent et que cette fois-ci, aucun membre ne s’en aille dans la nature !

Axel : Avec « The Road », nous avions trouvé notre style et avec « Dead Faces », nous avons trouvé notre direction artistique.

Adrien : Cet EP sonne plus Rock car c’est ce qui nous éclate sur scène.

Pouvez-vous expliciter la pochette de « Dead Faces » ?

Axel : Pendant longtemps, nous avons cherché quelle serait la pochette de « Dead Faces » et c’est ma copine qui a soumis l’idée de cette photo prise dans Les Jardins du Château de Versailles. Cette Statue représente Artémise.

Adrien : Le trait sur les yeux permet de moins voir une personne et on peut presque aussi avoir l’impression qu’elle est morte de façon graphique.

Quels sont les thèmes de cet EP ?

 Adrien : Cet EP raconte une relation amoureuse dans sa totalité ; des débuts tous mignons où l’on se dit qu’il faut peut-être tenter quelque chose jusqu’à la fin qui est bien moins fun.

Retrouvailles avec Mad Trip à l’occasion de la sortie de « Dead Faces » leur nouvel EP !

Vous avez récemment mis en images « Give Me A Try » qui est votre premier clip, quel en est le scénario ?

Adrien : Le réalisateur Renan Lesbleiz a écouté notre EP un peu avant et c’est « Give Me A Try » le titre que nous voulions pousser qui a attiré son attention. Dans le clip, il a voulu prendre tout à fait l’inverse du thème abordé dans cette chanson. Au lieu d’illustrer les débuts d’une relation, il a voulu filmer une fin et plus quelque chose de tragique façon serial killeuse. C’est assez fun au final car c’est un peu la fin de l’histoire aussi. C’est assez marrant car il y a plusieurs choses qui se chevauchent ; si bien que Renan aussi a voulu parler de l’une de ses relations. Je l’ai su dernièrement ! Dans le clip de « Give Me A Try », un séduisant jeune homme rencontre une petite femme toute frêle qui se révèle être une serial killeuse atteinte de collectionnite d’amourettes afin de les trucider et de les mettre dans des forêts où il pleut.

Comment s’est passé le tournage ?

Axel : La première nuit, nous avons tourné la fin du clip ; la partie où l’on ne voit pas le groupe ; à Chateloup-les-Vignes dans le 78.

Adrien : C’était la première fois que j’assistais à un tournage pro pour notre projet et c’était vraiment super.

Axel : Il y a eu une équipe de 35 bénévoles sur ce tournage, ils se sont donnés à fond et ils ont fait un taf très professionnel.

Fabrice : Le lendemain, nous avons tourné l’autre partie du clip à Gouzangrez ; un village désert tout à l’Ouest du 95 ; et il faisait extrêmement froid ! Plus la nuit tombait, plus la température baissait. Il y a eu quelques péripéties dont les enlisements d’un van et de voitures. Alors qu’il pleuvait des cordes, nous étions en costards dans la boue et nous sommes tous tombés malades après.

Adrien : David ; le comédien ; a passé au moins 1h30 dans le coffre.

On associe souvent Rock et engagement, est-ce quelque chose que vous allez développer ?

Adrien : Oui et non car je me vois mal parler dans mes textes de choses qui me touchent comme le féminisme par exemple. Ce n’est pas spécialement quelque chose qui m’attirerait.

Axel : Avons-nous la carrure et la portée pour faire cela ?

Adrien : On s’en moque ; si demain, j’ai envie de te faire un hymne vegan, je le ferai mais ce n’est pas le cas, ce n’est pas une piste pour les lecteurs (rires).

Retrouvailles avec Mad Trip à l’occasion de la sortie de « Dead Faces » leur nouvel EP !

Quelle est la plus grande force de chacun au sein du groupe ?

Axel : Fabrice est beau…

Adrien : …et Paul sait taper sur des peaux tendues (rires).

Fabrice : Paul est très pro, il est toujours réactif, toujours ponctuel, il est très investi et très humble.

Axel : Il peut envoyer 250 mails en deux jours et il nous l’a prouvé récemment !

Fabrice : Paul travaille au Luxembourg et il fait des allers-retours de 48 heures rien que pour nous.

Adrien : Fabrice est un excellent bassiste, c’est la personne la plus extérieure au groupe au niveau des sonorités mais il apporte quelque chose de différent, cela ramène de la fraicheur et c’est ce qui fait notre richesse.

Axel : Son originalité lui vaut son ingéniosité et quant à Adrien, il a une pure voix et la composition facile.

Adrien : Avec Axel, on se complète là-dessus et il chante divinement…ça passe (rires). C’est un super gratteux qui a toujours de bonnes idées.

Quels sont vos prochains projets ?

Fabrice : Le 11 janvier, nous serons en concert à Londres au Dublin Castle.

Axel : Pour la première fois, nous allons sortir de l’Île-de-France et de France par la même occasion, nous n’allons pas faire les choses à moitié.

Adrien : On va payer avec une autre monnaie ! Je rêvais de jouer dans ce pays depuis que je suis gosse car toute ma culture musicale vient d’Angleterre.

Axel : Nous allons faire vivre « Dead Faces » au maximum et c’est pour cela que nous allons faire le plus de dates possibles.

Adrien : Nous avons très envie de retourner en studio mais nous n’allons pas nous brusquer car nous avons surtout envie de passer du temps sur scène.

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