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Rencontre avec Bertille des Fontaines afin d’en découvrir plus sur son très bel univers !

Publié le par Steph Musicnation

©Arnaud Delporte-Fontaine

©Arnaud Delporte-Fontaine

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je dirais que je suis hors du temps et que mon hypersensibilité intervient dans les énergies de la voix, des grandes mélodies, des airs accordés à ma guitare. J’incarne une allégorie de l’amour, de la liberté et de la volonté. Je pense être un peu l’instrument de la passion même si en réalité, c’est une souffrance. Je suis là pour être utile au monde et cette hypersensibilité me permet d’être le porte-voix d’un message d’amour universel. De façon plus basique, je suis auteur et compositeur ; je n’emploie pas le féminin car il n’y a pas vraiment de sexe quand les anges s’en mêlent.

Que mettrais-tu en avant dans ton univers ?

La nudité, la liberté, la volonté et les messages qui en découlent... Je crée mes chansons dans cette harmonie : d’abord, il y a des grands airs, une mélodie, une histoire qui se forme ; ensuite, il y a quelque chose qui s’enchaîne, la guitare arrive et puis, les mots se placent de façon mathématique, cela donne une poésie très symbolique et tout a un sens. Au final, les mots entravent ou libèrent l’énergie essentielle que je souhaite communiquer, ils sont là, peut-être, davantage pour divertir l’esprit, mais sont fondamentaux dans notre ère noyée en plein babil. C’est la voix qui véhicule l’amour, la mélodie qui éveille les cœurs, le souffle qui guérit. J’ai ce souhait de guérison, comme une mission à travers mes chansons. Il faut absolument que les cœurs se réveillent à l’unisson. Il faut que la lumière continue d’exister car je trouve que nous sommes dans le tournant d’une époque un peu compliquée.

D’où te vient ce goût certain pour les mots et la poésie ?

Les mots, l’image et la musique sont des vibrations et chaque mot est empreint d’une couleur autant que les images et l’histoire. Dans cette forme instrumentale qu’est Bertille des Fontaines, j’arrive à faire correspondre sur une même ligne funambule le message que je veux envoyer. Il y a quelque chose de magique qui se crée et j’en suis vraiment reconnaissante. C’est quelque chose qui n’est pas facile à appréhender mais je l’accueille avec joie. En ce qui concerne ce goût pour la poésie, j’ai toujours beaucoup aimé Rimbaud et notamment « Une Saison En Enfer », Chateaubriand et « Une Vie » de Maupassant.

Rencontre avec Bertille des Fontaines afin d’en découvrir plus sur son très bel univers !

Pourquoi as-tu fait le choix de dévoiler petit à petit sur deux ans ton premier album ?

Je me suis jetée à l’eau avec « A La Dérive ». J’avais envie de rentrer dans une période que j’ai appelée « D’Amour et D’eau Fraîche » par évidence et j’ai continué de sortir mes singles de façon découpée car cela me demande beaucoup de travail. Je suis partout à la fois ; je crée, j’enregistre et je fais moi-même mes pochettes avec, en bonus, Arnaud qui s’occupe de la promo et réalise mes clips. Parfois, la fin d’un enregistrement est épuisante et j’ai besoin de prendre un peu de recul. Plus jeune, j’ai été modèle vivant pour des peintres, je suis donc très imprégnée par les beaux-arts et j’aime cette idée de période et de rassembler la musique, la poésie et la peinture, dans mes œuvres. Je réalise en te parlant qu’avec Bertille des Fontaines, j’accomplis ce pour quoi j’ai été créée.

Le baptiser « D’Amour et D’eau fraîche », cela faisait-il sens avec ta devise dans la vie ?

Oui, car ce titre symbolise beaucoup de choses ; c’est en même temps très poétique, politique même et cela renvoie aussi aux utopies. Je crois qu’il faut revenir au rêve et à l’onirisme mais non de façon basique ou galvaudée ni de façon castrée comme la psychanalyse nous en impose la possibilité. Le rêve est un vrai voyage et c’est notre plus grande liberté ; que ce soit le rêve de jour, de nuit, éveillé, en veille, dans la transe méditative, amoureuse ou créative. Dans un monde chaotique qui est également conditionné par cases et castes, je trouve qu’il est absolument nécessaire de libérer l’esprit, les rêves, l’instinct, la création et la lumière qui va avec. Si nous n’avons plus de rêves la nuit ou le jour, que nous reste-t-il au fond ?

De quoi parles-tu dans tes textes ?

Je parle d’amour mais de façon irréaliste. J’aborde les instants intenses de la rencontre et de tout ce pan de l’existence où l’on se construit dans l’amour. Je veux faire naître le désir dans mes chansons ; le désir de vivre, d’être libre, d’être volontaire et de s’assumer pleinement tel que l’on est (ou tend à être). Cette petite vibration du désir peut façonner une œuvre comme une vie.

Rencontre avec Bertille des Fontaines afin d’en découvrir plus sur son très bel univers !

Maintenant que « D’Amour et D’eau fraîche » est sorti dans sa totalité, travailles-tu déjà à ta deuxième période ?

J’ai réalisé que j’étais très sensible à l’eau en tant qu’élément. J’aime l’idée du retour aux sources et l’appel des sirènes... Ces femmes-monstre qui ont été mises injustement au bûcher et c’est un peu triste. Je m’identifie à cette femme à moitié nue avec cette longue queue de poisson, apatride, Berthe au long pied, naviguant entre terre et mer, dans l’envol de ses chants, portée aux grands airs, emportée dans la ronde des éléments. Cette créature dresseuse de serpents peut fasciner, ou effrayer, certes, mais c’est son mystère qui la rend désirable... La sirène, sans filet, ne chante pas pour enchanter les marins mais pour simplement être un phare dans la nuit... La prochaine période sera très certainement inspirée de ce symbole de sirène et cela renvoie également à « Song to the Siren » de Tim Buckley que j’aime particulièrement.

Penses-tu demeurer à l’avenir dans un registre doux et acoustique ou aimerais-tu t’essayer à des morceaux plus produits ?

En réalité, je ne sais pas. Pour l’instant, j’ai les deux pieds dans « D’Amour et D’eau Fraîche », j’ai des visions mais elles ne sont pas encore vraiment précises. En tout cas, ce ne sera plus la même période…

De quels artistes te sens-tu proche ?

J’adore Barbara qui est une femme qui chante et qui voyage ; j’en parle au présent car elle est si présente encore, elle porte son inspiration à tellement de niveaux... Il y a une énergie que j’aime chez elle et qui me touche même si nous n’avons pas grand-chose en commun. Par ailleurs, j’aime beaucoup Tim Buckley et ses grands airs complètement lyriques. Cette destinée père-fils m’a donné l’impression de deux anges qui rejouaient le même destin pour se retrouver et se reconstruire dans le manque. Je citerai également Richie Havens qui est seul avec sa guitare, je pense notamment à son passage à Woodstock, je l’avais trouvé très couillu. Il explosait de liberté, il jouait avec une grande générosité et c’est quelque chose qui me parle complètement.

©Arnaud Delporte-Fontaine

©Arnaud Delporte-Fontaine

Qu’est-ce qui serait le plus important pour toi dans ton projet musical ?

Que le message soit entendu !

Quels sont tes prochains projets ?

Le clip qui illustre « Les Amours Oniriques » vient de sortir et d’autres suivront prochainement. En termes de concerts, je suis très heureuse d’annoncer que je fais la première partie de Megan Dixon à Londres à The Dublin Castle en janvier prochain. La sirène va sauter dans la Seine et se laisser aller jusqu’à la Manche pour retrouver Camden Town ! En parallèle, je continue toujours d’écrire de nouvelles chansons et d’autres dates devraient arriver en 2020 sur Paris et peut-être à l’étranger, qui sait ?

Rencontre avec Bertille des Fontaines afin d’en découvrir plus sur son très bel univers !

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