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Rencontre avec YellowSub à l’occasion de la sortie de son premier titre !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Marc-Aurèle Carucci

(c) Marc-Aurèle Carucci

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Mon nom de scène est YellowSub. Je suis une artiste hypersensible et très réceptive aux échanges entre les êtres et les choses. Je vois l’art comme un langage social et culturel très important et que j’adore exercer. Je suis auteure, compositrice et interprète, je joue un peu de piano et un peu de guitare et je fais beaucoup de productions sur ordinateur.

As-tu depuis longtemps en toi cette envie de t’exprimer par la musique ?

Je sors d’une école de musique mais je dois dire que j’ai plus été attirée par l’art en général avant de me spécialiser dans la musique. Ça a d’abord été un besoin d'exorciser toutes mes émotions négatives, et je crois que l’art me vient en premier lieu de mon père qui dessinait beaucoup. je me suis ensuite tournée particulièrement vers la musique grâce, ou à cause, du défi de la scène. J’étais une grande timide mais aussi une grande compétitive, alors à chaque fois que je montais sur scène et que je m’y sentais mal, je voulais réessayer pour finir par y trouver ma place.

Ton pseudo fait-il référence au « Yellow Submarine » des Beatles ?

Et oui, parce que je m’appelle Marine, et que les Beatles ont été des précurseurs dans l’utilisation de nouvelles technologies dans la musique, et qu’il y avait un côté solaire et une forte identité dans leur travail, chose que j’aimerais retrouver dans le mien. Mais au delà des Beatles ce nom me parle aussi. Il y a le “Sub” des basses fréquences qu’on utilise dans le dub et les musiques électroniques et qui me font vibrer. Y a le “Yellow” qui est la couleur du soleil, de la lumière et donc de l’espoir, et “YellowSub” sonne comme le pseudo des producteurs de dub, étant donné que c’est moi qui fait mes prods, j’avais envie d’apparaître plus comme une entité qu’une personne.

(c) Aurélien Meuwese

(c) Aurélien Meuwese

« Intrinsèque » ton premier titre représente-t-il la direction musicale que tu comptes suivre dans les prochains mois ?

Oui et non, je vois “Intrinsèque” comme une esquisse de mon projet, des sons et des thèmes que je vais aborder par la suite. “Intrinsèque” mélange des genres musicaux et son texte est implicite. Je crois que c’est plus mon univers que j’ai voulu mettre en avant, sans vouloir en dire trop dans un premier temps.

De quoi parles-tu dans cette chanson ?

Le texte n’est pas très explicite mais je parle de l’émotion de manière pure et dure. Autant dans les sonorités que dans le texte, j’ai voulu exprimer l’émotion en tant que cette pression que l’on ressent sous le plexus de la même façon quand on est hyper heureux ou hyper triste.

Comment est venue l’idée d’utiliser le bodypainting dans ton premier clip ?

Déjà, je fonctionne beaucoup par images, c’est moi qui ai fait les premiers croquis du bodypainting. La plupart du temps, chaque idée ou émotion s’associe à une image dans ma tête. Dans une musique où on parle d’émotion de manière si implicite, inscrire ses associations d’idées en image sur mon corps était ajouter une dimension à l’interprétation. Pour un premier projet, j’avais besoin d’associer tous les arts que j’aimais. Pour le bodypainting en particulier  il y a quelques années, j’ai participé à des soirées Techno et j’ai été influencée par la Trance-Goa. J’ai regardé des images et des after movies de festivals Psytrance, j’ai trouvé que cet art très coloré était un art du sens directement et j’ai voulu m’en inspirer pour mon premier clip qui a été réalisé par Nina Hasni.

(c) Virgil Szware

(c) Virgil Szware

Qu’exprimes-tu par cet art et par la danse dans le clip qui illustre « Intrinsèque » ?

J’ai voulu prendre comme base cette même pression sous le plexus pour exprimer l’émotion qu’on ressent dans les moments les plus sombres que nous pouvons traverser dans nos vies aux moments les plus lumineux. Dans une même chorégraphie, j’ai voulu exprimer ces deux extrêmes. C’est pour cette même raison qu’on peut voir un soleil et une lune en peinture.En ce qui concerne la danse, j’en avais fait un peu de manière contemporaine quand j’étais petite mais je n’avais pas aimé ça. J’aimais beaucoup danser comme je voulais dans ma chambre mais je n’avais jamais rien présenté à personnes. Pour ce premier clip, j’avais envie de montrer une pulsion instinctive, j’ai bossé pendant un certain temps une chorégraphie totalement en amateur avant de la montrer à la réalisatrice qui m’a aidé à retravailler certains gestes.

Qu’annonce ton premier titre ? un EP ? un album ? des concerts ?

« Intrinsèque » précède l’arrivée d’autres titres, d’un EP d’ici le printemps 2020 et des concerts. J’aimerais beaucoup que ce projet d’EP me permette de participer à des festivals. Au-delà de l’aspect communication, j’ai vraiment envie de faire de l’image via les clips pour les raisons dites tout à l’heure. J’ai plein d’idées par rapport à pleins d’influences.

Tes références musicales sont-elles plutôt très éclectiques comme le laisserait penser « Intrinsèque » ?

On peut dire cela car j’adore le Reggae/Dub avec des artistes comme Big Ranx et Mahom. J’aime aussi beaucoup certains artistes comme Amy Winehouse pour les sonorités et pour l’univers, et des artistes tels que Maxime Le Forestier et Renaud dans la chanson française pour leurs textes et leur révolte.

(c) Virgil Szware

(c) Virgil Szware

Quel genre d’artiste aimerais-tu devenir ?

J’aimerais devenir une artiste indépendante et alternative qui garde beaucoup le contrôle sur sa création, même si je partagerais avec d’autres artistes ou techniciens cet aspect de la musique avec plaisir tant que le feeling est là. J’ai envie d’être une artiste engagée qui tourne dans des festivals alternatifs qui s’engagent pour l’environnement et le social. J’ai envie que ma musique porte un message.

Vas-tu développer d’autres casquettes en parallèle à la musique ?

Ce n’est pas prévu pour l’instant mais il est vrai que j’aime énormément le visuel, et particulièrement le fait de l’associer aux autres arts.

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