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Rencontre avec Nadège Lacroix afin d’en apprendre plus sur « Ciel, Ma Belle-Mère » actuellement à l’affiche au Théâtre Edgar !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Nadège Lacroix afin d’en apprendre plus sur « Ciel, Ma Belle-Mère » actuellement à l’affiche au Théâtre Edgar !

Comment nous présenterais-tu « Ciel, Ma Belle-Mère » d’un point de vue « technique » ?

« Ciel, Ma Belle-Mère » est une adaptation d’Emmanuelle Hamet de la pièce « Le Mariage De Barillon » de Feydeau. Le texte original était assez long et il a fallu trouver le moyen de faire quelque chose de court et de sympa car de nos jours, les gens ont des emplois du temps chargés et ils veulent que tout aille vite. En 1h20, nous présentons ; à mes yeux ; un condensé des meilleurs moments de ce qui était écrit dans la version originale et nous nous amusons franchement beaucoup. Le texte est drôle, les personnages sont très barrés, l’histoire est très sympa et je pense qu’il faut voir « Ciel, Ma Belle-Mère » comme une comédie que l’on vient voir pour passer un bon moment et rigoler. En ce moment, avec tout ce que l’on entend sur la libération de la femme, nous parlons quand même d’un mariage forcé et à l’époque, c’était monnaie courante et je trouve ça bien de montrer qu’en France, beaucoup de choses se sont passées pour la femme et qu’aujourd’hui, elle est plus ou moins l’égale de l’homme mais si nous allons encore travailler sur l’égalité des salaires. Feydeau avait un œil assez taquin sur ce qui se passait à son époque et c’est ce que j’aime chez cet auteur.

Que raconte ce boulevard ?

 « Ciel, Ma Belle-Mère » raconte le « mariage arrangé » d’une jeune femme avec un homme plus âgé et assez fortuné. La mère très excentrique de cette jeune femme a été veuve par deux fois et elle souhaite marier sa fille afin de rester dans la haute société et se sortir de moyens financiers assez précaires. Bien évidemment, il y a des rebondissements…

Qui y incarnes-tu ?

J’incarne Valentine Pornichet qui est gentille et naïve, son destin est d’épouser Barillon et on va dire qu’elle l’accepte sans l’accepter. J’essaie de montrer un peu que même si c’est une jeune première bien élevée, elle n’est pas si sage que cela d’autant plus que Valentine est très amoureuse d’un autre homme (rires). C’est très agréable de jouer ce personnage.

Rencontre avec Nadège Lacroix afin d’en apprendre plus sur « Ciel, Ma Belle-Mère » actuellement à l’affiche au Théâtre Edgar !

Quels points en commun partagerais-tu avec ton personnage ?

Je dirais la bonne éducation car Valentine est une fille bien élevée qui a des valeurs et des principes un peu à l’ancienne. Valentine n’a pas envie de blesser sa mère qu’elle veut aider et je me retrouve dans sa gentillesse et dans son altruisme. Les liens qu’elle a avec sa maman sont assez particuliers et même si ça n’a pas toujours été le cas, je suis également très famille. Par ailleurs, on peut tous s’identifier à chacun des personnages de la pièce car ils restent humains, un petit peu maladroits et lâches surtout les hommes ; ce qui était assez connu chez Feydeau.

Outre le tien, pour quel personnage as-tu le plus d’affection et pourquoi ?

Tous les personnages sont attachants à leur manière et je les aime vraiment tous. Ils ont tous une certaine urgence et ils essaient de gérer ce qui leur ait arrivé du mieux qu’ils peuvent. Tout est compréhensible à tous points de vue dans cette œuvre. Émile Jambart, le marin, est un personnage qui me touche particulièrement car le pauvre est resté échoué sur une île déserte durant deux ans et quand il revient, rien n’est pareil et cela me rappelle ma période Secret Story car j’ai quitté une vie, je suis partie en « vacances » quelque temps dans une grande maison avec plein de caméras et en revenant, plus rien n’était pareil.

Par quoi as-tu été séduite dans « Ciel, Ma Belle-Mère » ?

Dans un premier temps, nous avions fait une lecture avec le texte original, c’était sympa mais mon personnage ne s’exprimait pas beaucoup et j’attendais d’avoir quelque chose d’un peu plus étoffé. Mon personnage est très présent mais il ne parle pas tout le temps. Il y a plein de choses à jouer qui ne sont pas forcément accompagnées par du texte. Avec la nouvelle adaptation qui est bien plus rythmée, mon personnage a été un peu étoffé et ça m’a aidé à pouvoir vraiment m’investir. J’ai aimé également le fait qu’il y ait des vannes drôles toutes les trois minutes. Par ailleurs, l’année dernière, je suis montée toute seule sur scène en Suisse avec un one woman show, ça a été une belle expérience bien que très compliquée. Quand on m’a proposé ce projet avec 106 représentations, j’ai mis mon one de côté et je le reprendrai plus tard avec plus d’expérience car on m’a offert la possibilité de jouer à Paris et donc de réaliser un rêve de gamine. J’ai eu le temps de créer mon personnage, de m’y sentir à l’aise, d’essayer apporter des choses et de pouvoir montrer ce que je peux faire sur scène. Ce que je suis en train de vivre avec « Ciel, Ma Belle-Mère » est très intéressant et super formateur.

Rencontre avec Nadège Lacroix afin d’en apprendre plus sur « Ciel, Ma Belle-Mère » actuellement à l’affiche au Théâtre Edgar !

As-tu depuis longtemps en toi cette envie de t’exprimer sur les planches ?

J’étais au Cours Florent avant même de faire Secret Story, c’est donc certain que j’ai toujours voulu faire de la comédie mais à la base, ce n’était pas le théâtre qui m’intéressait vraiment, j’étais plus attirée par le cinéma et les séries télé et d’ailleurs, j’ai adoré jouer Lisa dans « Sous Le Soleil ». C’est grâce à Luq Hamett qui produisait « A Vos Souhaits » une pièce avec Bernard Menez que je suis montée sur les planches en 2014 et que j’ai commencé à aimer ce sentiment d’être sur scène. Au début, ce n’était pas facile, j’étais un peu gênée, je jouais mon rôle mais je ne prenais pas autant de liberté que maintenant. Grâce à « Ciel, Ma Belle-Mère », je m’ouvre plus, j’ajoute même un peu de folie à mon personnage et c’est vraiment super.

Es-tu définitivement plus attirée par l’humour ou aimerais-tu développer un côté tragique prochainement ?

J’aimerais beaucoup faire du tragique. Je n’ai pas eu une vie très facile, je suis quelqu’un de très émotif et j’ai donc beaucoup d’émotions à l’intérieur de moi qui ne demandent qu’à être travaillées et utilisées pour servir un personnage plus touchant et moins superficiel. C’est vrai que j’ai un potentiel comique mais dans mon one woman show, je terminais par une note triste et souvent, les gens me disaient que la fin était magnifique. Amener un sourire sur le visage de quelqu’un, c’est génial mais si j’avais l’opportunité une fois ; même dans un court-métrage ; d’explorer un côté plus sombre et dramatique, j’aimerais beaucoup ça.

Que peux-tu nous révéler sur ton one baptisé « Michto Michtonnée » ?

Pendant un temps, j’ai participé à « La Villa Des Cœurs Brisés », j’ai rencontré quelqu’un mais cette relation ne m’a rien apporté et elle m’a même beaucoup couté ; dirons-nous. Comme j’aime les belles choses, partir en vacances et que je suis un peu maniérée, je me suis rendu compte dans mon entourage que j’avais une image de gold digger qui veut absolument un mec riche mais dans ma vie personnelle, ça ne se passe pas du tout comme ça. Durant la diffusion de « La Villa Des Cœurs Brisés », j’ai pris conscience que j’avais envie de plus m’exprimer que ça et que j’avais envie d’écrire. Comme à ce moment de ma vie, il y avait cette contradiction, je me suis dit qu’il fallait que ça sorte. En huit mois, j’ai écrit deux heures de spectacle. J’ai ramené tous mes textes à un metteur en scène Suisse et nous avons écrémé ce qui était drôle ou pas mais je ne voulais vraiment pas que l’on m’apporte du texte. Je voulais assumer mes propres blagues. Je ne voulais pas que l’on mette dans ma bouche des mots que j’aurais dû assumer ou à moitié car écrits par d’autres. J’ai fait ce spectacle pour moi, je l’ai produit en Suisse dans une zone de confort où il y a ma famille et mes amis. Le public de télé-réalité qui venait me disait que je n’en parlais pas beaucoup et que c’était dommage et les personnes qui ne me connaissaient pas par ce biais me disait que j’étais très drôle. Pouvoir emmener dans mon univers des gens qui ne me connaissaient pas de la télé, c’était une victoire personnelle. Le pari a été réussi à plusieurs reprises ! J’avais besoin de me prouver à moi-même que je pouvais réaliser des choses car j’étais à un moment de ma vie où j’attendais que le téléphone sonne alors que j’ai toujours été quelqu’un qui fonce. C’était maintenant ou jamais. Je voulais remonter sur scène, dire des conneries, faire rire les gens, les faire pleurer aussi en faisant quelque chose qui me correspondait. Avec cette nouvelle expérience théâtrale acquise actuellement, je vais retravailler mes textes pour que ce spectacle soit encore plus punchy. J’espère pouvoir trouver quelqu’un à Paris afin d’être plus épaulée sur ce spectacle qui était auparavant thérapeutique alors que maintenant j’ai envie de présenter de l’artistique.

Rencontre avec Nadège Lacroix afin d’en apprendre plus sur « Ciel, Ma Belle-Mère » actuellement à l’affiche au Théâtre Edgar !

A l’instar notamment d’Emilie Nefnaf qui a également gagné Secret Story, as-tu été tentée par la musique ?

(Rires) Non mais un ami producteur m’avait proposé à un moment donné de faire une parodie de clip de Rap. Nous voulions faire un son mais à cette époque, je n’avais pas du tout cette image de comique à la base ni cette expérience scénique. Le projet m’intéressait à titre personnel mais j’étais sûre que personne n’aurait compris le second degré de l’histoire. J’ai préféré ne pas le faire afin de ne pas avoir une casserole qui traine. Quand on fait de la télé-réalité, les gens nous mettent dans le star-system mais j’ai très mal vécu ma notoriété. Je ne cherche pas ça mais un échange avec un public et des rencontres mais quand les gens viennent et veulent une photo sans vous dire ni bonjour ni au revoir ni merde, c’est un public différent qui n’aurait pas été du tout prêt pour ce genre de projet.  Aujourd’hui, je pense que les gens comprendraient mieux !

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir découvrir « Ciel, Ma Belle-Mère » au Théâtre Edgar jusqu’au 31 janvier 2020 ?

Netflix, Youtube, …c’est bien mais à un moment donné, il faut aussi prendre le temps de voir un spectacle vivant car c’est magique. On ressent l’émotion des comédiens et des choses que l’on n’expérimente pas devant un écran. Venez voir « Ciel, Ma Belle-Mère » car c’est drôle, nous sommes nombreux sur scène cet c'est très rare à Paris, vous allez passer un bon moment en rigolant à gorges déployées et ça fait du bien. Nous avons tous besoin de rire et rien que la proximité qu’il y a au Théâtre Edgar, ça fait du bien à l’être humain. Le spectacle vivant se perd énormément et c’est pour cela qu’il faut continuer à sortir pour aller voir des pièces ! On se souvient bien souvent plus longtemps de la pièce que l’on a été voir comme d’un bon moment plutôt que d’aller juste boire un verre dans un bar.

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