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Rencontre avec Ayelya à l’occasion de la sortie de son premier titre !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Ayelya à l’occasion de la sortie de son premier titre !

Peux-tu nous dire comment a débuté ton aventure musicale ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours chanté et la musique a toujours fait partie de ma vie. Professionnellement, l’aventure a commencé quand j’ai participé au Sankofa Soul Contest. J’ai gagné ce tremplin de chant Soul et Gospel dont la finale était organisée à La Cigale et grâce à cela, j’ai pu démarcher des orchestres pour faire des soirées privées et commencer à payer mes factures avec cela car quand on se rêve chanteur, on ne connait pas forcément le statut d’intermittent et du coup, c’est un peu la découverte quand on tombe dans ce milieu. J’ai fait ça durant près de cinq ans mais au bout d’un moment, ça s’épuise un peu car revient toujours le rêve d’enfant de chanter tes chansons.

As-tu toujours eu dans l’idée de chanter tes propres chansons ?

Chanter pour des mariages, des barmitsvas et des comités d’entreprise permet de se produire devant un public mais c’est pour l’occasion et non pour le message ou les chansons que tu aurais à apporter aux gens présents. J’avais besoin de créer et de me lancer sur mes chansons. J’ai donné mes premiers concerts afin de présenter mes titres au Bizz’art mais la condition était que je chante également des titres de Stevie Wonder ou d’Erykah Badu afin de contenter le public.

Était-ce une évidence de t’exprimer en français ?

Dans la musique, l’écriture est mon premier amour ; plus que le chant. J’aime le Rap Français. Dans mon apprentissage de la musique en tant que chanteuse, j’ai dû apprendre d’autres répertoires et beaucoup de choses en anglais. Quand tu t’associes avec d’autres musiciens, le français donne une musique un peu prétentieuse. Je me souviens avoir sorti mon premier EP avec le groupe Funkable pour lequel j’écrivais les textes en anglais mais comme je ne suis pas bilingue, je trouve qu’il y avait une perte. Je suis actuellement dans le groupe Supa Dupa, nous préparons un album pour le mois de mars et c’est en anglais aussi mais pour cette musique-là, je me fais aider par Nelson Dialect un rappeur Australien. Pour moi, lorsque j’écris mes textes en français pour chanter mes morceaux, ce n’est pas pareil, ce n’est pas la même implication car dans mon projet solo, je dépeins mes messages et ma vision du monde et ça n’a pas de prix. J’ai l’impression de faire une carrière un peu schizophrène.

Rencontre avec Ayelya à l’occasion de la sortie de son premier titre !

Quel a été le « déclic » pour te lancer avec « Je Fais » ?

Finalement, le fait de chanter mes chansons, c’est tout nouveau et cela vient de mon association avec mon copain Clyde. Nous avions l’expérience de la scène chacun de notre côté et nous avons décidé de prendre le temps car nous sommes investis dans plein de projets. Cette chanson est mon hymne contre la procrastination. Cela fait longtemps que je chante et que je suis dans le milieu de la musique mais j’ai beaucoup remis à demain. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ose sortir une première chanson sous mon nom en français. Le déclic a peut-être été le ras le bol de ne pas se voir acteur de sa propre vie et également la tournée que je viens de faire en tant que choriste de Youssoupha. J’ai vu un rappeur français que j’écoutais quand j’étais petite maitriser sa scène, il avait l’air trop heureux de déclamer ses textes et ça m’a donné envie à moi aussi de le faire maintenant.

Comment as-tu rencontré Youssoupha ?

J’avais croisé Youssoupha sur le premier Hip Hop Symphonique. Il était invité et j’avais fait les chœurs pour lui sur deux morceaux. L’un de mes amis qui était sur sa tournée m’a dit qu’il avait besoin de choristes mais ce n’est que lorsque Youssoupha a partagé ma prestation en hommage à Aretha Franklin lors du Hip Hop Symphonique de 2018 que les choses ont bougées. Mon amie Zayra m’a dit que Youssoupha avait validé mon profil et j’ai rejoint sa tournée Rap sur laquelle j’ai été un peu un couteau suisse.

De quoi parles-tu sur « Je Fais » ?

Je parle de mes difficultés et de toutes ses barrières virtuelles que je me suis auto-imposé et qui m’ont empêché jusqu’à présent de prendre la parole en français ; cela va des doutes et des peurs des autres à mes propres névroses.

Rencontre avec Ayelya à l’occasion de la sortie de son premier titre !

Musicalement parlant, ce titre synthétise bien ce que tu vas proposer dans les prochains mois ?

Pas du tout ! « Je Fais » est la chanson la plus « format ». Nous avons choisi de la sortir en premier afin de ne pas effrayer les gens au niveau du style et parce que j’avais des choses à dire. Nous avons « épuré » le côté musical et même si cela a pu frustrer pas mal de gens qui ont suivi mon parcours, je ne donne pas beaucoup de voix sur cette chanson car priorité a été donné au texte. « Je Fais » était un message, un cri à faire passer bien avant le côté musical.

Quelles sont tes références musicales ?

J’aime le Hip Hop Français et je n’ai jamais vraiment écouté de variété française. Pour moi, la crédibilité en français vient des rappeurs qui sont nos poètes citadins. Je me reconnais dans le Rap des années 90 et 2000.

De quoi t’inspires-tu dans l’écriture ?

« Nota Bene » mon premier EP ne parlera que de moi et il ne sera constitué que d’introspections. J’ai le souci de me dire que si je suis assez honnête dans ma chanson, le sentiment que je décris finira forcément par toucher quelqu’un car il n’y a pas 150 émotions sur la planète.

Rencontre avec Ayelya à l’occasion de la sortie de son premier titre !

Comment te définirais-tu en tant qu’artiste ?

Je chante et je fais ce que je suis, j’essaie de vendre la vérité car l’image, le rapport au faux et les apparences trompeuses font partie des choses qui m’ont beaucoup bloquée. Je pense être une artiste sincère qui est ancrée dans une réalité réelle. Je ne suis pas dans le faux, le surjoué ou le marketé.

Qu’as-tu envie de transmettre au public ?

L’idée selon laquelle être soi est toujours mieux qu’être n’importe quoi d’autre. Je sais que nous sommes bouffés par les réseaux sociaux et qu’un retour au réel est nécessaire. Si le public arrive à percevoir cela, ce sera cool.

Quels sont tes prochains projets ?

« Tout Est Permis » mon second single sortira le 08 novembre. Actuellement, je participe au Buzz Booster dont la demi-finale sera organisée au FGO Barbara le 15 novembre, je suis la seule à jouer avec des musiciens en live avec une direction artistique et musicale très Américaine. Je me suis inscrite à plein de tremplins car je pense que rien ne me sera offert et qu’il faudra tout aller chercher. Mon EP « Nota Bene » devrait sortir en février 2020 et j’ai un album en préparation pour mars 2020 avec le groupe Supa Dupa. Je suis toujours choriste pour Youssoupha, nous préparons le quatrième Hip Hop Symphonique et c’est très cool.

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