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Rencontre avec le très prometteur Teiva Hunter à l’occasion de la parution de son premier titre !

Publié le par Steph Musicnation

(c)Sarans Reflections

(c)Sarans Reflections

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteur, compositeur et interprète et je suis impliqué dans toutes les étapes de mes chansons jusqu’au mixage que je réalise dans mon studio près d’Annecy. Mon premier titre « Derrière Moi » vient de sortir tout comme le clip l’illustrant et j’espère pouvoir faire découvrir cette chanson et toutes les prochaines à un maximum de personnes.

Comment as-tu commencé dans la musique ? Peux-tu revenir pour nous notamment sur les covers proposées sur Youtube ?

Beaucoup de choses dans mon enfance m’ont incité à faire ce que je fais aujourd’hui. Plus particulièrement, je me souviens d’un jeu auquel je jouais avec ma sœur dans la voiture pour nous occuper lors de longs trajets. Ma sœur voulait que nous chantions des chansons mais ça m’ennuyait d’en chanter qui existaient déjà et je lui ai dit que ça serait plus amusant d’en écrire nous-mêmes. Cela a commencé à l’âge de 4 ans et puis bien sûr après, il y a eu d’autres choses. En ce qui concerne les covers, j’avais joué des chansons à la guitare à des amis quand j’étais en Irlande et ce sont eux qui m’avaient soumis l’idée de faire de covers sur Internet. Je me suis mis à publier des reprises de chansons qui existaient déjà sur Youtube et quand cela a commencé à m’ennuyer, je me suis enfermé dans mon studio et je me suis consacré à faire mes propres chansons.

De quoi parle « Derrière Moi » ton premier titre ?

Cette chanson raconte l’histoire d’un petit garçon qui avait un ennemi à l’école. Plus tard, à l’âge adulte, il s’en souvient et il explique comment il en a souffert. « Derrière Moi » parle de façon plus générale de harcèlement scolaire. Dans le refrain, l’adulte dit qu’il a mis ces choses-là derrière lui et qu’il n’a plus peur. Que son ennemi soit ici ou là-bas, peu importe, il continuera à faire sa vie alors qu’un enfant terrorisé ; c’est tout l’inverse ; il va chercher à fuir son ennemi.

(c)Kamil Raczko

(c)Kamil Raczko

Peux-tu nous parler de la mise en images de « Derrière Moi » ?

Quand  j’ai réfléchi à l’idée de mettre ce titre en images, j’ai immédiatement eu l’idée de la casse automobile et de la danseuse Bollywoodienne. La casse représente le passé  et tout ce qui a été détruit chez une personne qui a été victime de harcèlement alors que la danseuse représente le futur, elle symbolise tout l’inverse de la souffrance, elle incarne la joie. C’est le Yin et Yang.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui subirait également du harcèlement ?

A un enfant qui subit du harcèlement, j’aurais envie de lui dire de ne surtout pas avoir peur de se défendre et peu importe le moyen qu’il choisira d’employer. J’ai envie de dire à cet enfant qu’il ne tende pas la deuxième joue. La légitime défense est parfaitement légale. Il peut en parler, repousser son agresseur, lui dire ce qu’il pense, le dénoncer…Je n’ai pas envie de parler qu’aux enfants victimes de harcèlement, j’ai envie de m’adresser aux 90% d’enfants qui ne sont ni harceleurs ni harcelés mais qui sont témoins, ils n’encouragent pas forcément la situation mais ils ne prennent pas pour autant la défense du harcelé. Je pense qu’il y aurait beaucoup moins de problèmes de harcèlement à l’école si ces 90% d’enfants étaient éduqués à prendre leur courage à deux mains et à réagir devant pareil événement soit en aidant l’élève harcelé soit en allant vers le harceleur en lui disant d’arrêter ses conneries.

Dirais-tu que cette chanson t’a permis de tourner la page et d’entamer un nouveau chapitre dans ta vie ?

Non pas vraiment car mon épisode de harcèlement à l’école a été quand même assez court même si c’est quelque chose dont j’ai souffert. Ce garçon qui était bien plus grand que moi m’a menacé pendant des semaines et cela m’a fait beaucoup de mal à ce moment-là mais j’étais en primaire. Ensuite, le collège et le lycée ont été les plus belles années de ma vie et je n’y ai absolument pas vécu ce genre d’événement. La page avait donc déjà été tournée mais j’espère que ce titre et son clip pourront aider quelqu’un à tourner la page. Pour moi, la musique sert à passer des étapes et cela a été le cas pour moi. Si celle que j’ai écrite peut aider un enfant à relativiser sa situation le temps de 3 minutes 10, je serais content d’avoir aidé un peu.

(c)Sarans Reflections

(c)Sarans Reflections

Ce titre donne-t-il le ton de ce que tu vas proposer à l’avenir ?

En ce qui concerne les paroles, je crois que jusqu’à présent, j’ai pratiquement toujours écrit des chansons qui veulent dire quelque chose. Il n’y a pas forcément un message mais il y a toujours une histoire. Je vais donc rester dans cet élan-là même si je ne vais pas aborder toujours des sujets lourds comme dans « Derrière Moi ». Musicalement, je vais répondre oui et non car je suis assez touche-à-tout. J’ai fait des titres avec beaucoup plus de guitare, d’autres plus Rock, des ballades sentimentales, ça m’est arrivé de faire des chansons Reggae et d’autres plus électroniques. La plupart du temps, j’aime intégrer des sonorités venues de la musique du monde même s’il y a toujours une signature Pop. Pour moi, le noyau dur demeure les refrains qui sont assez forts.

Pourquoi as-tu choisi de t’exprimer en français alors que tu présentais des covers en anglais et en espagnol sur Youtube ?

A l’époque, les covers étaient en anglais parce que j’ai commencé à écrire mes chansons dans cette langue et comme tout le monde, j’écoute souvent de la musique anglophone. Comme le disent la plupart des artistes, l’anglais est une langue très chantante. Au fur et à mesure de mon parcours, j’ai découvert des artistes qui chantent en français et cela a été une révélation inconsciente pour moi.  Le fait de chanter et d’écrire en français est venu tout seul. Actuellement, les ¾ des chansons que j’écris sont en français et j’en suis fier.

Peux-tu nous dire quelles sont tes influences musicales ?

J’écoute beaucoup de choses variées. Dans mes chansons, j’ai été influencé par toutes les chansons Polynésiennes qui ont bercé mon enfance et qui ont cette particularité d’avoir des refrains très forts. En grandissant, j’ai écouté la variété française et notamment Michel Berger et France Gall avant de me tourner vers la variété internationale. Je suis tombé amoureux assez tôt de la façon de chanter des crooners et des divas du Jazz et de la Soul comme Frank Sinatra, Dinah Washington, Billie Holliday…Parmi les artistes plus actuels, je vais citer Zaho et Shakira.

(c)Sarans Reflections

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Es-tu déjà familier à l’exercice du live ?

J’ai fait un showcase privé il y a un an et il s’est très bien passé, j’en garde un très bon souvenir mais depuis, je suis en manque de scène. Je n’ai pas envie de dire que je suis familier de l’expérience du live, je vais plutôt dire que j’ai extrêmement envie d’aller sur scène. L’année qui vient de s’écouler a été consacrée au travail en studio, « Derrière Moi » vient de sortir, la promotion va continuer et j’espère que la scène arrivera ensuite.

Quels sont tes prochains projets ?

Pour l’instant, nous sommes encore dans la phase de studio car nous prévoyons de sortir un EP en début d’année 2020. Un nouveau single sortira très certainement au même moment que ce disque. Nous travaillons sur le scénario d’un prochain clip qui illustrera une chanson très festive. Ce sont mes prochains projets. Cependant, une carrière dans la musique n’est pas une horloge Suisse que l’on programme à la seconde près. Il y a parfois des rencontres inattendues, la magie d’une chanson qui nait entre deux interviews, ou encore des opportunités qui arrivent au moment où l’on s’y attend le moins. Rien n’est figé. C’est vivant mais impalpable à la fois. Comme un bon refrain.

https://song.link/i/1481237360

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