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Rencontre avec Clément K qui ne croit en rien afin d’en apprendre plus sur son one !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Christine Coquilleau Photographe

(c) Christine Coquilleau Photographe

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

J’ai 27 ans et je suis un nouvel humoriste en phase de développement. J’évolue dans l’humour depuis deux ans et demi et cela fait un an que je suis à Paris afin de jouer mon spectacle.

Peux-tu nous dire ce qui t’a mené sur les planches ?

J’ai été brièvement journaliste après avoir fait trois ans d’études dans ce domaine. Cette expérience qui m’a beaucoup appris ne m’a cependant pas hyper plu. J’ai arrêté le journalisme et je suis rentré dans le Sud réfléchir chez mes parents comme plein de jeunes de ma génération qui ont des parents qui les acceptent encore à la maison. J’ai fait plein de petits boulots comme les vendanges, j’ai été assistant d’éducation, j’ai refait un peu de journalisme dans une webradio avec des copains et c’est là que j’ai dit que je voulais arrêter de faire du sérieux, que je voulais bien faire de la radio mais en faisant des blagues. Comme ça a bien marché, j’ai commencé à aller me produire dans des bars à Nice.

L’humour comme moyen d’expression était-ce une évidence ?

Pas nécessairement, pas tout de suite. Je n’étais pas le mec drôle avec tout le monde. En primaire, j’aimais le cours de rédaction, j’ai fait un concours de jeunes écrivains, j’aimais bien écrire et ensuite, faire de la musique mais l’humour n’a pas été une évidence.

(c) Christine Coquilleau Photographe

(c) Christine Coquilleau Photographe

Ne crois-tu vraiment en rien dans la vie de tous les jours ou incarnes-tu un personnage sur scène ?

Quand je dis que je ne crois en rien, c’est parce que j’ai perdu espoir dans pas mal de pans de notre civilisation mais c’est une sorte de pessimisme car si je ne croyais en rien, je me fouttrais en l’air.  Maintenant que j’ai compris que rien n’était ni tout blanc, ni tout noir, j’ai du mal à croire en plein de choses. Je suis un peu neutre. Je regarde de haut en attendant d’avoir une opinion stricte des choses.

Quel est le but de ton seul en scène ?

C’est un spectacle de stand-up qui a pour but de faire rire et réfléchir le public mais moi aussi car j’aime réfléchir avec les gens. J’aime bien parler de sujets pour lesquels je n’ai pas trouvé de solution et ce spectacle est donc un peu un laboratoire. Je ne suis pas sur scène pour dire aux gens comment penser.

Comment présenterais-tu ton spectacle ?

C’est le spectacle d’un jeune millénial abreuvé à Internet et qui s’intéresse un peu à la politique. C’est le spectacle d’un grand gamin un peu perdu qui tente de ne plus être neutre dans la société, de se réinsérer un peu et de comprendre ce qui se passe. Je suis parti de moi et de ma vie et j’essaie d’expliquer les sujets qui m’intéressent via mon éducation et mon parcours.

(c) Christine Coquilleau Photographe

(c) Christine Coquilleau Photographe

Comment décrirais-tu ton humour ?

Quand j’ai commencé l’humour, j’aimais et j’affectionne encore beaucoup l’humour noir et comme je faisais beaucoup de blagues acides, on m’a catalogué humour noir mais ce n’est pas que ça car je parle notamment de ma bite dans mon spectacle. Ce n’est pas simple de décrire son humour mais j’ai découvert l’humour gris qui est à mi-chemin entre l’humour très noir et ce truc de défaitisme de jeune qui s’insère mal.

As-tu déjà eu des spectateurs passablement « choqués » par ta proposition humoristique ?

Oui, il y a des gens qui réagissent par des réactions choquées mais ce se sont des réactions que nous aimons bien quand on fait de l’humour noir. Cela dépend des lieux où l’on se produit. J’ai joué dans un village vacances où les gens avaient un certain âge et ils n’étaient pas venu spécialement pour me voir. J’étais une activité parmi tant d’autres. Certains sont partis et je les ai vu de loin dans le noir. Ils n’ont pas manifesté leur mécontentement mais visiblement, ils n’avaient pas aimé.

A qui destinerais-tu « Clément K Ne Croit En Rien » ?

Pas aux enfants en dessous de 13 ans. Je le destinerais à tous ceux qui sont un peu dépités par ce flux d’informations et par cette injonction de prendre parti sur plein de sujets mais aussi à ceux qui sont hyper engagés sans réfléchir. A tous ceux qui ont un avis tranché et à tous ceux qui ont besoin de nuances même si je ne suis pas là pour donner des leçons. Je pense que ce spectacle peut plaire à tout le monde.

(c) Christine Coquilleau Photographe

(c) Christine Coquilleau Photographe

Quel est ton gros plus selon toi ?

Je doute en permanence de moi et de mon texte, c’est donc également mon gros moins mais cela me permet de réécrire tout le temps car je m’ennuie très vite.

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir te découvrir au Théâtre du Marais jusqu’au 29 août ?

Tout simplement car j’ai besoin de gagner de l’argent (rires). Non plus sérieusement parce que c’est cool de venir me voir et que ça fait du bien de rire sur les sujets que j’aborde. Comme c’est un spectacle qui est en construction et qu’il est drôle, vous pouvez venir le revoir et en discuter après avec moi car j’aime boire des coups après avec les spectateurs.

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