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Rencontre avec Isia Marie à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Florent Laroche

(c) Florent Laroche

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteure, compositrice et interprète. Je joue de la guitare électrique et du piano/clavier ; je produis également mes sons à mes heures perdues et je viens de Cherbourg.

Peux-tu revenir pour nous sur tes débuts ?

Je suis fille de musiciens, mon père est trompettiste et ma mère est pianiste et j’ai donc baigné dans la musique dès mon plus jeune âge. A 3 ans, j’ai commencé le piano, à 15 ans, la guitare électrique et j’ai toujours chanté. J’ai passé un DEM au conservatoire après le BAC, j’ai eu quelques groupes et les choses sont devenues plus professionnelles pour moi quand j’ai eu mon premier tourneur avec mon groupe Mante.

Quelle a été ton envie première avec ton premier pas discographique ?

J’ai voulu faire un disque qui soit le plus proche de ce que j’avais toujours eu envie de faire. Je me suis rendu compte qu’il y avait vachement de retenue par rapport à l’éducation ; mes parents sont des musiciens classiques et ils n’ont jamais adhéré à de la Pop mainstream ou au Rap et inconsciemment, je me suis un peu bloquée par rapport à cela. Avec ce disque-là, j’ai vraiment eu envie de faire ce que je kiffe tout en n’ayant rien à faire de l’avis des autres.

(c) Florent Laroche

(c) Florent Laroche

Pourquoi as-tu choisi de te présenter au grand public avec « Possédée » ?

C’est le premier titre que j’ai écrit au sein du label. Ce titre a un goût particulier car c’est « Possédée » qui m’a permis de signer avec ma maison de disque. Ce single est intéressant car il n’est ni trop Pop, ni trop urbain, ni trop Electro, il est à la croisée de tout cela. Nous nous sommes dit que si nous le sortions en tant que premier single, nous pourrions tout faire ensuite car « Possédée » ouvre toutes les portes.

Peux-tu nous parler de la mise en images de ce titre ?

Je suis très très fan du film « Eyes Wide Shut » et j’ai voulu recréer une atmosphère similaire avec des hommes masqués et des symboles un peu de secte tout en popisant la chose à fond. J’ai voulu que certains symboles soient présents dans ce clip, je pense notamment au papillon que l’on peut interpréter comme on le veut mais qui pour moi symbolise la métamorphose. Le clip a été tourné dans la superbe église désacralisée Saint-Nicolas à Caen.

De quoi parles tu sur ton premier EP éponyme ?

J’aborde le doute sur l’avenir et la vie en général sur « Possédée », je parle d’amour et de la violence dans l’amour, « Face Cachée » parle d’une fille qui s’ennuie et qui veut se déconnecter du monde réel car elle mieux dans sa petite bulle et je suis assez fière de ce texte car beaucoup de personnes y voient un double sens qui a rapport au sexe, « Schéma » traite des schémas répétitifs de la vie car c’est quelque chose que je vois beaucoup autour de moi ; être dans une routine et ne même pas m’en apercevoir est quelque chose qui me fait flipper dans la vie ; « Good Girls » est un peu plus léger et parle des filles faciles.

(c) Paul Clichy

(c) Paul Clichy

Quelles sont tes influences musicales ?

Il y en a beaucoup ! Comme j’ai commencé par le classique, c’est imprégné dans mon cerveau. Quand j’étais gamine, j’ai écouté à fond Britney Spears. Par la suite, j’ai beaucoup écouté de chanson française comme Gainsbourg et Bashung et d’ailleurs, j’ai écrit avec Jean Fauque. Plus récemment, je me suis mise au Rap Français, j’aime la façon de traiter les voix et l’écriture. Aujourd’hui, ils cassent les codes et ils s’approprient la langue dans le Rap et je trouve cela très intéressant.

Qu’as-tu envie de transmettre au public par le biais de ta musique ?

 J’aime parler de choses de la vie courante mais j’essaie de le faire sous une forme poétique. J’essaie que les choses ne soient pas trop évidentes afin que les gens se posent des questions. J’aime communiquer sous la forme d’images un peu à la manière des impressionnistes.

Que mettrais-tu en avant dans ton projet musical ?

L’énergie et le mood. J’aime mettre en avant les textes mais dans « Possédée » ; par exemple ; j’ai pris le parti de faire de l’écriture instantanée et j’ai écrit comme si je décrivais une sensation qui se passe dans la tête ou dans le corps en trois secondes. Ce n’est pas une chanson qui raconte quelque chose, elle n’est pas scénarisée. Ma façon d’écrire permet de transmettre un mood. « Face Cachée » est notamment plus légère et elle donne envie de se lever le matin.

(c) Patrick Casté

(c) Patrick Casté

Comment vois-tu la suite de ta carrière ?

Mon chemin idéal serait d’arriver à faire en sorte qu’il y ait des morceaux qui puissent passer en radio car le projet s’y prête et faire des concerts ensuite car j’ai trois gars derrière moi qui n’attendent que cela. Nous bossons le live depuis 3 ans et nous sommes ultra prêts. Mon autre souhait serait de développer l’international en parallèle car je me rends compte que sur les réseaux sociaux, la moitié des personnes qui viennent me parler ne sont pas Françaises.

En live, Isia Marie, ça ressemble à quoi ?

C’est dur à dire car je n’ai jamais été dans le public ! (Rires) En tout cas, j’essaie d’être vraiment dans l’instant présent et ce qui est certain, c’est que lorsque que je suis sur scène, la rockeuse en moi se réveille !

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