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Rencontre avec Hipsta à l’occasion de la parution de son nouvel EP !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Hipsta à l’occasion de la parution de son nouvel EP !

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis multi instrumentiste ;  violoniste à la base et par la force des choses, pianiste, guitariste et je touche un peu à tout car je suis producteur et réalisateur. Au-delà de mon projet Hipsta dans lequel je suis auteur, compositeur et interprète, je travaille pour d’autres artistes et  j’ai repris des parts dans un petit label indépendant pour être artiste entrepreneur comme on dit aujourd’hui.

Pourquoi ce nouvel EP ne voit-il le jour que maintenant alors que tu évolues dans la musique depuis plusieurs années ?

J’ai sorti un premier EP intitulé « Kill My Hipsta » il y a 4 ans et c’était un peu la genèse de mon projet. J’ai eu un parcours classique et vers mes 20 ans, je me suis ouvert à la chanson et à la musique dite populaire. J’ai notamment fait des chansons pour Jenifer en tant que compositeur et j’ai beaucoup bossé pour des groupes Indé comme musicien. Cela m’a valu de jolies histoires comme par exemple le fait de jouer pour un concert de soutient au moment de la crise Grecque ; le groupe s’appelait Fantôme et nous avions été invités par le chanteur Christophe pour ouvrir ce concert dans le stade Kallimarmaro d’Athènes devant 50 000 personnes. Il y a eu plein de jolis moments de partage musical où j’étais plus musicien et il y a eu de la composition pour d’autres et cela m’a amené petit à petit à nourrir mon projet jusqu’au jour où j’ai monté mon premier groupe. Il y a 4 ans, ce premier EP a été repéré par Shaka Ponk qui nous a demandé de remplacer au pied levé Gush qui devait assurer leurs premières parties et nous avons eu une petite vie de live avec ce premier disque.

Du coup, pourquoi appelles-tu ton nouvel EP « Hipsta #1 » ?

Pour moi, cet EP marque le vrai début dans le sens où j’ai relié le plaisir de la musique que j’avais à l’époque du premier EP et le propos ; à savoir ce que j’avais envie de dire.

Rencontre avec Hipsta à l’occasion de la parution de son nouvel EP !

As-tu su très tôt que la musique serait ton avenir ?

Oui et la musique n’était absolument pas une option. Je ne viens pas du tout d’une famille de musiciens même si on écoutait beaucoup de musique à la maison. A l’âge de 5/6 ans, j’ai demandé à mes parents ; sans raison particulière ; de jouer du violon et j’ai même tenu tête au directeur du conservatoire qui voulait me mettre dans une classe de bassons car il y avait de la place. J’ai commencé le violon et ça a été très vite. La musique est viscérale pour moi, c’est ma seule langue, mon seul moyen d’expression et la seule chose que je sais faire.

Qu’est-ce qui déterminerait ton univers ?

C’est dur de poser des mots dessus mais je dirais que je fais une espèce de Pop consciente. Mon univers est un mélange de tout mon passé musical avec ce qui se fait aujourd’hui. Même si c’est à mille lieues de Schubert, j’ai l’impression d’être quand même influencé par la musique classique, pour moi, il y a cette écriture-là avec les outils d’aujourd’hui et la musique Pop. C’est un peu comme si j’étais un musicien classique dans un vaisseau spatial.

De quoi parles-tu sur « Hipsta #1 » ?

Du monde qui m’entoure. « Miss U » parle de manière générale des rois qui nous dirigent et avec lesquels, je ne suis pas d’accord. Je ne me retrouve absolument pas dans ces valeurs et dans ce manque d’humanisme et bienveillance. No one’s gonna miss you, signifie clairement que tu ne manqueras à personne une fois que tu auras terminé ton mandat. J’ai composé « Play » car l’un de mes proches a été touché lors d’un des attentats qui a frappé Paris et je me suis demandé ce que je pouvais faire moi musicien-compositeur face à cela car j’avais beaucoup de colère et surtout envie d’agir. Ma réponse à cela a été de jouer plus fort et plus encore. « Play » est né de cela. C’est un constat du monde qui m’entoure et dans lequel je ne me reconnais pas. J’essaie de m’engager et de défendre des valeurs.

Rencontre avec Hipsta à l’occasion de la parution de son nouvel EP !

Comment vois-tu l’engagement dans l’artistique ?

J’estime que les artistes doivent vraiment s’engager aujourd’hui même si je sais que ce n’est pas à la mode parce qu’on a peur de s’attirer des haters et de s’écarter d’une partie de son public. Je pense que l’on doit faire de l’art pour véhiculer ses émotions mais également ses convictions. Cela doit être fait sans aucun compromis.

Trois titres, c’est court quand c’est aussi bon ; la suite est-elle déjà dans les tuyaux ?

Cet EP est une première pierre de la maison que nous allons construire et dans laquelle, j’espère que l’on se sentira bien. Nous avons mis trois titres volontairement sur ce disque car nous avons voulu construire dans la durée à une époque où l'on doit être prêt tout de suite et presque être un produit prédigéré. La suite est prête. Le second EP est prévu pour octobre.

Où en es-tu à l’heure actuelle au niveau des collaborations ?

Je suis réalisateur, arrangeur et compositeur pour Laïn ; nous travaillons actuellement sur ce qui sera la suite et nous en sommes très contents. Laïn a été une rencontre excessivement importante dans ma vie d’artiste. Elle m’a réconcilié avec le français car elle a une écriture qui me perce le cœur et pourtant c’est très imagé. Je trouve cela chez Bashung. Ça touche ton cœur et tes tripes. Je suis hyper heureux de cette collaboration. En tant que musicien Français, j’ai conscience que l’anglais peut être une barrière et nous allons travailler ensemble sur les prochains titres d’Hipsta avec d’autres auteurs pour amener Hipsta sur le français. Avec Steve qui est le claviériste des Shaka Ponk et qui a produit cet EP avec moi, nous avons décidé de travailler ensemble sur la suite. Nous avons la change d’enregistrer et de produire dans le studio des Shaka qui est vraiment une famille. C’est une grosse leçon pour moi et mes musiciens ; Yann à la batterie et Jeremy à la guitare ; nous apprenons de jour en jour du « modèle » Shaka Ponk même si nous ne sommes pas dans la même famille musicale.

Rencontre avec Hipsta à l’occasion de la parution de son nouvel EP !

Quel titre aurais-tu aimé composer et pourquoi ?

C’est très dur comme question ! J’aurais aimé composer « Five Minutes » de Her car je trouve que ce titre est magique. Quand je l’écoute, je suis jaloux. Je me retrouve vraiment dans leur musique et dans l’émotion qu’il dégage. Ça a été une claque dès la première écoute. C’est de la bonne jalousie, c’est se tirer vers haut.

Quels sont tes prochains projets ?

Nous allons faire la release party de l’EP le 24 mai au 1999. Nous sortons de la tournée des Zéniths des Shaka Ponk, nous avons vu beaucoup de gens mais nous n’avons pas eu le temps de les rencontrer et ils ne venaient pas pour nous (rires). Nous allons jouer cette fois ci dans une petite salle sympa qui est raccord avec notre univers car c’est un peu retro futuriste ; j’adore cette ambiance-là. Je travaille sur mon deuxième EP, les prochains titres de Laïn et grâce à notre signature chez Because, les portes s’ouvrent, on m’appelle en tant que réalisateur et compositeur, j’ai beaucoup de projets en cours et notamment avec Guilhem Valayé qui est un super gars que je connais depuis une dizaine d’années. Je suis très content de ce que nous avons commencé à faire et puis, il y a d’autres projets mais je t’en parlerai plus la prochaine fois que nous nous verrons (rires)…

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