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Rencontre avec Anthony Dupray pour en apprendre plus sur « Derniers Baisers » actuellement à l’affiche du Théâtre de La Grande Comédie !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Lionel Roy

(c) Lionel Roy

Comment est née l’idée de « Derniers Baisers » ?

L’idée de « Derniers Baisers » est arrivée quand j’ai fait une tournée de théâtre il y a 3 ans. J’ai eu un accueil extraordinaire de la part des journalistes, des présentateurs radio et télé quand je suis allé faire la promo et de la part du public qui m’a montré une telle nostalgie et une telle envie de replonger dans ces années-là que je me suis dit qu’il fallait en faire un spectacle car il y avait plein de choses à raconter. Ce souvenir était merveilleux pour moi mais également pour le public. « Derniers Baisers » m’est apparu comme une évidence.

Est-ce donc « Lit D’Embrouilles » de Franck Janvier qui t’a donné envie de faire plus de théâtre ?

Oui, bien sûr. Je connaissais bien le théâtre car mes parents ont travaillé dans un théâtre quand j’étais gamin, j’ai baigné là-dedans mais je n’en avais jamais fait auparavant car j’avais peur de la scène et du texte. Parfois, on se met des barrières, on a des appréhensions et on ne sait pas vraiment pourquoi. J’ai eu l’opportunité de faire plusieurs pièces mais ça ne s’était pas fait. Je regrette vraiment que la pièce avec Roger Hanin ne se soit pas montée. La vie a fait que j’ai attendu et le coup de pouce est venu de mon père qui est tombé malade. A cette période, je suis retourné au Havre pour rester à ses côtés et pour m’occuper de lui en priant pour que tout aille mieux. Quand on m’a proposé « Lit D’Embrouilles », j’ai vu ça comme un défi que j’ai proposé à mon père. Je lui ai dit que c’était dans un an et pas avant, que s’il voulait me voir sur scène, il allait devoir se battre ; qu’on se batte ; guérir, qu’il aille mieux car mon plus grand rêve serait qu’il me voit jouer sur scène car il y a travaillé.  C’était tout un symbole. Nous nous sommes lancé ce défi et heureusement ça a marché. Il est venu m’applaudir et ça a été une grande émotion.

Comment as-tu rencontré Franck Le Hen l’auteur de « Derniers Baisers » ?

J’ai rencontré Franck grâce à Emmanuelle Boidron ; comme quoi, on en revient encore à Navarro. J’avais parlé de mon idée de pièce avec Emmanuelle et elle m’avait dit qu’elle bossait à ce moment-là avec Franck Le Hen qui est metteur en scène, auteur et comédien et elle m’avait conseillé de le rencontrer. Je suis allé le voir dans « Bonsoir Ivresse ! » ; après le spectacle, nous sommes allés boire un verre ensemble et je lui ai parlé de l’idée. J’avais besoin d’un auteur car même si j’ai des idées, j’ai du mal à les mettre sur papier ; ça viendra peut-être avec le temps, je l’espère ; et Franck a été tout de suite emballé. Nous avons parlé de ça vers 23h et le lendemain à midi, j’avais déjà dix pages. Par la suite, nous avons bossé chez lui, il écrivait, nous regardions ensemble, je lui racontais des anecdotes et je lui expliquais les choses dont je voulais parler et les sujets que je voulais aborder. Ça a été un très bon moment et c’est toujours joli de voir naitre un projet comme cela.

(c) Vincent Fernandel

(c) Vincent Fernandel

Est-ce une façon pour toi de boucler la boucle ?

Oui et non car je crois qu’il n’y a pas de boucle à boucler. Je suis vachement heureux d’être sur scène aujourd’hui et de partager cela avec Magalie, Caroline, Matthieu, Franck, Christine et Alil. On pourrait appeler cela l’ultime épisode mais j’ai l’impression que ce ne sera pas le dernier et que cela va même relancer les choses (Rires). Quand on est sur scène et que l’on joue, on ne peut qu’être heureux. En tant que comédien, on vit des choses qui ne sont pas évidentes, on est plus souvent confrontés aux non qu’aux oui et il faut savoir faire face à cela. Avec Franck, nous avons tout fait ; nous avons organisé des lectures, des rencontres avec des producteurs et des directeurs de théâtres, nous avons monté ce projet de A à Z, des choses ne se sont pas faites et une fois que l’on est sur scène, on se dit que l’on est chanceux d’être acteur car tout le reste est compliqué. J’ai vraiment vécu le projet du début jusqu’à la fin et je suis juste heureux d’être sur scène, content de venir tous les soirs et surtout heureux de voir que le public adhère et que les gens me disent qu’ils ont passé une belle soirée. C’est une belle récompense à chaque fois.

La comédie « Derniers Baisers » est-elle proche de la réalité ?

Il y a de tout ! Nous avons essayé d’injecter toutes les anecdotes qui ont pu arriver aux comédiens de l’époque, à moi, à Magalie et nous avons concentré tout cela dans cette pièce. Il y a de la fiction et de la réalité ; il y a vraiment des deux, heureusement !

As-tu déjà eu à faire face à des fans aussi hystériques ?

Honnêtement, non. Même quand ils sont hystériques, les fans restent sympathiques. Dans « Derniers Baisers », c’est poussé à l’extrême avec Caroline. Je n’ai jamais eu à faire à des fans aussi hystériques mais surtout à l’époque où nous faisions les concerts, nous avons vécu des choses assez impressionnantes et assez flippantes quand même. On ne s’attend jamais à cela et on ne peut jamais être préparé à un tel succès. Quand nous partions en tournée afin de faire les Zéniths de France et toutes les grandes salles, il nous est arrivé de ne plus pouvoir partir, les cars étaient bloqués, nous étions encerclés par les fans mais cela restait toujours sympathique et c’est ce qui est agréable.

(c) Vincent Fernandel

(c) Vincent Fernandel

Si c’était à refaire, referais-tu tout pareil dans ta carrière ?

Oui, bien sûr ; les choses que je ne referai pas seraient par rapport à moi. Je bosserai plus car il a fallu arriver à la quarantaine pour se rendre compte de cela. Beaucoup de gens peuvent penser que ce métier est plutôt cool et marrant mais il faut fournir beaucoup de travail et il faut être focus en permanence.

Que mettrais-tu en avant dans « Derniers Baisers » ?

La tendresse et la bienveillance que nous avons sur cette époque-là mais également l’autodérision et le second degré.

Etais-tu resté en contact avec Magalie Madison durant toutes ces années ?

On s’envoyait toujours des petits messages mais on ne se voyait pas souvent. On a tous eu des parcours et des chemins différents mais ce qui est beau avec ce genre d’aventure, c’est qu’on a vécu quelque chose de tellement fort à cette époque-là que même si on ne se voit pas pendant plusieurs années, quand on se retrouve, c’est comme si c’était hier et c’est ce qu’est l’amitié pour moi.

(c) Lionel Roy

(c) Lionel Roy

Pourquoi n’as-tu pas donné suite à « Interdits » ton dernier titre sorti en 2012 ?

Si mes souvenirs sont bons, j’avais enregistré ce titre en 2005/2006 et je suis retombé dessus en fouillant dans mes archives. Comme je le trouvais sympa et que je ne l’avais pas exploité, je l’ai mis sur Youtube sans aucune pub. Ce titre a plu et ça a pris. Depuis quelques jours, je retravaille sur quelques titres avec Jérôme Rideau qui est auteur-compositeur et que je connais bien depuis des années.

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir découvrir « Derniers Baisers » au Théâtre de La Grande Comédie jusqu’au 14 juillet ?

S’ils ont envie de s’aérer un peu la tête, de passer un bon moment, d’oublier leurs problèmes, de rire mais aussi d’être émus, de passer par plusieurs sentiments qu’ils viennent voir « Derniers Baisers » car ils vont être étonnés, surpris et pour ceux qui connaissent, ils vont retrouver plein de références à cette époque-là. Quand on parle d’une madeleine de Proust un peu acidulée, je trouve que cela correspond bien à ce projet.

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