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Rencontre avec Lionne à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Lionne à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je m’appelle Anne Berry, je suis musicienne, altiste classique de formation, je suis Nantaise d’origine et j’habite à Paris depuis une dizaine d’années. En parallèle à Lionne qui existe depuis environ un an, je suis musicienne dans plein d’autres projets et plus particulièrement dans un quatuor à cordes. 

Pourquoi as-tu choisi Lionne comme nom de scène alors que tu as déjà sorti un premier disque sous de An’ ?

En effet, mon premier disque est sorti sous le nom de An’ en 2012 et on peut donc dire que ça remonte déjà pas mal. Comme c’était le premier album pour lequel je commençais à composer sous mon nom, j’ai logiquement choisi de m’appeler An’ mais c’était problématique car il n’y a pas qu’une seule Anne et de la façon dont je l’avais orthographié, ce n’était pas évident de me retrouver sur le Net. Après moultes tergiversations, j’ai décidé de m’appeler Lionne ; ce n’est pas beaucoup mieux mais j’ai progressé quand même (rires).

Lionne et An’ sont-elles différentes ? De laquelle te sens-tu la proche aujourd’hui ?

Évidemment, je me sens plus proche de Lionne. J’ai l’impression qu’entre 2012 et aujourd’hui, il s’est passé énormément de choses pour moi que ce soit d’un point de vue personnel et musical et je me sens plus prête à assumer la casquette de chanteuse. Je me suis retrouvée dans l’appellation Lionne car cela définit à la fois ce que je suis en tant que chanteuse, ce que je suis en tant que femme et ce que j’ai envie de représenter.

Rencontre avec Lionne à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Comment décrirais-tu ton univers ?

C’est un univers félin, féminin, mélancolique, parfois rageur et Pop.

Qu’est-ce qui te plait chez William Blake qui est l’une de tes inspirations majeures ?

J’aime beaucoup William Blake depuis très longtemps et je continue de mettre ses poèmes en musique car je trouve qu’ils ont un aspect très enfantin et symbolique voire assez simpliste quand on les lit au premier abord mais ils revêtent plein de choses émotionnelles qui touchent un peu tout le monde. Dans l’un de ses poèmes, pour citer un exemple, Blake parle d’un petit garçon perdu dans une forêt, il pleure parce qu’ils ne retrouvent pas ses parents et je pense que toute personne adulte a déjà vécu ce type de peur. Par des phrases très simples, William Blake réussit à être immédiatement dans une émotion très forte et ceci en employant que du symbolique. J’aime la poésie de Blake car elle a touché quelque chose chez moi et cela se retrouve dans mes textes dans lesquels j’exprime ma propre mélancolie.

Vers quelle direction musicale t’es-tu dirigée pour ton nouveau disque ?

J’ai voulu produire plus ce disque en termes de sons. Pour le morceau « Résilience », j’ai travaillé avec un premier producteur puis avec un second. Je voulais qu’il y ait des sons électroniques, je me suis mise au clavier, j’ai acheté un Minilogue sur lequel il y a plein de sons géniaux et je suis allée vers quelque chose de plus « Pop » alors que le son de mon premier album était très acoustique. Mon EP est plus synthétique dans les sons mais je reste dans quelque chose d’assez organique puisque je joue de l’alto et qu’il y a un violoncelle et de vrais sons de batterie.

Rencontre avec Lionne à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Peux-tu nous en dire plus sur le clip illustrant « Résilience » ?

Il a été réalisé par Soufiane Adel qui est un jeune réalisateur d’origine Algérienne qui bosse beaucoup avec la danse. Il filme les danseurs avec un temps d’images/secondes très rapproché afin de donner une image au ralenti. On est dans un temps qui est hors du réel. J’ai contacté Soufiane après avoir vu ses courts-métrages qui m’avaient beaucoup plu. Sur « Résilience », je voyais de la danse, un derviche tourneur, le fait d’aller chercher la résilience par les mouvements du corps et que la symbolique de cette résilience soit jouée par les danseurs.

Peux-tu justement expliciter ce terme pour nous ?

Dans cette chanson, je parle de quelqu’un qui est dans le chagrin mais on ne sait pas trop pourquoi car je ne l’ai pas explicité clairement. J’ai cherché à exprimer ce temps où l’on est pris dans une noirceur tout en étant conscient qu’il y a une lumière au loin. Même si elle est très très loin, cette lumière permet de nous dire que l’on va sortir de ça même si on ne sait pas quand. Pour moi, la résilience, c’est vraiment quand la personne rejoint la lumière.

Rencontre avec Lionne à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Ton EP ouvre-t-il la porte à un album ?

Oui, je l’espère ! Je suis en train de travailler sur des nouveaux titres en français et j’ai plein de brouillons qui sont en friche pour l’instant…Par ailleurs, ce premier clip m’a donné envie d’en faire plein d’autres et j’aimerais beaucoup retravailler avec Soufiane sur l’idée d’un prochain clip peut-être un peu plus live mais toujours avec de la danse.

Des rendez-vous en live sont-ils prévus prochainement ?

Oui, le 10 avril, on pourra me retrouver à L’Ermitage aux côtés Gino Sitson qui est un artiste Franco-Camerounais et je vais présenter mes chansons le 26 avril au Forum Léo Ferré à Ivry, j’y serai en co-plateau avec Sôliz. J’espère que d’autres dates parisiennes arriveront très bientôt. Par ailleurs, le Well Quartet va accompagner le chanteur Thibaud Defever les 28, 29 et 30 mars au Théâtre d’Ivry Antoine-Vitez et nous sommes en tournée dans toute la France avec le spectacle musical Le Siffleur.

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