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Rencontre avec Galo DC à quelques semaines de la parution de leur premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Galo DC à quelques semaines de la parution de leur premier EP !

Pouvez-vous présenter Galo DC à nos lecteurs ?

Benoît : Nous sommes frères et nous sommes un duo guitare-batterie sur scène. J’écris les textes et en live, je chante, je joue de la guitare, un peu de flute et je m’occupe également d’autres arrangements divers et variés.

Maxime : Dans Galo DC, je joue de la batterie et je fais des chœurs en live. Ben arrive avec ses compos et nous travaillons les arrangements ensemble ensuite.

L’un a-t-il initié l’autre à la musique ?

B : Non, pas vraiment ; ce sont nos parents qui nous ont fait faire de la musique depuis notre plus jeune âge.

: Ben faisait de la flute traversière et moi de la guitare classique et finalement, nous n’avons presque jamais joué ensemble quand nous étions petits. Nous nous sommes mis à faire de la musique ensemble assez tardivement...

B : ...et sur des instruments qui n’étaient pas ceux que l’on avait appris au départ.

Qu’est-ce qui nourrit l’univers de Galo DC ?

: Nous sommes dans un univers urbain ; ce qui peut paraitre « bizarre » par rapport à notre style de musique. Nous avons toujours habité à Paris, dans les arrondissements du Nord et nous essayons de transmettre des choses de là où nous vivons que ce soit au niveau des textes ou de la musique même si nous le faisons avec une batterie et guitare. Le terme urbain ne s’adapte pas uniquement au Rap.

© Rod Maurice

© Rod Maurice

Musicalement, comment présenteriez-vous le style de Galo DC ?

M : C’est quand même assez dansant. C’est un peu la musique de club que tu n’écoutes pas en club !

« Hélium » et « Sauvages » sont-ils représentatifs de ce que vous préparez pour la suite ?

B : Oui car ils représentent un peu les deux facettes de ce que l’on fait globalement. « Hélium » est presque un slow, c’est un morceau en ternaire, très nappeux, très urbain avec des sons Trap, c’est un morceau posé et très mélodique. « Sauvages » est moins mélodique et plus énergique.

D’ailleurs, cette suite est-elle déjà écrite ? Galo DC va-t-il proposer d’autres titres dans les mois à venir ?

B : Oui, un EP arrive dans les prochains mois et nous allons essayer de mettre en tension dans nos morceaux ce parallèle entre mélodie et énergie. Nous tournons actuellement un clip pour le titre « A L’Ouest » et le single sortira dans la foulée.

© Rod Maurice

© Rod Maurice

Musicalement parlant, voyez-vous Galo DC comme un laboratoire ?

M : Je pense que nous allons de plus en plus tester de nouvelles choses et nous pouvons prendre le temps de le faire.

: Nous avons fait plusieurs projets avant Galo DC et je pense que nous avons maintenant une ligne directrice assez forte. Nous faisons de la Pop assez mélodique et en fonction des arrangements, nous pouvons partir dans plein de directions artistiques différentes. Quand on a parfois trop de libertés, il faut savoir se fixer des contraintes et nous nous sommes fait notre propre boite à outils. Nous expérimentons mais nous restons cohérents.

M : Nous expérimentons dans nos limites.

Comment se passe l’écriture de vos textes ?

B : J’essaie d’être sur une écriture impressionniste sans être trop narratif afin que l’auditeur puisse ressentir des sensations à l’écoute. Les images auxquelles je pense vont réagir avec de la musique. J’aime jouer sur la langue plutôt que sur quelque chose de narratif ce qui m’intéresse assez peu en étant qu’auditeur moi-même.

Pourquoi le choix du français ?

B : Dans nos précédents projets, j’écrivais en anglais car cela permettait de laisser passer la musique d’abord. Pour Galo DC, je me suis lancé en français car je pense avoir réussi à avoir une écriture musicale. On perçoit d’abord le morceau, la mélodie, la ligne de chant et ensuite, on se demande de quoi ça parle. Le texte est un peu la cerise sur le gâteau. Il arrive derrière. Ça a longtemps été compliqué pour moi d’écrire en français mais je m’en libère vachement. Si maintenant, j’écrivais en anglais, je pense qu’il me manquerait quelque chose. J’ai envie de jouer sur la langue, sur la musicalité des mots plus que sur le sens et d’appliquer cela sur notre style de musique.

© Rod Maurice

© Rod Maurice

Quelles sont vos influences musicales ?

B : Nous avons fait le choix de nos propres outils dans Galo DC et nous écoutons des choses qui n’ont rien à voir avec ce que l’on fait. Nous avons quand même une bonne base Rock années 90/2000, j’ai écouté des groupes comme Deftones à l’adolescence

M : Je suis assez fan de The Strokes et pour la batterie, j’écoute pas mal de Jazz car ce sont les meilleurs batteurs généralement, je pense notamment à Buddy Rich.

B : J’ai fait du Jazz également en tant qu’instrumentiste et c’était intéressant de se placer sur la musique des autres mais je ne pense pas que cela fasse partie de nos influences. Sinon, j’aime bien ce que fait Foals et pour l’écriture, dernièrement, j’ai trouvé génial le titre « Cabrioli » de Moussa.

 Pourquoi ne vous-êtes vous pas plus mis en avant dans le clip de « Sauvages » ?

B : Je réalise nos clips et j’aime bien l’idée que l’on ne sache pas vraiment qui incarne le groupe, j’aime qu’il y ait de la place pour l’imaginaire. On nous voit dans le clip d’« Hélium » mais il y avait également beaucoup de membres de notre collectif APACHES dans cette vidéo et donc, celui qui regardait le clip ne savait pas vraiment si nous étions que deux.

M : Il y a un côté mystérieux aussi bien sur l’imagerie que dans notre musique.

: Au début, nous parlions même d’univers urbain-fantastique.

Pouvez-vous nous présenter le collectif APACHES ?

: C’est un gros groupement d’artistes autour d'Omig qui est DJ et qui manage certains de ces artistes. APACHES est un collectif au sein duquel prime l’échange. On fait des DJ sets, des concerts, des soirées en commun.

B : Notre spécificité serait de faire des musiques très différentes au sein d’APACHES. Pour info d’ailleurs, c’est Agape qui fait partie de ce collectif qui a réalisé et mixé notre EP. APACHES est un peu comme un gros réseau et nous nous motivons tous les uns les autres.

Quelles sont vos prochaines actualités ?

B : Le prochain single sortira en avril, l’EP d’ici le début de l’été et nous serons en concert le 28 mars au 1999 dans le cadre du Festival 2000. Des dates devraient se profiler cet été.

: Même si c’est cool d’être en studio, le live est mon but ultime et le Prix Ricard Live nous a permis de bien travaillé notre set.

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