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Rencontre avec Aria à l’occasion de la sortie de son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

©Alessandro Sigismondi

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Comme tu es une artiste pluridisciplinaire, pourrais-tu dire à nos lecteurs quelles sont tes différentes casquettes ?

J’ai commencé avec la danse, puis le chant et le yoga. J’ai fait une école artistique dans le Sud de la France où j’ai étudié le théâtre et la musique. Je joue notamment du piano et de la guitare. Dans le milieu artistique, je touche un peu à tout car je trouve que tout se combine très bien ; l’art ne s’arrête pas juste à la musique ou au théâtre.

T’es-tu cherchée musicalement parlant avant de proposer un premier album ?

J’ai débuté ma carrière dans la Pop. Bien avant de sortir le single « Astrolove » en France, j’ai fait partie du groupe Paradiso Girls aux États-Unis, nous avons collaboré notamment avec Will.I.Am, Cee Lo Green et Pharrell Williams et nous avons fait des scènes incroyables avec LMFAO. Je ne me suis jamais dit que j’étais une artiste Dance, Pop ou R&B, je vais avec le flow et il peut même m’arriver de rapper dans mes titres. L’inspiration vient sur le moment et je ne me mets pas de limites. Pour tout te dire, mes artistes préférés sont Kurt Cobain et Eminem !

©Alessandro Sigismondi

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Pourquoi ton premier album n’est-il pas sorti plus tôt ?

Les temps sont durs dans la musique et personne ne veut investir dès que ton projet sort des sentiers battus. J’ai travaillé avec RedOne, on aimait mes lyrics, mes toplines et pourtant, j’avais du mal à L.A. On m’a proposé un super contrat à Paris pour assurer les premières parties de Shy’M mais on a voulu que j’aille dans une direction dans laquelle je ne me retrouvais pas. Je n’ai pas écrit « Astrolove » et même si ce morceau était cute, je ne voulais pas chanter ce titre mais j’ai fait confiance à mon label. Dans mon cœur, je ne me sentais pas de chanter de la Pop en français car ça ne représentait pas qui j’étais et quand on ne met pas les bonnes énergies, ça ne peut pas marcher…Ensuite, j’ai voulu sortir l’album que j’ai fait avec LP qui est une artiste extraordinaire mais je n’ai pas eu le suivi du label car c’était en anglais et ce n’était pas dans les quotas. L’album est devenu un EP et pour « Love Is The Answer », j’ai eu envie de faire ce que je sens vraiment dans mon cœur avec sincérité. Comme mon label ne voulait pas me suivre, j’ai attendu de rencontrer les bonnes personnes qui ont compris ce projet. Cela a commencé avec Valérie qui a notamment managé Tal et qui a fait Les Prêtres il y a quelques années, elle a adoré mon projet et elle a voulu m’aider. Nous avons sollicité plusieurs labels et Bendo qui est un label indépendant distribué par Universal a aimé le projet et ma personnalité et ils m’ont suivi. 

Comment est née l’idée de cet album ?

J’ai ouvert une salle de yoga il y a deux ans à Boulogne mais je continue la musique car sans musique, je meurs. Chacune de mes cellules est une note de musique. Je suis obligée d’être sur scène et de partager ma passion. J’ai commencé à chanter de vieux mantras à la fin de mes cours en m’accompagnant de mon ukulélé et de mon harmonium. Je me suis rendu compte lors d’un event de charité que j’arrivais à faire chanter 2500 personnes sur ces mantras et beaucoup de gens sont venus me dire qu’ils avaient ressenti beaucoup d’émotion grâce à moi. Après un cours de yoga, les gens sont vraiment ouverts à recevoir la musique et à comprendre de quoi il s’agit. Comme j’ai vu la puissance de ces mantras et ce qu’ils pouvaient faire, j’ai eu l’idée de cet album. Cela a été comme une révélation et j’ai eu envie de combiner les vibrations du yoga et de la musique afin de créer quelque chose d’unique. Tout le monde a cru à un délire car un album de mantras Pop, ça n’existe pas !

©Alessandro Sigismondi

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Comment as-tu voulu cet album ?

J’ai voulu moderniser ces mantras en y mettant tout mon être et toute mon énergie afin de présenter un projet qui me ressemble vraiment. Mon idée était de faire un album de douze chansons, cela représente une heure et que l’on soit prof ou que l’on fasse juste du yoga chez soi, on peut mettre ce disque du début jusqu’à la fin. Les six premières chansons sont très dynamiques, très power, on commence avec les salutations au soleil, les postures debout, on réénergétise son corps pour après aller vers le calme et la détente avec les six dernières chansons qui sont très zens, très posées et très spirituelles.

Ce disque s’intitule « Love Is The Answer », est-ce ta devise dans la vie ?

Oui car l’amour est la réponse à tout. Si on renvoie de l’amour autour de soi, on ne peut que recevoir de l’amour. Ce que tu mets dans l’univers revient vers toi. L’amour peut représenter ce que l’on veut, c’est un symbole universel.

Peux-tu nous dire ce que sont les mantras ?

Ce sont des techniques de méditation. Les mantras sont des phrases très simples à répéter afin de se détendre.

©Alessandro Sigismondi

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De quoi parlent les deux premiers mantras extraits de ton disque ?

« Om Asato Ma Sadgamaya » est le mantra de l’immortalité et « Ganesh Mantra » est un peu le destructeur de tous les obstacles, chaque mantra sert à quelque chose et c’est pour cela que j’ai voulu faire un album qui fasse du bien au cœur et à l’âme.

Où ont-été tournés les clips qui illustrent ces morceaux ?

Je suis partie dans le désert du Burning Man qui l’une des plus grandes rencontres artistiques au monde. Pour ceux qui ne connaissent, c’est carrément une ville éphémère qui se construit en plein milieu du désert de Black Rock au Nevada. Quand on se trouve à Burning Man, on est à 4 heures de la ville la plus proche et on a l’impression d’être sur Mars. Rien n’était planifié car je voulais me laisser guider par l’inspiration. Nous sommes arrivés avant le festival, j’ai vu un gars avec un truck façon Mad Max et je suis partie avec le flow. Je voulais juste mettre de l’énergie et de la folie. Au-delà de ces deux clips, nous avons réalisé un DVD entier pour illustrer une heure de cours de yoga.

©Alessandro Sigismondi

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Que t’apporte le yoga dans ta vie quotidienne ?

Nous artistes, nous sommes des gens sensibles qui subissons beaucoup de pression et nous ne sommes pas des robots. Heureusement que j’ai le yoga qui me recentre en me réalignant les chakras sinon j’irai droit la tête dans le sol. Le yoga me permet de garder ma force et d’avancer.

Il y a plusieurs collaborations avec Natasha St-Pier sur ton album, comment vous êtes-vous rencontrées ?

Natasha a été l’une de mes premières élèves à Paris du temps où j’étais au Crazy Horse. Le yoga a également changé la vie de Natasha, elle a même passé les diplômes pour être prof et elle a aussi ouvert sa propre salle. Notre amitié dure depuis très longtemps. Nous avons grandi ensemble dans la musique et dans le yoga, c’est Natasha qui m’a présenté Valérie et c’était une évidence qu’elle soit sur ce disque.

Vas-tu défendre « Love Is The Answer » sur scène ?

Bien sûr, je l’espère car ce projet décalé incarne la musique, la mode et le yoga et il réveille le warrior que l’on a en nous. J’ai créé et j’enseigne d’ailleurs un style de yoga qui s’appelle le warrior yoga, le but est de dépasser ses limites afin de trouver la meilleure version de soi-même. J’aimerais beaucoup le performer sur scène avec des gros tambours et des masques à la Burning Man.

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