Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rencontre 100% Fun avec l’humoriste Marina Cars !

Publié le par Steph Musicnation

©Push Talents

©Push Talents

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis originaire de Charleville-Mézières dans les Ardennes, j’ai 31 ans, je suis humoriste depuis quelques années et je suis également comédienne même si pour l’instant, je suis plus concentrée sur mon one woman show qui me prend beaucoup de temps par rapport à l’écriture et au jeu.

Comment décrirais-tu ton deuxième one ?

Je dirai qu’il est moderne, sans tabous, simple mais dans le bon sens du terme, bienveillant, honnête et drôle.

Comment vois-tu ton évolution par rapport à ton premier one ?

Quand j’ai présenté mon premier one, j’avais 25 ans, je faisais beaucoup plus de personnages derrière lesquels je me cachais, j’allais plus dans la caricature et j’étais beaucoup moins à l’aise dans les passages stand-up car je n’arrivais pas à être aussi naturelle qu’aujourd’hui. Maintenant, j’ai 31 ans, les thèmes sont donc peut-être un peu plus engagés et j’arrive à m’exprimer sur scène comme je parle dans la vie de tous les jours mais avec un texte su. Par ailleurs, je me sens beaucoup plus femme alors qu’auparavant, j’étais plus femme-enfant et je m’assume beaucoup plus.

©Push Talents

©Push Talents

As-tu trouvé aisément ta place dans le milieu du stand-up ?

Oui, même si comme dans beaucoup de métiers, j’ai l’impression qu’il y a des familles car on voit très souvent les mêmes humoristes dans les festivals et sur les plateaux. Pour ma part, j’ai trouvé ma place même si ce n’a pas été évident. Le principal est de me sentir bien sur scène devant les gens.

De quoi parles-tu sur scène dans ton second spectacle ?

Même si ce n’est pas très original, je parle des hommes car c’est un sujet qui me parle beaucoup, j’aborde également le couple d’aujourd’hui pour les femmes de mon âge et pour les parisiennes car j’ai l’impression que c’est comme cela dans les grandes villes ; les relations hommes-femmes me passionnent ; je parle d’avortement, d’apparences, d’Instagram, des filles, du corps que l’on doit avoir de nos jours pour avoir l’impression d’être comme il faut,…J’ai commencé à écrire sur le féminisme car j’ai du mal avec les groupes et je trouve que les mouvements et les hashtags vont parfois un peu trop loin avec les hommes. Je parle de cela avec des pincettes et avec humour afin que cela ne soit pas mal pris. A la fin de mon spectacle, je lis des passages de mon journal intime, je les ai vraiment écrits et je trouve que c’est bien de terminer là-dessus car les spectateurs peuvent voir que je suis c’est ce que j’étais avant et que rien n’a changé.

Peux-tu nous en dire plus sur « Balance Ta Teub » ?

(Rires) Je suis très active sur Facebook et Instagram et avant, j’étais sur Snapchat et je recevais beaucoup beaucoup de photos de sexes d’hommes. C’était une vraie agression et d’ailleurs, on peut porter plainte mais je commençais à faire ça, je n’aurai plus eu de vie tellement ça m’arrivait très souvent. Ça me donnait juste envie de vomir et je ne comprenais pas le but. Si c’était de vouloir m’agresser, ça marchait vraiment mais des mecs pouvaient penser que ça allait me séduire. Pour tout te dire, je suis même allée jusqu’à retirer l’application. J’en parle avec humour dans mon spectacle même si je trouve ça horrible.

©Push Talents

©Push Talents

La paresse est-elle ton plus grand défaut ?

Oui, clairement ! J’adore ne rien faire et ça peut prendre des heures et des heures, je ne m’ennuie pas mais je culpabilise beaucoup.

Es-tu aussi cash dans la vie de tous les jours ?

Ça dépend avec qui mais non car dans la vie de tous les jours, je suis beaucoup plus réservée. Dans un groupe, je ne vais pas prendre de place du tout, je vais être sympa et je vais parler si on me parle mais je ne vais pas aller au-devant des gens. Quand je suis sur scène, mes textes sont écrits et les gens viennent pour moi, cela me permet d’être beaucoup plus à l’aise qu’en société.

Qu’a pensé ta meilleure amie de Cindy ?

(Rires) Cindy existe, c’est vraiment l’une de mes copines mais elle ne parle pas comme ça. Pour le parler caillera du personnage, je me suis servie d’une de mes anciennes collègues quand je travaillais chez The Kooples. Je les ai donc mélangées mais elles le prennent bien car c’est toujours bienveillant. Au final, la Cindy que je fais est naïve et touchante car elle est amoureuse et c’est ce que je veux dénoncer. En revanche, mon amie Aïcha parle comme Cindy mais je l’adore et elle me fait mourir de rire. Ce sont des filles généreuses dans tous les sens du terme.

©Push Talents

©Push Talents

Que présentes-tu sur tes réseaux sociaux ?

Auparavant, je faisais beaucoup de vidéos de playback où j’enchaînais des musiques d’une certaine époque dans une voiture alors que je n’ai même pas mon permis (rires) et j’en faisais des histoires. C’est ce qui m’a aidé à me faire connaitre. Ça a beaucoup marché car les gens de ma génération sont très nostalgiques de ces morceaux des années 90/2000. Maintenant, je veux me détacher de cela afin que l’on puisse me reconnaitre plus comme humoriste. Sur Facebook, je présente avec mon pote Dycosh des petites vidéos humoristiques dans lesquelles nous nous faisons passer pour un couple. Ça peut faire penser à « Un Gars/Une Fille ». Je fais également des sketchs avec la comédienne Karine Lyachenko qui se fait passer sur ma tante. Sur Instagram, je vais plutôt présenter des vidéos en mode story, je raconte un peu ma vie et je parle des choses qui m’énervent. Sur Instagram, ça va être moins travaillé et plus spontané mais les gens aiment quand c’est brut et authentique.

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir te découvrir à L’Apollo Théâtre ?

Dans mon spectacle, j’aborde des sujets qui parlent à la femme de 30 ans. Beaucoup de personnes se reconnaissent dans mon spectacle qui n’est pas réservé qu’aux femmes. Je m’adresse au public comme si les spectateurs étaient des potes à moi et la salle le permet. Je garantis un bon moment aux lecteurs, des rires et un peu d’impro car j’aime bien charrier avec bienveillance les spectateurs. En revanche, je conseille de venir avec des ados qui ont plus de 14 ans car sinon ça a tendance à me mettre mal à l’aise (rires).

Commenter cet article