Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rencontre avec le talentueux Thomas Kahn à l’occasion de la sortie de son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

©Yann Orhan

©Yann Orhan

Peux-tu nous en dire plus sur toi ?

Je suis chanteur, auteur, guitariste autodidacte, j’ai 30 ans, je suis né à Saint-Mandé et j’ai grandi à Tours. J’ai emménagé en Auvergne en 2009 et je dois dire que je suis tombé amoureux de cette région où j’ai rencontré les musiciens avec qui je joue. C’est en 2012 que j’ai décidé de faire de la musique à fond et que j’ai lancé mon projet.

As-tu toujours envisagé ton avenir dans la musique ?

Non et j’ai même essayé plein de voies (rires). Mon Bac S en poche, j’étais parti pour faire de l’architecture mais ça n’a pas marché car ce n’était pas mon truc. J’ai travaillé notamment dans la restauration et dans la décoration d’intérieur mais c’est vraiment la musique qui m’a plu.

Où puises-tu tes racines musicales ?

Mes références, en tant que chanteur, sont toutes noires Américaines. Je te citerais notamment des grands noms comme Otis Redding et Ray Charles. Par contre, mes influences sont très larges car je suis fan de Noir Désir, j’écoute aussi Gorillaz, Selah Sue, Patrice…J’ai vraiment l’impression que toutes ces musiques m’enrichissent.

©Yann Orhan

©Yann Orhan

Que représente pour toi « Slideback » ton premier album ?

Slide en anglais signifie glisser mais c’est également une diapositive. « Slideback » est un retour en arrière. Cet album est composé de neuf chansons qui sont comme neuf photos, neuf moments un peu forts vécus et j’ai voulu les raconter dans ce premier album. Ces neuf textes sont importants pour moi.

Y-a-t-il eu une évolution chez toi depuis la parution de « Pulse » au printemps 2016 ?

Oui, complètement et notamment dans ma manière de voir la musique à travers mes rencontres dont celle avec Vivien Bouchet avec qui j’ai continué à travailler sur « Slideback ». Vivien m’a présenté Laurent Dupuy qui est un ingénieur son extraordinaire. Nous nous sommes enfermés durant trois semaines pour bosser en résidence avec Vivien et j’ai repris des cours de chant. Tout a changé depuis « Pulse », nous avons essayé d’avancer musicalement et de passer une étape. Il s’est passé plein de choses dans ma tête.

Comment décrirais-tu ton univers ?

Je compose en guitare-voix et mon univers est teinté de Soul mais je le mélange avec des sonorités électroniques et Pop et parfois, je vais même chercher du côté du Rap sur certains morceaux. Nous avons essayé d’apporter nos propres codes et je te dirais donc que c’est de la Nu Soul. Je te dirais que mon univers est introspectif car ces histoires me concernent et on y retrouve de la combattivité et de l’espoir.

©Yann Orhan

©Yann Orhan

De quoi parlent les titres de ton premier album ?

Il y a plein d’histoires dans cet album. « Lil’Boy » parle des cinq premières minutes que j’ai passé avec mon fils dans mes bras. J’ai vécu un braquage à mains armées sur mon lieu de travail et j’en parle dans « Twinkling Star » afin de dire comment je me suis reconstruis après. « Dream Maker » parle du moment où j’ai accepté de faire de la musique et d’en faire ma vie, cette chanson parle de comment je le vis au quotidien…

T’es-tu dirigé instinctivement vers l’anglais ?          

Il faut savoir que j’essaie d’écrire en français, en parallèle à l’anglais, je travaille dur dessus mais pour l’instant, ça ne sonne pas comme je veux. Comme je suis assez exigeant avec moi-même, je trouve que l’anglais sonne comme je le souhaite pour l’instant et du coup, cela reste ma langue de prédilection.

Comment nous parlerais-tu de ta signature vocale qui est vraiment intéressante ?

Je suis vraiment dans une imitation des chanteurs noirs Américains, j’essaie même de typer leur manière de bouger leur bouche ou leur larynx. Forcément, ma voix est typée noire Américaine et c’est quelque chose qui ressort à la fin de mes concerts. Les gens s’étonnent de cet effet mais je dois dire qu’il y a beaucoup de travail derrière.

©Yann Orhan

©Yann Orhan

Avec quels artistes aimerais-tu collaborer à l’avenir ?

J’aime beaucoup Damon Albarn, il a une imagination dingue et je serai ravi de le rencontrer ne serait-ce que pour voir comment il fonctionne. Parmi les artistes avec qui j’aimerais collaborer, je te citerais Selah Sue, Patrice que j’ai eu la chance de rencontrer et dont j’ai même fait la première partie, …après, pourquoi pas des grands noms aux États-Unis…tout est imaginable !

Aimerais-tu mélanger les styles ?

Je pense que c’est hyper enrichissant intellectuellement d’aller voir ce que l’on vaut sur d’autres styles. J’ai une fascination pour les gens qui rappent, il y a une bonne technique vocale à avoir et puis, il y a ceux qui utilisent les bons mots. Dans l’Electro, il y a également de très bonnes choses à faire.

Ton projet musical est-il voué à s’exporter hors de France ?

Je l’espère bien ! Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux et Youtube, cela nous permet de diffuser notre musique à une « échelle mondiale ». J’espère que l’anglais pourra nous permettre de toucher plus large.

Commenter cet article