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Retrouvailles avec Marc Fichel à l’occasion de la sortie de son nouvel EP !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Didier Venom

Photo Didier Venom

Quel bilan dresses-tu de « Rungis, Paris, New York » paru il y a un an ?

Ce disque était une sorte de grand EP qui n’est sorti qu’en digital. Maguy , ma manageuse avait organisé un concert FOO’DMUSIC à Rungis et je voulais y interpréter de nouvelles chansons dont certaines avaient un côté plus radiophonique. J ai pris du plaisir  à composer ces titres et  le constat c’est que je suis bien où je suis vrai à 100% , je reviens à mes premiers amours, c’est-à-dire des chansons en piano-voix ou en guitare-voix avec des arrangements réalisés avec de vrais instruments. Quant au Pop-Electro que je ne renie pas ( j’en écoute moi-même) ,  je me verrais plus offrir des chansons à d’autres artistes qui sauront les défendre mieux  que moi. Je me sens à l’aise dans « #Il Ou #Elle », « Oxy J’Aime » ou « Ma Vie Dans Les Halles » et je pense que l’on n’est jamais aussi bon que lorsque l’on est soi.  

Tu as récemment dévoilé un EP baptisé « #Il Ou #Elle », pourquoi ces quatre titres voient-ils le jour « aussi rapidement » ?

Ces quatre titres sont la première partie de mon second album qui verra le jour fin 2019. Je compose tout le temps et je te dirais que pour moi, c’est un vrai exutoire. Quand j’ai fait écouter « #Il Ou #Elle » à ma manageuse et aux attachés de presse qui vont travailler avec moi, ils ont été très émus et contents pour moi car ils me retrouvaient dans ces chansons qu’ils trouvaient belles. Ils m’ont conseillé de sortir un premier EP de quatre titres pour voir les réactions et elles sont plutôt bonnes voire même très bonnes comme j’ai pu le constater en live à Tel Aviv. La promotion commence ce mois-ci et de grosses radios du Yacast comme K6FM à Dijon playlistent déjà le single. C’est une belle aventure qui commence.

De quoi parles-tu sur cet EP ?

Les rapports humains quel qu’ils soient sont très importants pour moi, qu’ils soient d’amour et d’amitié et je laisse planer le doute dans « #Il Ou #Elle ». Volontairement et involontairement, j’ose espérer que les mentalités ont évolué un tant soit peu et qu’en 2019, on peut être à même de dire j’aime un homme ou une femme. La tolérance est très importante pour moi. Issu moi-même d’un milieu de grande immigration, je suis un homme du monde et je voulais parler de tout cela. Dans « Oxy J’Aime », je parle d’une femme que l’on aime. Cette chanson est née de ma rencontre avec Maguy qui m’a dit un jour que j’étais son oxy j’aime et je lui ai dit qu’elle sera ma chanson. J’ai trouvé le mot tellement génial que j’ai écrit la chanson tout de suite. Je pense que cette chanson peut s’adapter à n’importe quelle personne et que cet amour peut aussi être de l’amitié. « A Côté De Ma Vie » est un peu plus sombre car j’ai beaucoup d’angoisses et je ne veux pas passer à côté de ma vie. Parfois, j’ai l’impression d’être à côté des rails, de voir un train passer et je me demande ce qu’il va se passer car j’ai très peur du futur. C’est un mélange d’angoisses et de bien-être. « Tu Riais, Tu Chantais, Tu Dansais » représente tout ce que j’aime. C’est la fête, c’est la danse, c’est l’amour également car je parle dans cette chanson d’une femme qui entre dans une grande salle et l’audience se tait tellement elle est belle.

Photo Didier Venom

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« #Il Ou #Elle » dépeint les différences très actuelles entre les hommes et les femmes, quelle a été ton inspiration pour cette chanson ? Est-ce que cela a été ton propre quotidien ?

Mes aventures amoureuses m’ont nourri mais j’écoute beaucoup la radio et j’observe beaucoup les gens aux terrasses des cafés. De nos jours, dans notre société, on ne fait que se croiser et à force, on ne se voit plus, on ne se comprend plus et on ne s’entend plus. Dans cette chanson, les deux protagonistes sont l’un à côté de l’autre mais ils sont totalement différents. C’est Il ou Elle et non Il et Elle et c’est très important car Il et Elle voudrait dire qu’ils sont ensemble. C’est un vrai problème dans notre société de paraître. C’est un vrai double paradoxe car dans mon autre métier à Rungis, on ne parait pas, on est et qu il  est bon d’être tout simplement.

Es-tu d’accord si je te dis qu’il y a une certaine dualité dans ta musique ? Il y a un côté très Pop et un autre beaucoup plus nostalgique…

J’ai toujours été nostalgique ; pas parce que je ne veux pas regarder devant mais parce que j’aime penser à des choses qui ont été bonnes pour moi et cela me nourrit beaucoup. J’ai même une certaine nostalgie du futur.

Comment vois-tu ton évolution musicale et professionnelle depuis tes débuts ?

La grande différence entre il y a 6-7 ans et maintenant, c’est que la musique est devenue mon premier métier. Je l’aime même si ce n’est pas évident tous les jours et je veux partager avec les gens. Je me suis vraiment trouvé aujourd’hui et j’ai eu un déclic après le FOO’DMUSIC à Rungis. Le principal pour moi est de plaire à mon public qui grandit de jour en jour. J’ai une super équipe autour de moi et elle me nourrit également. J’ai un label bienveillant Faubourg du Monde et nos priorités communes sont de faire de belles chansons et que je me sente à l’aise. J’ai un réalisateur Laurent Compignie qui est génial et j’enregistre dans le très beau Malambo StudioVéronique Sanson y a fait notamment son avant-dernier album. Nous avons signé avec un tourneur MKD Production qui croit en moi tout comme mon entourage et c’est magique.

Photo Didier Venom

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Si je te dis Tel Aviv, que me réponds-tu ?

Je ne suis pas parti tout seul pour chanter à Tel Aviv, j’avais des musiciens Français, j’ai retrouvé des musiciens Israéliens et j’avais invité le ténor Grégory Benchenafi. Tout ma famille habite en Israël où il y a deux villes principales : Jérusalem et Tel Aviv. La première est la ville de toutes les religions et la seconde est une ville no limit où tout le monde est accepté quel que soit sa religion, sa couleur de peau, sa sexualité ou ses influences. Ils aiment la fête et les gens et cela se ressent. Comme on dit, tout ce qui se passe à Tel Aviv reste à Tel Aviv. Je n’ai jamais aussi bien chanté que là-bas.

Qu’est-ce que tu mettrais au centre de ton projet musical ?

La sincérité car il y a un côté très autobiographique dans mes chansons et de l’amour avec un grand A, l’amour des gens, d’une femme que j’aime, de ma famille, d’un partage et de la musique bien sûr.

Pourquoi continues-tu à travailler à Rungis ?

Pour plusieurs raisons ; l’une est financière,  car je commence à gagner un peu de sous avec la musique mais ce n’est qu’un début. Et surtout  ce travail me permet de ne pas trop cogiter. L’attente artistique est toujours longue, je suis toujours en train de composer ou de faire quelque chose mais en revanche, quand je dors, la Terre peut s’écrouler, je dors (rires).

Photo Didier Venom

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Commences-tu à œuvrer pour d’autres artistes ?

Oui, Illan et Maurice Zaoui qui sont en train de remonter une comédie musicale qui va s’appeler « Kibboutz Les Années Ensemble » m’ont demandé de leur écrire la chanson phare. Heureux hasard de la vie, trois des musiciens de cette comédie musicale se retrouvent sur mon album. J’ai d’autres projets en cours dans la composition et j’œuvre notamment pour Grégory Benchenafi qui est devenu un ami. J’ai beaucoup de chansons dans la tête mais comme le temps me manque, je ne veux pas bâcler les projets.

Quelles sont tes prochaines actualités ?

Plein de choses vont arriver ! Nous venons de tourner le clip de « #Il Ou #Elle ». Grâce à mon tourneur, je vais assurer toutes les premières parties en France, Suisse et Belgique de l’impressionnant André-Philippe Gagnon et nous serons présents notamment au Casino de Paris le 28 janvier. Deux festivals dont un à l’étranger sont programmés pour cet été. Je suis super fier et très touché d’être à l’affiche en coup de cœur de la première édition du Festival Salagou.

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