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Retrouvailles avec Alexandre Fievée pour la sortie de son nouveau livre consacré à Fredericks, Goldman, Jones !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Stéphane Nicollet

Photo Stéphane Nicollet

Quels ont été les retours les plus fréquents sur votre premier livre dédié à Jean-Jacques Goldman intitulé « Sur Ses Traces » qui est paru en 2016 ?

Il y a eu de très bons retours. Les plus fréquents concernaient le choix des photos, pour la plus part inédites. Ensuite, le fait que je n’utilise, dans ce livre, pour raconter la carrière de Jean-Jacques Goldman, que les déclarations de ce dernier, a beaucoup plu. Cela donnait un caractère authentique au contenu « littéraire » du bouquin. Ce livre a, il me semble, répondu à une attente.

Lors de l’écriture de ce précédent ouvrage, aviez-vous déjà l’idée et l’envie d’une suite ?

J’ai ressenti le besoin d’une « suite » assez tôt lorsque je faisais la promotion du premier (« Sur ses traces »). J’ai eu le sentiment que je n’étais pas rassasié et que je pouvais faire autre chose tout en restant dans une démarche « originale », sachant qu’il ne fallait surtout pas faire un « Sur Ses Traces » bis. Dans mon esprit, il s’agissait de faire participer la « famille » musicale de Jean-Jacques Goldman, car c’est quelque chose qui n’avait pas encore été fait. Les photos ont été l’élément déclencheur de ce projet-là. En faisant le premier livre, j’avais constaté que Alain Régis Pingouin et Claude Gassian, qui sont les photographes de tournée de Jean-Jacques Goldman, avaient encore dans de leurs cartons un nombre incalculable de clichés qui n’avait pas été montré. L’idée de faire un livre sur « Fredericks, Goldman, Jones » m’est ensuite apparue. Car s’il y a eu des bouquins sur Goldman, aucun n’avait été fait sur le trio. L’autre élément déclencheur a été l’intervention de Michael Jones...

Avez-vous travaillé différemment pour « Fredericks, Goldman, Jones – De l’Intérieur » ?

Le premier livre a été un travail solitaire. J’étais parti uniquement des archives papier et télé dans lesquelles Jean-Jacques Goldman apparaissait. J’ai récupéré ce qui m’intéressait pour pouvoir raconter sa carrière avec ses mots. Pour ce second livre, la démarche a été complètement différente car je me suis rapproché des personnes qui ont travaillé avec le trio. Ce travail a donc été collectif.

Retrouvailles avec Alexandre Fievée pour la sortie de son nouveau livre consacré à Fredericks, Goldman, Jones !

Comment s’est faite la rencontre avec Michael Jones ?

Magali Garreau, qui est devenue mon attaché de presse pendant la promo de « Sur Ses Traces », travaillait aussi avec Michael Jones. C’est elle qui m’a donné son numéro de téléphone, ce qui m’a permis de l’appeler. Je lui ai proposé ce livre sur « Fredericks, Goldman, Jones ». Il m’a dit « oui » tout de suite. Ça a été vraiment l’élément déterminant. Faire un livre sur « Fredericks, Goldman, Jones » sans Michael Jones, ça aurait été dommage. Dès l’instant où il m’a dit « oui », d’autres portes m’ont été ouvertes. Je tiens également à remercier Alain Régis Pingouin - photographe des tournées de Jean-Jacques Goldman et manager de Carole Fredericks- qui m’a beaucoup aidé en me mettant en contact avec plusieurs personnes dont : Jacques Veneruso, Erick Benzi, Bernard Schmitt, …

Que retenez-vous de vos échanges avec Michael Jones ?

C’est quelqu’un qui a beaucoup de mémoire  : il se souvient de choses qui remontent pour certaines à plus de 30 ou 40 ans. Il est également très bavard, ce qui facilite les interviews. Nous avions organisé notre travail lors d’une petite tournée commune au cours de laquelle nous faisions la promotion du CD de Michael « Au tour De » et  de mon livre « Sur Ses Traces ». Nous profitions de nos trajets en voiture et de nos soirées à l’hôtel pour travailler sur ce livre. J’en garde un très grand souvenir. J’ai vraiment eu l’impression de partir en tournée avec lui.

Retrouvailles avec Alexandre Fievée pour la sortie de son nouveau livre consacré à Fredericks, Goldman, Jones !

Ce nouveau livre ne se focalise pas uniquement sur la période discographique du trio, était-ce important pour vous que les lecteurs découvrent chaque membre individuellement ?

L’idée n’était pas de faire un livre sur « Fredericks, Goldman, Jones » qui commencerait en 90 – lors de la constitution du trio - et qui s’arrêterait à la fin de cette même décennie – à la fin du trio. Je voulais présenter l’histoire individuelle de ces trois artistes, de leur naissance à aujourd’hui parce que leurs histoires sont extrêmement liées. Michael rencontre Jean-Jacques Goldman au milieu des années 70 dans le cadre du groupe Tai Phong. Puis, leurs chemins se séparent momentanément. Mais lorsque Goldman a besoin de musiciens pour sa première tournée, il souhaite être accompagné de gens avec qui il se sent bien et immédiatement, il appelle Michael Jones.Et c’est d’ailleurs lui qui va ensuite constituer le groupe de tournée de Jean-Jacques Goldman. Au milieu des années 80, Jean-Jacques Goldman a besoin d’une chanteuse pour faire du Gospel sur scène sur la chanson « Long Is The Road » et tous les musiciens pensent à Carole Fredericks. Ces trois-là ne vont plus se quitter jusqu’à monter ensemble un trio. Et même encore après, ils continueront à travailler les uns pour les autres…

Qu’avez-vous appris que vous « ignoriez » sur le trio lors de l’écriture de ce livre ?

C’est une bonne question car j’ai appris beaucoup de choses même si j’en connaissais déjà beaucoup sur Jean-Jacques Goldman. Les gens que j’ai interviewés ont vraiment pris le temps de me répondre et je dois dire que j’ai eu des échanges de très grande qualité. Par rapport à d’autres journalistes, j’avais peut-être l’avantage de connaître très bien mon sujet (rires). J’avais des questions assez précises à poser, si bien que l’on rentrait très vite dans le vif du sujet. Dans ce livre, on apprend plein d’anecdotes qui effectivement n’ont jamais été racontées. Quand Jean-Jacques Goldman se livrait dans des médias, que ce soit à la télévision ou à la radio, il n’avait probablement pas le temps (ni l’envie) de tout raconter. Pour ce livre, il y a des choses que Michael ou Marc Lumbroso - le premier éditeur de Jean-Jacques Goldman - m’ont racontées et qui dépassaient ce qui avait déjà été dit. Il y a un certain nombre d’anecdotes assez originales dans cet ouvrage comme par exemple la façon dont Marc Lumbroso a réussi, par un incroyable concours de circonstances, à obtenir les coordonnées de Jean-Jacques Goldman... Car, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en appelant la SACEM qu’il les a obtenues…

Qu’est-ce qui, selon vous, faisait la force du trio ?

Je dirais tout d’abord les chansons et ensuite, le mélange efficace de leurs voix... FGJ est le résultat d’une évidence. Mais encore fallait-il la voir.

Retrouvailles avec Alexandre Fievée pour la sortie de son nouveau livre consacré à Fredericks, Goldman, Jones !

Pensez-vous que si Carole Fredericks était encore parmi nous, Jean-Jacques Goldman aurait été plus enclin à revenir sur le devant de la scène en trio ?

Non, car je ne pense pas que cela soit lié. Jean-Jacques Goldman explique qu’il avait déjà le sentiment de tourner en rond à la fin des années 80 et qu’il avait peut-être déjà utilisé  ses dernières cartouches. Il sentait qu’il avait du mal à se renouveler au niveau des textes et de la musique et ce trio lui a justement donné la possibilité de faire autre chose et d’aborder peut-être des thèmes qu’il n’aurait pas pu seul. Même sur le plan musical, cela lui a permis d’aller vers d’autres directions. Après la période du trio, il a sorti deux albums en solo, sachant qu’il n’avait pas forcément envie  de faire le dernier, « Chansons Pour Les Pieds » qui est sorti en 2001. Ce qu’il dit aujourd’hui, c’est qu’après 200 chansons, il a peut-être fait le tour, sachant qu’il n’a plus la même envie ni le même plaisir qu’à ses débuts à faire des chansons. Compte tenu par ailleurs des contraintes du métier et des changements intervenus dans sa vie personnelle au début des années 2000, il s’est probablement dit que c’était le moment de passer à autre chose. Pour qu’il revienne aujourd’hui, il faudrait qu’il retrouve ce plaisir et cette envie.

Aimeriez-vous développer une exposition photo qui présenterait vos deux ouvrages ?

L’idée est plutôt bonne mais je ne sais pas s’il y aurait un public pour cela…Il faudrait probablement ajouter des photos d’Alain Régis Pingouin ou de Claude Gassian qui ne sont pas dans les livres. Il y a plein de photos qui n’ont pas été utilisées et cela pourrait donc donner lieu à une exposition ou à un prochain livre…

Avez-vous trouvé le prochain artiste à qui consacrer un livre ?

Un auditeur m’a posé récemment la question dans une émission de radio et j’ai dû réfléchir quelques secondes et j’ai donné la réponse…Francis Cabrel. Il n’est pas très éloigné de Jean-Jacques Goldman sur plein d’aspects ; à ma connaissance, il n’y a pas de beaux livres qui lui ont été consacrés et il n’a lui-même jamais fait d’autobiographie. Si par chance, il acceptait de le faire avec moi, ça pourrait être quelque chose qui me motiverait.

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