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Rencontre avec le groupe Metro Verlaine quelques heures avant leur concert parisien !

Publié le par Steph Musicnation

Photo : Bénédicte Dacquin

Photo : Bénédicte Dacquin

Pouvez-vous présenter Metro Verlaine à nos lecteurs ?

Axel : Metro Verlaine est à la base un groupe que nous avons monté à deux ; Raphaëlle au chant et moi-même à la guitare. A nos débuts, nous avions une boîte à rythmes et des influences à la The Kills et petit à petit, nous avons eu envie d’agrandir le groupe et nous nous sommes entourés de plusieurs musiciens. Nous sommes originaires d’Évreux mais nous avons recruté Geoffroy qui est un batteur parisien ; il a quitté la vie parisienne pour s’installer notre ville ; et nous avons enrôlé un bassiste et un second guitariste du cru.

Comment le groupe s’est-il formé ?

Raphaëlle : Après un voyage à Londres. Axel y était allé pour s’influencer de plein de groupes anglais, de leur façon de faire et de la vie Londonienne et c’est à ce moment que nous nous sommes rencontrés. Nous avons immédiatement accroché humainement et musicalement et nous avons décidé de former un groupe dans la foulée.

D’où vient votre nom de scène ?

: Il vient justement de ce voyage à Londres. C’était en plein mois de janvier et un peu comme maintenant, il neigeait et il faisait super froid. J’étais parti avec deux copains et nous n’avions pas trop de thunes et ça nous est arrivé de squatter le plus tard possible le métro Londonien et de dormir dans des bus de nuit. Nous avons essayé de vivre un truc un peu à la bohème. Nous avons trouvé que c’était bien de mêler cette histoire qui sent un peu le crado et la pisse avec l’image un peu poétique de Verlaine. Comme c’est un poète maudit, ça collait bien !

Photo : Vincent Connétable

Photo : Vincent Connétable

Quel a été votre parcours avant la sortie de votre premier album intitulé « Cut-Up » ?

: Nous avons enregistré deux petites maquettes à la maison et cela nous a permis de jouer au Rock Dans Tous Ses États qui est un gros festival à Évreux. Nous y avons joué sur deux jours un an après la formation du groupe. Ce festival nous a ouvert plein de portes, nous avons commencé à nous produire à Paris et à jouer ailleurs qu’en Normandie. Quand Geo est arrivé, nous avons très rapidement enregistré un EP qui s’intitule « Manchester » grâce auquel nous avons pu tourner en Angleterre et en Allemand. Notre musique s’exporte donc déjà mais nous voudrions qu’elle s’exporte encore plus encore. Avant de nous lancer dans l’album, nous avions envie de faire beaucoup de scènes.

R : Juste avant la sortie du disque, nous avons eu la chance de participer notamment aux Transmusicales.

Comment résumeriez-vous Metro Verlaine en un mot ?

A : Sauvage.

: Romantique.

Comment présenteriez-vous votre univers musical ?

A : De manière plus large, notre univers musical vient de notre univers artistique. Il est très froid et très électrique. Au-delà de l’écriture, on retrouve cela dans tout ce que nous essayons de créer même s’il nous arrive parfois d’avoir des titres un peu solaires qui viennent un peu casser la grisaille. Ce mot est d’ailleurs le point fort de notre univers et je pense que cela vient aussi de notre ennui de vivre dans une petite ville de province. Tout est lié ! Je pense que si nous voulons un vrai changement musical un jour, il faudra que nous déménagions peut-être à l’étranger afin de voir complètement autre chose.

Photo : Vincent Connétable

Photo : Vincent Connétable

D’où vous vient côté Cold Wave ?

R : Cela vient principalement d’Axel et de son obsession pour Robert Smith de The Cure.

A : Cela m’a été transmis de manière familiale car j’ai baigné dans The Cure depuis mon plus jeune âge. Le fait d’être l’ainé d’une famille, cela m’a peut-être incité à vouloir un grand frère ou un pote un peu bizarre et à l’adolescence, ça a été Robert Smith et ça ne m’a jamais lâché. Par The Cure, j’ai découvert Joy Division et d’autres choses encore plus noires. Je me suis senti bien là-dedans. Je trouve que c’est bien de laisser l’un de ses côtés s’exprimer dans la noirceur afin de ne pas être triste tous les jours et avoir une personnalité plus globale. 

Avez-vous hésité entre le français et l’anglais ?

: A vrai dire, quand nous avons démarré le groupe, nous gribouillions des chansons en anglais et cela nous semblait normal de nous lancer dans cette langue. En France, il y a un complexe de la langue française mais il tend à disparaitre avec le nombre de groupes cools qui écrivent en français maintenant. Quand nous avons envisagé de sortir un EP, nous nous sommes demandé ce que nous voulions transmettre aux gens et très vite, l’importance des textes est apparue. Nous avons choisi de nous exprimer en français car c’est notre langue maternelle mais nous avons peut-être notre propre langage à inventer là-dedans. Une fois que nous avons fait ce choix, nous ne l’avons jamais regretté. Nous écrirons peut-être une chanson en anglais un jour mais pour l’instant, nous restons sur le français.

De quoi parle « Cut-Up » votre premier album ?

R : Ce disque parle d’angoisses, de dépression…

A : …d’amours déçus mais en même temps, il y a de l’espoir. Cet album est un peu une sorte de voyage initiatique. Quand on est une jeune personne et que l’on devient adulte, toutes les émotions se mélangent et on a besoin de ressortir tout le poids de la vie que l’on se prend dans la gueule.

R : C’est aussi pour cela que notre album porte ce titre car nous avons pioché à droite à gauche pour le faire.

Photo : Vincent Connétable

Photo : Vincent Connétable

Que représente la ville de Manchester pour vous ?

R : C’est notre idéal.

: Je n’aurais pas dit mieux !

R : C’est quelque chose qui nous parait lointain mais également très familier car on y retrouve plein de points communs avec notre ville à nous qui est pleine d’ouvriers et d’usines.

A : Il y a des gens qui rêvent toute leur vie de s’installer à Los Angeles ou aux Caraïbes ; nous, c’est plus Manchester !

Comment envisagez-vous la suite de vos aventures musicales ?

A : Nous sommes en pleine écriture d’un nouveau disque. Un peu à l’ancienne, nous aimerions sortir un nouvel album tous les ans ou tous les deux ans afin de retourner sur les routes pour le défendre et continuer à faire des interviews. Nous voulons faire vivre notre musique et pour cela, il faut créer ! Nous aimerions bien nous exporter et si nous avions un souhait…ce serait de faire une belle tournée en Angleterre.

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