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Rencontre avec Üghett à l’occasion de la sortie de leur premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

©Ella Hermë

©Ella Hermë

A quoi fait référence le nom Üghett ?

Diane : C’est tout simplement le nom de la chatte d’une vieille copine à nous.

Comment s’est formé le groupe ?

D : Nous nous connaissons depuis assez longtemps. Nous avions un autre projet avant Üghett mais nous ne nous y retrouvions plus. Nous avions hyper envie d’aller explorer la musique électronique qui nous reliait tous les trois. Nous avons arrêté le précédent projet et nous avons fait le choix de repartir à zéro. Nous ne savions pas ce que cela allait donner ni si nous allions réussir à nous reconnecter autour d’un autre projet mais nous avons essayé. Nous sommes partis chez Harold qui vit en Bretagne, nous nous sommes enfermés pendant une semaine ; j’ai commencé à griffonner un texte en français ; chose que je ne faisais absolument pas avant ; et nous avons fait les premières chansons dont « Enfin Je M’Abandonne ». Nous en avons été hyper contents et les garçons m’ont poussée à mort à écrire en français.

Quel est l’esprit de votre groupe ?

Goulwen : Dynamique, jovial et festif…

Harold : …avec du second degré. Je rajouterais coloré et positif.

Le fait d’avoir des textes qui veulent dire quelque chose sur une musique dansante, était-ce important pour vous ?

: Nous voulons faire danser les gens par la musique mais également les interpeler sur des sujets qui nous tiennent à cœur grâce aux paroles.

D : Il y a une idée de faire passer un message derrière nos morceaux. Même si les gens sont en transe durant nos concerts, ça match chanmé s’ils retiennent quelques thèmes parce que c’est en français.

©Ella Hermë

©Ella Hermë

L’univers d’Üghett est-il principalement féminin ?

H : Non, l’univers d’Üghett n’est pas genré. Il est forcément féminin car Diane représente le sexe féminin mais nous sommes là avec Goulwen pour donner l’équilibre. Nous n’avons pas tellement envie de défendre bec et ongles quelque chose de féministe ou de féminin même si ce sont des sujets abordés dans nos textes.

« Nectar » vient de sortir, comment voyez-vous ce premier EP ?

G : Par rapport à ce que nous sommes en train de faire côté prod, « Nectar » est plus axé dancefloor

D : « Nectar » représente nos premières chansons et depuis, nous avons évolué et progressé tout en gardant notre ADN.

Musicalement parlant, où se situe Üghett ?

G : Nous aimerions tirer la chanson française vers la Techno et non l’inverse. Nous ne voulons pas nous formater aux codes de la chanson française pour y amener l’esprit Techno.

©Ella Hermë

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De quoi parle Üghett dans ses textes ?

: J’écris 80% des textes mais comme nous faisons tout à trois, les garçons peuvent me corriger et nous validons tout ensemble. J’aborde des thèmes qui me parlent comme le sexe, le couple, la femme, le vin... Je te dirais que quand j’écris, il y a toujours un second message et je laisse au public le soin de l’interpréter comme il le désire. Pour la suite, nous allons de plus en plus dans des choses qui partent de moi.

: Nous essayons de ne pas être trop terre à terre dans nos textes afin de laisser la porte ouverte à l’imagination de chacun.

D’où est venue l’idée de reprendre « Les Nuits D’Une Demoiselle » de Colette Renard ?

G : Cette chanson à traverser les générations.

H : Nous la connaissions tous.

D : Déjà avec notre ancien projet, tout le monde nous disait que nous ne faisions pas de reprises. C’était vrai car nous avons toujours préféré composer. Un jour, nos collaborateurs ont remis le sujet sur le tapis et j’ai pensé à cette chanson que j’avais découvert alors que je devais avoir 12/13 ans. « Les Nuits D’Une Demoiselle » est toujours restée dans ma vie et depuis 20 ans, je la fais écouter à tout le monde. Je l’ai proposé aux garçons parce que j’avais commencé à écrire sur le cul et elle me parlait car elle aborde le plaisir de la femme par excellence. J’adore la façon dont cette chanson est écrite et j’aurais adorer l’écrire moi-même. J’ai repris les paroles mais nous avons fait complètement autre chose.

Pouvez-vous nous parler de votre nouveau clip qui illustre le titre « L’Apollon » ?

G : L’idée de ce clip était de faire un contrepied car c’est ce que Diane aime faire dans ses textes. Dans ce clip, nous avons voulu inverser le rapport de force hommes-femmes. Les femmes s’approprient un combat de catch dans la boue avec deux apollons. Nous avons repris les codes que nous pouvons voir notamment dans le Rap mais nous l’avons fait dans un esprit bon enfant avec du second degré et de l’humour.

©Ella Hermë

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Qu’est-ce qui selon vous fait la force/l’originalité de votre projet musical ?

: Notre énergie, notre vision commune et l’envie de se défendre sur scène.

: Notre singularité, le fait de faire de l’Electro avec de la chanson française.

D : Je rejoins les garçons car notre force, c’est ce que l’on partage et ce que l’on a envie de donner aux gens. Je dirais que l’image que nous véhiculons par les clips et les photos, c’est un premier step mais je pense que c’est en live que l’on comprend vraiment le projet car c’est là que le public rentre vraiment dans notre univers.

Quelles sont vos influences musicales ?

: Nous venons tous les trois d’univers assez différents. Pour ma part, je viens d’un univers Techno un peu plus dur et par la suite, je me suis dirigé vers la House bien qu’il y a longtemps, j’avais fait la fusion avec le Hip Hop et le Rock aussi.

G : Je viens plus de la Funk et du Rap mais j’écoute également du classique, du Jazz et plein de choses différentes.

D : Je suis passée par plein de choses, j’ai commencé dans le classique et je suis assez éclectique. Comme je suis Espagnole, j’adore le flamenco par exemple. Je vais écouter selon mon humeur, je peux écouter tout aussi bien Lhasa que de la Pop ou Fever Ray.

: Ça se sent dans ses mélodies car nous avons un ou deux morceaux avec des mélodies très arabisantes, très orientales, plus Pop et c’est parce que Diane à les oreilles ouvertes sur d’autres genres.

H : Nous sommes tous les trois hyper ouverts sur tout ce que nous écoutons et cela se ressent dans Üghett.

Quels sont vos prochains projets ?

D : Nous allons passer avec une grosse phase de résidence de créa pour terminer l’album qu’on sortira à priori fin 2019. Des dates de live arriveront et nous sortirons surement un titre inédit pour faire patienter avant la sortie de l’album. Des résidences pour travailler le live et la scénographie sont prévues également.

H : On espère pouvoir participer à des festivals cet été.

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