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Retrouvailles avec Ned à l’occasion de la sortie prochaine de son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

Retrouvailles avec Ned à l’occasion de la sortie prochaine de son premier album !

Que s’est-il passé pour toi depuis la parution de ton EP il y a un an ?

Je me suis mise au ukulélé et à la guitare et j’ai composé plein de morceaux, j’en ai posté certains sur Internet dont un qui a attiré l’attention de Guillaume Soulan qui travaille chez Because Music. Nous avons commencé à échanger et nous sommes partis sur un album. En parallèle à la conception de ce disque, j’ai donné beaucoup de concerts sur Paris, cela m’a permis de jouer des morceaux avant de les enregistrer en studio afin de m’en imprégner pour mieux les maîtriser.

Ton premier album synthétise-t-il tous tes précédents projets ?

Oui et non. Mon tout premier projet Rosalie était de la Folk Anglaise et c’est ce qui m’a appris à chanter avec Benjamin. Looking For Emma représentait les prémices de la Pop Electro vers laquelle je souhaitais me diriger mais je pense que nous n’y étions pas encore car ce n’est que cette année grâce à des rencontres dont celle avec ma maison d’édition que j’ai compris que je ne voulais plus être une chanteuse à voix alors que je ne le suis pas. Ces derniers mois, j’ai vraiment compris ce qui faisait que ça ne prenait pas commercialement parlant et je pense que cet album est beaucoup plus simple, plus pur, il y a moins d’effets et je crois qu’il est juste authentique.

Que symbolise-t-il pour toi ?

C’est la première fois que je me sens vraiment dans « la cour des grands ». Cet album symbolise un peu enfin ma professionnalisation. Je suis fière de ce disque que j’ai écrit et composé entièrement et dont Guillaume a signé la production et la réalisation. Cet album symbolise l’aboutissement de quatre années difficiles durant lesquelles je me suis cherchée et je me suis trouvée en quelque sorte.

Retrouvailles avec Ned à l’occasion de la sortie prochaine de son premier album !

Sortir un album cela permet-il d’avoir plus de crédibilité auprès des professionnels de la musique ?

Je ne pense pas même si au début, je pensais qu’il fallait que je sorte un album pour trouver un tourneur. Je pensais qu’il fallait avoir quelque chose de lourd, de consistant et aujourd’hui, je me rends compte que pas du tout. Cette année, j’ai compris que le chemin à suivre était d’avoir un ou deux singles qui marchent pour pouvoir faire des premières parties et que le public n’écoutait pas forcément les albums en entier.

Ce premier album est-il le fruit de rencontres ?

Oui mais pas forcément le fruit de rencontres faites cette année. Je dirais que chaque chanson représente une époque, une personne et un mood. Chaque rencontre dans ma vie m’a aidée à écrire et à composer une chanson. « Docile » est la chanson qui a tout déclenché, c’est d’ailleurs la toute première que nous avons produit avec Guillaume et c’est grâce à elle que j’ai signé avec Marc Lumbroso.

Pourquoi as-tu baptisé ton album « Docile » ? Est-ce ainsi que tu te présenterais toi-même ?

(Rires) Je pense être une guerrière combattante et dominante dans ma vie de maman, de femme et professionnellement mais en amour, je suis très docile. Comprendra qui voudra ! En revanche, il y a un jeu dans la chanson « Docile » car c’est la femme qui rend l’homme docile. J’inverse un peu les rôles dans cette chanson.

Retrouvailles avec Ned à l’occasion de la sortie prochaine de son premier album !

De quoi parles-tu sur ce premier format long ?

Je parle d’amour car c’est un sujet qui me touche énormément et c’est un sujet inépuisable, je parle également de mon père pour qui j’avais déjà écrit un titre mais en Anglais, j’aborde l’amitié avec « Jenny » et la bipolarité avec « Schizo ».

On a la sensation d’un album intime dans lequel tu te livres dans chaque chanson, est-ce le cas ?

Oui, tout à fait. Depuis Astaffort, j’ai énormément travaillé l’écriture et j’ai compris qu’à mon âge, je n’avais pas envie de faire quelque chose qui se veut être à tout prix commercial. Je suis vraiment revenue sur ce que j’avais envie d’écrire et sur mes sentiments du moment. Chaque chanson est forcément une partie de moi, je me livre beaucoup mais en même temps, j’essaie aussi de pourvoir correspondre à ce que vit tout un chacun.

« Venise » est le premier single officiel de « Docile » mais la chanson « Schizo » a été mise en images il y a quelques semaines, peux-tu nous en dire plus sur ce clip et aussi pourquoi cette chanson te tient à cœur ?

« Schizo » parle de l’angoisse et cela me touche de près car ma maman à un Trouble Obsessionnel de l’Angoisse. J’ai été confrontée à cela toute ma vie, j’en ai énormément souffert mais je l’ai beaucoup aidée. Des événements dans ma vie ont fait que j’ai moi-même également eu une période dépressive mais j’ai plus été marquée par la dépression des autres que par la mienne car je m’en suis bien sortie. J’avais envie de décrire cette souffrance terrible que je vois chez ma mère et que je porte au quotidien. Quand j’ai présenté ce titre à mon éditeur et à mon manager Hervé Benhamou, ils m’ont dit qu’il n’était pas du tout commercial. Comme je n’étais pas d’accord, j’ai pris mes deniers et j’ai financé moi-même ce clip car pour moi, « Schizo » est une chanson forte que j’aime interpréter sur scène. Je vois que cette chanson touche les gens et quand je l’interprète, je souffre autant que le sujet. J’ai donc sorti le clip de manière un peu officieuse et apparemment, il plait déjà beaucoup.

Retrouvailles avec Ned à l’occasion de la sortie prochaine de son premier album !

Si je te dis journalisme, que me réponds-tu ?

C’est mon job également ! J’ai dû arrêter mon boulot de journaliste quand je suis tombée malade, la musique m’a sauvé la vie mais elle ne me fait pas manger pour l’instant. Par ailleurs, même si j’apprends et que j’évolue beaucoup dans la musique, ça reste autour de la musique et intellectuellement, j’avais besoin d’autre chose. Je travaille sur deux chaînes TV QVC et Club Patrimoine en freelance et cela me permet de travailler ma musique sans problème. Sur Club Patrimoine qui parle des investissements, je suis journaliste éco et je suis donc revenue à ce que je faisais avant. J’aime travailler sur des sujets de fond et ils m’aident aussi par rapport à mes fans car je peux leur donner des astuces quand ils me le demandent. Pour moi, c’est complémentaire à la musique car je travaille mes sujets et je créé mes interviews. 

Quels sont tes prochains projets ?

Le 17 novembre, je me produirai aux Trois Baudets. J’aimerais bien partir en tournée en 2019 et j’aimerais également trouver un tourneur. « Venise » vient de sortir en digital et le clip est disponible sur Youtube. L’album devrait sortir d’ici le début de l’année prochaine en numérique et je travaille déjà sur un EP composé de cinq titres pour l’année prochaine avec Fabrice Ordioni avec qui j’avais travaillé à mes tous débuts.

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