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Rencontre avec Valentin à l’occasion de la sortie de son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Valentin à l’occasion de la sortie de son premier album !

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je m’appelle Valentin, j’ai 26 ans et je suis auteur, compositeur et interprète. J’ai déjà sorti un EP de cinq titres il y a trois ans et je m’apprête à sortir mon premier album qui s’intitule « Peinture Fraîche ». Je te dirais que musicalement, j’essaie de dépoussiérer un peu ce qui se fait aujourd’hui en terme de chanson française même si je ne renie absolument pas le lourd héritage que cela comporte car des artistes comme Brassens ou Brel sont présents en moi. J’ai beaucoup écouté ce que disait Gainsbourg sur la chanson française et sur ce qui restait à faire et j’ai donc pris le parti pris de poser un regard décalé sur les choses pour mon premier album. J’avais envie de montrer que c’était possible d’écrire de jolies choses un peu drôles en français afin de faire passer parfois des messages.

Ta musique a-t-elle évolué depuis la parution de ton premier EP « Rémanence » ?

Oui, elle a beaucoup évolué. « Rémanence », c’était un peu une nécessité, quelque chose dont il fallait accoucher. Ce premier EP était assez extrême dans ses partis pris, il était très peu chanté, il était très parlé et même musicalement parlant, il était très sec. Je suis très content de l’avoir fait, je ne le renie pas mais je me suis demandé ; une fois qu’il a été fait ; ce que j’avais envie de transmettre aux gens et c’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait prendre ce regard décalé. Cela a pris du temps mais aujourd’hui, mes compositions sont beaucoup plus étoffées et mes textes sont davantage écrits pour être chantés.

Rencontre avec Valentin à l’occasion de la sortie de son premier album !

Peut-on dire que tu fais « peau neuve » sur « Peinture Fraiche » ton premier album ?

Oui, complètement même si je garde la même identité et le même logo que sur l’EP précédent mais effectivement, musicalement et dans ce que je veux transmettre aux gens, il y a une vraie peau neuve qui est faite et je veux la transmettre par la musique et par l’image. On voit cela avec le premier clip, il y a un parti pris assez fort et il sera beaucoup plus décalé avec le clip illustrant « Coco & La Papaye » qui sortira bientôt et qui sera beaucoup plus drôle.

Que symbolise ce disque pour toi ?

Il symbolise ce que j’ai envie d’appeler un beau geste. J’ai mis beaucoup de moi-même dans ce disque. J’ai mis beaucoup de temps pour le faire et j’ai embarqué beaucoup de gens avec moi. Ces personnes m’ont accompagné pour le son, les arrangements, l’image, les photographies…J’ai voulu donner toutes ses chances à ce projet d’où le temps pris pour le faire et pour le financer correctement. Ce disque est plus mature que le précédent et c’est une libération de le sortir après deux ans de travail.

« Stroboscopé » donne-t-il le ton de cet album ?

« Stroboscopé » donne plutôt bien le ton car il a une palette sonore assez large. Dans ce titre, il y a du parlé, du chanté et musicalement, il s’y passe beaucoup de choses ; il y a des moments très minimalistes et une fin complètement folle avec des synthés assez terribles. Dans ce morceau, il y a une partie uniquement musicale sur la fin et cela n’existait quasiment pas sur le précédent EP. « Stroboscopé » donne aussi bien le ton dans le texte aussi car on retrouvera toujours la même plume et le même goût pour les jeux de mots parfois amusants et parfois douteux sur les autres morceaux. En revanche, « Stroboscopé » n’est pas le titre qui raconte le plus une histoire élaborée ou burlesque car il y a des choses plus décalées sur l’album.

Rencontre avec Valentin à l’occasion de la sortie de son premier album !

De quoi parles-tu sur « Peinture Fraîche » ?

Sur « Peinture Fraîche », j’ai voulu parler de beaucoup de choses qui nous entourent et que je voulais prendre avec un parti pris un peu décalé. Je te dirais que c’est vraiment un héritage que je me suis approprié de la poésie de Francis Ponge. « Peinture Fraîche » raconte également l’histoire d’un stylo bic en 2018 car c’est une espèce en voie de disparition, c’est aussi celle d’un perroquet qui vit avec un bègue, il y a plein de choses comme celles-là qui sont très ouvertes en termes de sens car mon moi, la lecture est toujours une réécriture pour les gens. Dans mes chansons, même si j’utilise la première personne, c’est moins moi ou indirectement en tout cas.

Comment est né ton duo avec Petosaure ?

C’est assez amusant, en fait. J’ai découvert Petosaure en mai 2015 avant qu’il n’existe publiquement quand j’enregistrais mon premier EP il y a déjà plus de trois ans dans le studio The Office/The Artist de Jean-François Di Rienzo. J’ai pris une énorme claque en écoutant leur titre « La Traversée » et je me suis dit qu’il fallait absolument que je rencontre le groupe. J’ai suivi Petosaure dès le début et je me suis mis à leur proposer assez rapidement des vidéos et des photos de leurs concerts car je sais combien cela est difficile de percer en tant que musiciens indépendants. Une amitié est née notamment avec Benjamin et je lui ai proposé au bout de quelques mois un duo sur le titre « Coco & La Papaye ». Il n’a pas accepté directement car il pensait que c’était un titre fort qu’il fallait que j’interprète moi-même entièrement mais j’ai insisté car pour moi, c’était un très beau symbole qu’il chante cette chanson ; d’autant plus que c’est une intrigue avec deux personnages. Je l’imaginais très bien incarné ce perroquet. Par ailleurs, Benjamin a également posé des chœurs sur mon album.

Rencontre avec Valentin à l’occasion de la sortie de son premier album !

Comment décrirais-tu l’univers de ton album ?

Je dirais que c’est un univers très coloré avec des textures très différentes. Pour moi, ce disque est beaucoup plus lumineux que ce que j’ai pu faire auparavant et il prête beaucoup plus à sourire même si cela n’empêche pas de se poser des questions et d’essayer de comprendre ce qu’il y a derrière. Pour les textures, je l’explique par le fait que la palette de ce que l’on peut entendre sur l’album est assez large. Il y a beaucoup de touches synthétiques mais j’ai fait différents essais qui se rapprochent même du Rap parfois.

Avais-tu des envies musicales précises pour ce disque ?

Oui, c’était assez défini. J’ai pris mon temps avant de m’attaquer à cet album mais ensuite, j’ai vraiment enchaîné les choses. Les morceaux naissaient par deux ou trois et très vite, une cohérence s’est imposée à moi en termes de couleurs. J’ai beaucoup plus utilisé de touches électroniques que par le passé. Ma volonté depuis mon premier EP était de m’éloigner de ce qu’entendent les gens quand ils emploient très souvent péjorativement le terme variété française. Je voulais m’éloigner du chanteur avec sa guitare acoustique tout en évitant de tomber dans le Rock trop facile. Je voulais essayer d’être un peu plus fin. Une fois que j’ai fini de composer l’essentiel de mes morceaux, je suis parti en Auvergne avec notamment Benjamin et Jean-François pour finir d’arranger tout cela ensemble.

Quels sont tes prochains projets ?

L’album sort le 13 novembre et il sera accompagné de la sortie du clip illustrant « Coco & La Papaye ». La release party de l’album se fera le 11 décembre au Klub à Paris. Ce sera un grand moment de fête, il y aura évidement un concert mais également la remise des contreparties du crowdfunding. Des live sessions sortiront dès le début de l’année et nous sommes en train de travailler avec Petosaure sur leur deuxième album.

Rencontre avec Valentin à l’occasion de la sortie de son premier album !

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