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Apprenez-en plus sur Ghern et sur son nouvel EP !

Publié le par Steph Musicnation

Photo de Nicolas Burlot au campus des Tiers-Lieux

Photo de Nicolas Burlot au campus des Tiers-Lieux

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Ghern c’est mon nom. Je suis né à Paris où j’ai grandi et étudié. Je fais de la musique depuis mon adolescence ; c’était juste après l’arrivée de Nirvana et tous les groupes Britpop des années 90 comme Blur et Oasis. J’ai eu plusieurs groupes dans lesquels j’écrivais et je chantais, toujours en français. Jusqu’au jour où pour ne plus dépendre d’une formation Rock qui comportait systématiquement une batterie, une basse et une guitare, j’ai décidé de faire de la musique tout seul. J’ai fait ça à mon rythme, chez moi, comme si je travaillais un peu mon jardin. Je me suis mis à faire des chansons qui correspondaient mieux à ma voix. En parallèle j’ai fait une école de son,mais j’ai fini par bosser dans une maison de disque; ça m’a permis de rencontrer beaucoup d’artistes et cela m’a constamment encouragé à continuer la musique.

Ghern est-il réellement un projet solo ?

J’ai avancé tout seul mais il est arrivé un moment où j’ai réalisé qu’en demandant de l’aide à d’autres, je pouvais faire mieux. J’ai travaillé avec Fred Lefranc,l’ingénieur du son qui a enregistré et mixé mes deux EPs, mais aussi avec Gauthier Vexlard à la batterie. Gautier joue avec Talisco et a un projet electro qui s’appelle VXL. Sur l’EP on peut entendre également Lola Frichet, la bassiste de Pogo Car Crash Control. Je pense qu’ils ont réussi à apporter leur patte, et un peu de leur fantaisie. Enregistrer avec eux, ça m’a permis de revoir la musique comme une aventure entre amis et finalement, de vivre ma culture Rock.

Apprenez-en plus sur Ghern et sur son nouvel EP !

Ta musique a-t-elle évolué depuis la parution de « Réconcilier » ?

Elle a peut-être gagné en légèreté, en simplicité je crois. Grâce à « Réconcilier » j’ai rejoué en concert, ce que je n’avais pas fait depuis un moment. Je débarquais juste avec ma guitare dans des bars ou des clubs parisiens. Cela m’a inspiré de nouvelles chansons encore plus axées autour du guitare-voix, et cela m’a mis dans d’autres dispositions pour composer « Fortune ».

De quoi as-tu voulu parler sur ce nouvel EP ?

Quand j’écris des chansons, je suis sensible à des suites d’accords qui vont créer des ambiances et m’inspirer des émotions… Des émotions que je vais chercher à décrire, grâce aux paroles. Quand on écoute « Fortune » on peut reconnaître des sentiments de solitude mais aussi une envie de se dépasser soi-même. Ce sont des émotions simples, que tout le monde connaît, mais que j’essaie de décrire avec suffisamment de précision pour que cela soit ancré dans notre époque.

En écoutant ton disque, on sent le projet intime et sensible ; est-ce que c’est ce que tu mettrais en avant dans ton projet musical ?

C’est vrai que depuis toujours, des amis me font remarquer que je parle de choses très personnelles. Mais je ne m’en rends pas compte. J’ai l’impression d’avancer masqué, avec des figures poétiques et avec des mots qui vont me permettre de cultiver le mystère. C’est comme si je brouillais les pistes…avec quelques énigmes et un peu d’ironie. J’espère quand même ne pas être ambigu. J’ai besoin que l’émotion soit canalisée. Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que mes chansons soient plus intimes que ce que la plupart des gens montrent sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas l’impression d’être impudique.

Photo de Nicolas Burlot au campus des Tiers-Lieux

Photo de Nicolas Burlot au campus des Tiers-Lieux

Peux-tu expliciter pour nous la citation présente sur la jaquette de ton disque et qui dit « A toi qu’on adore, à toi que l’on maudit, Fortune » ?

Fortune est une déesse romaine que l’on pouvait vénérer et craindre, car la chance et la malchance ne dépendaient que de son bon vouloir. On sait tous que la vie peut basculer en quelques secondes dans quelque chose de très heureux ou de terriblement dramatique. Cela questionne sur le sens de notre existence…Et comme personne n’a jamais vraiment réussi à me renseigner là dessus, je me dis que la meilleure chose que nous ayons à faire dans la vie, c’est juste d’expérimenter ses bons et ses mauvais côtés.

Si ton disque était l’expression d’une émotion, quelle serait-elle ?

Je ne sais pas si cette émotion a un nom,mais ce serait le fait que les choses n’ont pas à être parfaites. C’est le message le plus important de « Fortune ». Nous avons le droit de rater. De rater complètement. De rater en beauté. D’ailleurs, quand ce n’est pas parfait, c’est le plus souvent intéressant, ou drôle. Les accidents peuvent créer de la folie, mais aussi de la poésie. Ils peuvent enseigner la sagesse aussi. Il ne faut pas viser la perfection. Comme a dit Brian Eno, « je préfère tirer la flèche, et ensuite dessiner la cible autour ».

Peux-tu nous en dire plus sur la mise en images de ton titre « Les Rochers » ?

J’ai utilisé un extrait du film « L’Aurore » de Murnau qui est un réalisateur Allemand de la fin des années 20. J’ai vu ce film il y a longtemps et il m’a marqué. Le fait qu’il soit ancien, cela laissait de la place à une autre « bande originale ». Quand j’écrivais « Les Rochers », j’ai eu l’image de ce couple qui doit se battre la nuit contre les éléments, pour tenter de vivre son histoire d’amour. Ça matchait parfaitement.

Photo de Nicolas Burlot au campus des Tiers-Lieux

Photo de Nicolas Burlot au campus des Tiers-Lieux

Avec quels artistes aimerais-tu collaborer à l’avenir ?

C’est difficile de répondre comme ça, il y a tellement d’artistes que j’écoute et que j’aime beaucoup. Si je devais donner quelques noms, alors les premiers qui me viennent à l’esprit sont Philippe Katerine et Vimala Pons. Je suis très ouvert pour travailler avec d’autres. C’est toujours enrichissant.

« Fortune » est sorti début juin, quel bilan dresserais-tu quelques mois après ?

Je suis content de l’accueil qu’il a eu. Beaucoup de gens m’ont dit que ce disque me ressemblait, alors ça fait très plaisir. Les gens m’ont reconnu à travers ces chansons, cette pochette et ce clip que j’ai réalisé en Italie. J’aimerais jouer ces chansons encore un bon moment. Cet EP n’est qu’un début mais je souhaite le garder longtemps avec moi.

Quels sont tes prochains projets ?

Je suis en concert à Paris le 8 novembre au Breakfast Club. Je serai aussi le 22 à La Boulange, invité par Francoeur. Bien sûr j’ai hâte de partir en régions pour présenter « Fortune » en live. Sinon un très chouette remix des « Rochers » devrait bientôt sortir et j’aimerais faire une vidéo pour « Je pensais venir de l’espace ». Enfin, j’espère surtout que la fortune me sera favorable et qu'elle va me réserver plein de belles surprises !

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