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Rencontre avec Foray à l’occasion de la sortie de son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

© DR Columbia Records

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Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je viens de Rouen, je suis Normand depuis 37 ans et je fais des chansons depuis l’âge de 15 ans. J’ai appris la musique en autodidacte et j’ai fait partie de pas mal de groupe. L’idée de faire un projet solo est née il y a 4 ans quand j’ai commencé à faire de la musique tout seul car les groupes avaient splitté les uns après les autres. J’ai fait écouter mes maquettes à des gens sur Paris, ça a fait effet boule de neige et je me retrouve maintenant à sortir un premier album chez Columbia et j’en suis ravi.

Pourquoi es-tu passé de Nord à Foray ?

J’ai signé chez Columbia il y a un an et cela a réveillé un ancien Nord qui chantait dans les années 90 et au début des années 2000. Même s’il avait arrêté, il n’a pas voulu que je m’appelle comme lui et j’ai dû changer de nom. Alors que j’aimais ce que racontait le pseudo Nord à mes débuts, j’ai préféré tourner la page afin de ne plus avoir ce spectre au-dessus de moi. A cause de cela, tout a été décalé car mon album aurait dû sortir en début d’année.

© DR Columbia Records

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Peux-tu expliciter pour nous le titre de ton premier album ?

Un grand turn over est un moment de ta vie où tu te rends compte que tu es vraiment en plein dedans que ce soit dans ton travail, dans tes émotions, dans ton corps et dans ta relation avec les autres. Pour moi, le grand turn over est un peu un tourbillon. En gros, notre corps est une entreprise et nous faisons au mieux avec pour gérer les accidents et les changements car je pense que nous changeons tout le temps. Dans mes chansons, je parle pas mal des sentiments et des vagues à l’âme et ça m’allait bien que ce disque s’appelle « Grand Turn Over ». En amour, nous sommes constamment dans un grand turn over avec des émotions qui changent, des choses qui se remplacent et des choses que l’on n’arrive pas à remplacer mais on essaie de faire avec.

Musicalement parlant, où te situes-tu ?

Je vais dire que c’est une base de chanson française car j’écris en français depuis quelques années mais en revanche, au niveau du style, ça a un peu évolué et je ne me situe pas dans un style particulier. J’écoute à la fois des choses très Folk ; je suis très fan de Leonard Cohen ; des choses Rock car je viens de là ; mes premières émotions ont été construites avec Nirvana ; et maintenant des choses Electro qui m’ont attiré sur le tard comme Simian Disco Mobile ou LCD Soundsystem et qui m’ont fait avancer dans ce projet solo. Pour résumé, Foray est un projet Pop dans le sens large du terme, Electro, chanson française avec un mélange d’influences qui résonnent en moi.

Quels thèmes abordes-tu sur « Grand Turn Over » ?

En plus de l’amour, j’aborde la joie ; que ce soit la vraie ou la fausse ; il y a un peu de second degré car j’aime me moquer de ma propre face comme dans « L’Indélicate » où je me pose la question de comment on peut faire face au monde et à l’autre. Sans non plus se prendre la tête, il y a des questions un peu sociologiques car j’aime bien traiter les failles de l’être humain.

© DR Columbia Records

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Salle de boxe, stade de foot, le sport est présent dans deux de tes clips ; cela sous-entend-t-il que tu as eu une vocation de sportif ?

J’aurais bien voulu être footballeur quand j’ai commencé le foot. C’est quelque chose qui me faisait un peu rêver à l’époque. En 1993, l’OM était championne de l’UEFA. Le sport m’a permis à être sociable, j’avais ce besoin d’aller vers l’autre et je me suis fait des potes en jouant en club. Je faisais aussi du dessin pour m’évader et la musique est arrivée très vite après et je n’ai pu m’en séparer. Pour ce qui concerne les clips, je ne voulais pas être vraiment à l’image et je voulais que ce soit des femmes qui soient mises en lumière afin que cela apporte une autre force. L’énergie qu’elles dégagent est différente de la mienne mais elle est complémentaire. Il y a un truc qui est fort. Ce ne sont pas des actrices, ce sont vraiment une boxeuse et une footballeuse et elles n’avaient jamais tourné. Il y a eu une vraie rencontre.

Qu’est-ce qui prédominerait dans ton projet musical ?

Le contact ; peut-être ; la libération ou le lâcher prise. Je crois que le plus important est de pouvoir exprimer ce que tu veux et de pouvoir le faire auprès des gens qui le voudront bien.

© DR Columbia Records

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Tu écris tes textes ; y mets-tu toujours du personnel dedans ou racontes-tu des histoires d’autres personnes ?

Il y a un peu des deux sur « Grand Turn Over ». Il y a pas mal de je qui viennent vraiment de moi, de situations que j’ai pu vivre ou qui sont auto-fictionnelles. En revanche, j’ai essayé de décaler un peu l’écriture en calant un il ou un elle afin de voir plus large en allant vers une fiction afin de me confronter à un autre point de vue.

Pourquoi n’as-tu inclus sur ton album que « Drunk » déjà présent sur l’EP « L’Amour S’En Va » ?

« Drunk » a été le premier titre que j’ai lancé et c’est peut-être ce qui a fait que j’en suis là. « Drunk » a été ma petite porte d’entrée car à l’époque, je venais de ma province et je n’avais jamais eu accès aux médias. Ce titre a quand même quelques années maintenant mais c’était l’occasion de le remettre dans cet album car il est important pour moi. Il y a dans « Drunk » cette idée de point de départ qui se retrouve dans ce « Grand Turn Over ».

Il n’y a pas de duos sur « Grand Turn Over » et tu chantes en français ; ça devient presque rare de nos jours sur un premier album…Cela pourrait-il changer à l’avenir ?

Pour le moment, ce n’est prévu car j’écris tout le temps en français ; à moins que je ne tombe amoureux d’une autre langue. J’aimerais voyager grâce à la musique et trouver peut-être une autre langue. J’aimerais bien faire des duos mais pour le moment, tout est hypothétique. Pour l’instant, j’essaie de faire mon chemin tout seul. Je n’ai pas envie de faire un duo pour un duo, j’ai envie qu’il y ait une vraie rencontre.

© DR Columbia Records

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Qui sont les artistes qui peuplent ta culture musicale ?

En dehors de ceux qui ont été cités plus haut, je vais te dire The Beatles et même John Lennon en solo, Buddy Holly ; en France, des artistes comme Brel, Brassens, j’ai beaucoup aimé Mathieu Boogaerts, Dominique A, Deportivo

Quel mot te viendrait immédiatement à l’esprit pour résumer « Grand Turn Over » ?

Challenge !

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