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Rencontre avec l’humoriste Manon Lepomme pour son spectacle « Non, Je N’Irai Pas Chez Le Psy » !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Régis Falque

Photo Régis Falque

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Manon Lepomme, je suis une comédienne Belge et même Liégeoise plus précisément. Je fais du seul en scène depuis cinq ans et de façon professionnelle depuis deux ans. Avant de ne vivre que du spectacle, j’étais prof. Actuellement, je présente mon nouveau spectacle qui s’appelle « Non, Je N’Irai Pas Chez Le Psy ».

« Non, Je N’Irai Pas Chez Le Psy » a-t-il des similitudes avec ton premier spectacle intitulé « Je Vous Fais Un Dessin ? » ?

Il n’y a absolument aucune similitude entre ces deux spectacles. J’ai écrit moi-même le texte du second spectacle avec un coauteur alors que le premier était constitué de reprises de textes. Je pense que le seul point commun a ces deux spectacles serait mon énergie.

Est-ce que ce nouveau spectacle est plus autobiographique que le premier ?

Totalement. C’est un spectacle très personnel qui parle d’histoires que j’ai vécues et de « ma vie ». Le personnage que j’incarne me ressemble beaucoup plus, je dirai que c’est moi mais en dramaturgé. 80% des choses que je raconte sont vraies et ce qui fait un peu peur, c’est que ça fait rire les gens. C’est très autobiographique même si c’est romancé sauf la partie sur mes grands-parents.

Rencontre avec l’humoriste Manon Lepomme pour son spectacle « Non, Je N’Irai Pas Chez Le Psy » !

Quels sont les thèmes abordés dans ton nouveau spectacle ?

Il y en a beaucoup et le fil conducteur serait je suis comme je suis, ce n’est pas parce que l’on pense que je suis cinglée que je devrais consulter, ce n’est parce que j’aime bien pleurer et aller à des enterrements que je devrais aller chez le psy. Je fais ma thérapie sur scène et c’est drôle pour tout le monde. Je parle de l’image que l’on a de la femme, celle qui doit faire super gaffe à ce qu’elle mange et qui ne peut pas avoir un bourrelet qui dépasse ; moi, j’en ai et c’est comme ça, je ne me prive pas de manger et encore moins sur scène. Je parle également de la façon dont j’ai vécu le fait que mes grands-parents avaient tous les deux Alzheimer et cela me permet d’aborder la façon dont on traite les personnes âgées en maison de retraite. Je parle aussi du fait que j’ai été prof et que si j’avais continué, c’est là que j’aurais dû aller un psy car quand on est prof, on devient complètement barré.

Quel serait le message de ton spectacle ?

Soyez ce que vous êtes !

Tu n’es pas toute seule sur ce nouveau spectacle ; peux-tu nous présenter tes acolytes ?

Mon coauteur s’appelle Marc Andreini, c’est un comédien, auteur et metteur en scène Liégeois. Je l’ai rencontré il y a trois ou quatre ans maintenant. J’avais vu deux seuls en scène totalement différents qu’il avait coécrits avec des comédiens et qui étaient vraiment adaptés à eux. En les voyant, je me suis dit que moi aussi, j’avais envie de collaborer avec quelqu’un qui rentre totalement dans mon univers et qui s’adapte à moi. Nous avons commencé à travailler ensemble et ça a très bien fonctionné. Mathieu Debaty mon metteur en scène est également un comédien Liégeois. Je voulais vraiment que ce soit Mathieu qui me mette en scène car on se connait autant à la vie qu’à la scène puisque nous sommes amis depuis plusieurs années. Mathieu est quelqu’un de très exigeant et j’avais besoin de quelqu’un qui me pousse dans « mes derniers retranchements ». Je ne regrette vraiment pas mon choix car si ce spectacle est ce qu’il est, c’est vraiment beaucoup grâce à lui. Mathieu n’avait jamais mis en scène quelqu’un d’autre que lui et forcée de constater qu’il a fait un super boulot et maintenant, plein d’artistes lui demandent de les mettre en scène. Je remercie Mathieu car il m’a apporté beaucoup de choses sur scène et il m’a fait évoluer dans mon jeu.

Photo Régis Falque

Photo Régis Falque

As-tu su très tôt que tu voulais être humoriste plus tard ?

Dès mes 6-7 ans, je voulais devenir comédienne et faire rire. Je ne voulais donc pas forcément être humoriste et être toute seule mais il y avait cette volonté d’être sur scène et de faire rire.

Qu’est-ce qui te fait rire mais pas forcément les autres et inversement ?

Il y a beaucoup de gens qui aime l’humour un peu méchant mais moi, je ne suis pas très fan de ça. Je ne supporte pas qu’on se foute des gens dans le public. Je pars du principe que les gens viennent pour passer un bon moment et pas pour être humiliés. Ça peut paraitre narcissique de dire cela mais moi, je me fais rire. Je me suis cassée la figure récemment et j’éclate de rire alors que les gens autour de moi s’inquiètent. Je suis très bon public et beaucoup de choses me font rire. J’aime, par exemple, les personnages maladroits et ceux qui peuvent être très silencieux. Comme je suis très bon public, je peux aller voir un spectacle, rire du début jusqu’à la fin et dire finalement que c’est de la merde après réflexion.

Photo Henry Magerès

Photo Henry Magerès

Le public Français est-il plus difficile à conquérir que le public Belge ?

A vrai dire, j’avais très peur du public Parisien. J’ai déjà pas mal joué en France et notamment à Avignon mais on a toujours cette phobie du public Parisien blasé et exigeant. Cela se passe très bien mais c’est un public vraiment différent tout comme le public Bruxellois n’est pas le même que le public Liégeois ou Carolo tout comme le public du vendredi n’est pas le même que celui du samedi et cela se vérifie à chaque fois et dans n’importe quelle ville. Il y a autant de publics que de jours. Moi qui avais très peur, je suis ravie car cela marche, les gens rient beaucoup, ressortent contents et beaucoup de gens me font la bise après le spectacle.

Peux-tu nous parler de ton histoire presque amoureuse avec le merveilleux ?

(Rires). Il faut savoir qu’à la base, je ne suis pas spécialement fan du merveilleux mais j’adore manger que ce soit sucré ou salé. J’avais envie de parler de cette gourmandise et du fait d’aimer bien manger sur scène. Nous étions partis sur un gâteau et c’est Marc Andreini mon coauteur qui a assez vite dit pourquoi pas un merveilleux qui est un gâteau très visuel et beau. En Belgique, tout le monde sait ce que c’est et en France, le merveilleux commence à se répandre. Quand on ne le connait pas, c’est assez facile à expliquer : de la meringue, de la crème fouettée et des copeaux de chocolat. Ce qui est à la fois drôle, intéressant et émouvant, c’est que ma grand-mère dont je parle dans le spectacle est décédée au mois de mars et à son décès, on m’a révélé que le merveilleux était son dessert préféré. Je me suis dit que c’était un bel hommage et que je continuerai à manger des merveilleux à sa place.

Photo Henry Magerès

Photo Henry Magerès

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir te découvrir au Point Virgule pour quelques dates encore au mois de janvier ?

Je pense qu’il faut venir maintenant parce qu’après, Manon Lepomme ne sera plus beaucoup là car je pars en tournée en France, en Belgique et en Suisse. On essaiera de revenir au Point Virgule mais cela ne sera pas possible de revenir de façon aussi régulière. Venez car vous allez vous marrer ! Vous allez rire, être émus, vous allez peut-être pleurer, vous aurez envie de manger, vous ressortirez de bonne humeur et vous vous direz que les Belges sont géniaux !

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Nathalie 04/01/2018 11:14

J'ai vu son spectacle au Point Virgule le 2/1. Quelle magnifique façon de commencer l'année. Je suis fan, j'ai beaucoup ri. Les Belges ont une décontraction, un humour, un lâcher prise et je-m'en-foutisme extraordinaire. Il faut la voir !