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Le groupe Evergreen vous en dit plus sur leur EP et sur leur prochain album !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Laura Weaver

Photo Laura Weaver

Comment s’est formé le groupe ?

Michael : Le groupe s’est formé en 2008 à Paris et nous nous appelions au début We Were Evergreen. Fabienne et moi, nous nous connaissions d’un cours de théâtre, nous avons joué « Les Femmes Savantes » ensemble.

William : Nous, nous nous sommes rencontrés au Conservatoire du XIVème arrondissement, nous avions le même maestro Thierry Miroglio un très bon professeur de percussions qui nous a tout appris.

M : Nous avons commencé très vite à jouer sur scène avant même d’avoir beaucoup de morceaux et ça a été très formateur. Nous avons joué dans des petits bars et nous composions en parallèle.

W : Ensuite, nous sommes partis à Londres, nous y avons rencontré notre manageuse et nous avons signé chez Island Recordspour un premier album baptisé « Towards ».

Votre son a-t-il évolué depuis ce premier disque paru en 2014 ?

: Oui et je te dirais que nous avons envisagé différemment notre second album. Nous avons choisi de composer en trio, d’épurer les choses et de mettre un peu plus d’électronique tout en assumant plus le côté Pop de nos chansons.

: Je pense que le second album est plus lumineux que le premier. Ce disque est plus clair, nous y avons mis moins de textures.

Quelles vont être les autres nouveautés sur « Overseas » votre second album ?

: Nous chantons en Français sur « Overseas » alors qu’avant, nous nous exprimions en Anglais. Nous voulions vraiment mêler les deux sur cet album qui parle du rapport que l’on a à ces deux langues mais aussi aux territoires où l’on a vécu.

 

Photo Laura Weaver

Photo Laura Weaver

Quels vont être les sujets abordés sur « Overseas » ?

: Sur cet album, il y a la question des frontières et c’est aussi lié aux actualités politiques que nous avons vécu ces derniers temps. Nous vivions à Londres au moment du Brexit et pour ma part, je suis revenu à Paris. Nous avions un rapport ambivalent entre ces deux territoires car nous faisions beaucoup d’allers-retours et le meilleur moyen de parler de cela était de mélanger les langues. Les choses plus proches de l’enfance ou plus intimes sont plus liées au Français. Là où il y a une continuité avec le premier album, c’est sur la question de l’appartenance et du langage car cela nous a toujours marqué. Même si ce second album est plus « honnête » que le premier, il y a toujours un attachement pour les histoires que nous enrobons de poésie et d’images abstraites.

Un premier album en Anglais, un second Franco-Anglais, le troisième sera-t-il à 100% chanté en Français ?

W : Au fur et à mesure que nous grandissons, il y a des choses que nous ne nous interdisons plus. Au début du groupe, nous nous étions mis d’accord que l’Anglais était la langue du groupe. Pour le troisième, nous ne savons pas encore…

: Je pense que les deux fonctionnent bien pour nous. Quand nous avons commencé à écrire en Français cela allait bien pour certains titres mais l’Anglais restait la meilleure langue rythmiquement pour d’autres et c’est bien d’avoir cette souplesse dans l’écriture.

Pouvez-vous nous parler du choix de revenir sur le devant de la scène avec un EP plutôt que de sortir directement votre album ?

M : L’idée était d’offrir un avant-gout afin de préparer le terrain pour l’album. Les trois titres qui sont sur l’EP sont assez représentatifs de l’album. « Tongue » synthétise pas mal le rapport aux territoires dont je parlais précédemment ainsi que la dualité qu’il y a entre les deux. Ce titre mélange le Français et l’Anglais, il y en a que deux titres sur l’album et c’était une façon de présenter le nouvel Evergreen. Nous proposons sur l’EP un titre supplémentaire qui s’appelle « Face To Face » qui ne sera pas à priori sur l’album mais que nous aimons beaucoup. Nous voulions offrir des bonus avant que le public puisse se procurer l’album.

Le groupe Evergreen vous en dit plus sur leur EP et sur leur prochain album !

Pouvez-vous nous parler des remixes présents sur l’EP ?

W : Le remix de « Tongue » a été réalisé par Les Gordon qui est un pote à nous. Nous l’avons vu jouer il y a une dizaine d’années alors qu’il faisait partie du groupe Mondrian.

M : Les Gordon a fait pas mal de chemin aussi et c’est plutôt cool de continuer à collaborer avec lui car nous l’apprécions. Les autres remixes sont signés WS qui est un artiste énigmatique et Ateph que nous ne connaissons pas très bien mais qui a bien remixé notre morceau.

F : Le format de l’EP permet de s’amuser à donner des variations et faire des collaborations.

Comment est née votre collaboration avec ZHU sur « Hometown Girl » ?

F : Notre maison de disque nous a proposé cette collaboration et elle nous a envoyé le morceau.

W : Au début, c’était un essai de variante Française du titre.

: Nous avons testé des choses et cela marchait plutôt bien. A la base, c’est vraiment un morceau de ZHU mais nous avons fait en sorte que le texte en Français soit plus proche de nous et de notre univers. Au final, « Hometown Girl » est la rencontre entre notre univers textuel et la production de ZHU mais nous ne l’avons pas rencontré.

Pouvez-vous nous en dire sur le clip illustrant le clip illustrant « Aux Echos » ?

W : Nous l’avons tourné à Londres dans un lieu qui nous est cher. Village Underground est une salle de concert où nous avions joué il y a trois ans et nous en gardons un très bon souvenir.

: Michael a dirigé le clip et il a conçu la chorégraphie avec Daniel Hay-Gordon un ami chorégraphe.

M : L’idée était de partir du texte qui est un peu poétique et de construire un univers autour du sacré. J’étais inspiré par les derviches tourneurs et je trouvais ça intéressant de mettre en image le rapport du danseur au spirituel. Ce clip illustre un rituel d’initiation d’une danseuse. On illustre l’individuel face au collectif. Nous voulions garder une part d’abstrait mais les images et les corps parlent.

W : Les images vont bien avec ce thème musical qui revient comme une sorte de rituel dans « Aux Echos ».

Photo Laura Weaver

Photo Laura Weaver

Quelle serait la plus grande qualité de chacun au sein du groupe ?

W : Pour Michael, je mettrais en avant clairement son sens de la mélodie et du texte. Nous nous envoyons très régulièrement des démos et cela fait dix ans que je reçois des titres potentiels. Même si à l’air sexiste, ça ne l’est pas, je mettrais en lumière le côté chaud et féminin des textures musicales de Fabienne.

F : Je dirais que Michael a une vision d’ensemble très forte qui nous parle tout de suite que ce soit pour les morceaux, l’album ou la production. Quant à William, je parlerais de son énergie, sa force de travail et de son envie de faire tout le temps de la musique qui est hyper entrainante.

: Je mettrais en avant le côté touche à tout de Fabienne qui n’a pas peur d’expérimenter et de se lancer dans plein de nouvelles choses comme la création de notre site web par exemple. L’une des nombreuses qualités de Fabienne est de ne vraiment pas avoir peur du travail. Pour moi, William est le meilleur musicien d’entre nous. La plus grande qualité de William au sein du groupe est sa grande capacité d’adaptation pour porter les choses plus loin.

Scéniquement parlant, tournez-vous autant en Angleterre qu’en France ?

: Au moment où nous habitions tous les trois en Angleterre, nous tournions beaucoup plus là-bas.

F : Pour notre second album, nous allons faire l’inverse, nous allons d’abord plus tourner en France car il y a encore plein de salles où nous ne nous sommes pas encore produits même si dans un second temps, nous aimerions beaucoup retourner jouer en Angleterre car William et moi y vivons encore.

W : A vrai dire, nous aimerions jouer partout !

M : Nous aimerions aller encore plus loin avec ce nouvel album.

: Nous n’avons pas joué encore sur la West Coast…

F : Nous lançons un appel à ZHU ! (rires)

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