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Retrouvailles avec la talentueuse Natalia Doco pour la sortie de son second album !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Maria Paula Desch

Photo Maria Paula Desch

Que signifie le titre de ton deuxième album ?

On peut dire que le titre de mon deuxième album signifie l’incantation bienveillante. Gualicho est un mot de langue native ancienne de l’Argentine que l’on utilise encore pour dire incantation ou sortilège.

« El Buen Gualicho » est-il une continuité de « Mucho Chino » ?

Mon deuxième album n’est pas la continuité musicale du premier car j’ai été explorer d’autres choses. Je suis énormément rentrée dans le folklore Latino-Américain. C’était quelque chose qui me parlait déjà depuis longtemps mais « Mucho Chino » comme tout premier album était un peu la compilation de tout ce que j’aimais avant de me définir en tant qu’artiste et à cela s’ajoutaient les choix artistiques du label. Pour « El Buen Gualicho », j’ai fait un voyage dans la musique ancienne et traditionnelle de toute l’Amérique et je dirais même un voyage culturel dans tout ce qu’il y avait avant la colonisation. Cette recherche a été immense et très riche.

Retrouvailles avec la talentueuse Natalia Doco pour la sortie de son second album !

La sublime pochette représente-t-elle l’esprit de ton second album ?

Oui, tout à fait. La pochette représente l’esprit de l’album mais également toute cette recherche sur la sacralité féminine. Nous avons toutes et tous cette femme sacrée en nous mais les trois religions monothéistes ont annulé cette sacralité féminine depuis des années mais chez les peuples natifs de l’époque précoloniale, la femme avait un rôle cérémonial mais aussi un rôle important dans la société en tant que créatrice. Cette pochette est venue avant les chansons. J’avais fait un dessin avec tous ces symboles et ensuite, tout s’est créé autour de cela.

Il y a un peu quelque chose de Santana dans le visuel de ton album, ne trouves-tu pas ?

Ah oui ? Je n’ai pas pensé à Santana ni à aucun autre homme pour cet album car je n’ai cherché que des déesses qu’elles soient de l’Egypte, de l’Atlantide ou même présentes dans les tarots.

Comment et où sont nées les chansons de ton nouveau disque ?

Ces chansons sont nées durant une période très difficile car je devais encore tourner avec « Mucho Chino », j’étais sous contrat avec mon ancien label et mon ancien tourneur et je devais chanter mes anciennes chansons alors que j’étais très frustrée car je voulais faire autre chose. Il y a eu tout un chemin de composition pour arriver à ce second album qui est le fruit d’une recherche. Je suis passée par des montagnes émotionnelles et cela se ressent dans ces nouvelles chansons qui sont nées en France puis qui ont été travaillées en Argentine.

Photo Maria Paula Desch

Photo Maria Paula Desch

Quels sont les thèmes abordés dans « El Buen Gualicho » ?

C’est une œuvre complète. C’est une incantation que je me fais à moi-même et que j’offre au public. Cet album représente toute une période de travail personnel, spirituel et très rituel de deux ans et demi. Il y a des changements de chanson en chanson car il y a différentes phases de lune ; parfois, elle est noire et on ne la voit pas et parfois, elle est pleine et magnifique. Cet album représente tous ces cycles durant lesquels j’ai appris à me vaincre et à aller de l’avant.

Quel sortilège jettes-tu au public avec « El Buen Gualicho » ?

(Rires) tous ! Quand je monte sur scène, je me prépare beaucoup spirituellement parlant. Quand je donne un concert, je ne veux pas simplement chanter, je veux être un canal qui laisse passer plein de choses, je veux donner et être utile quelque part. Si je devais définir ce sortilège, je dirais que ce serait un sortilège d’encouragement qui permettrait aux gens d’être conscients de leur pouvoir et surtout les femmes.

Photo Hugues Anhes

Photo Hugues Anhes

Tu as créé ton propre label me semble-t-il ; peux-tu nous en dire plus ?

J’ai été très frustrée par « Mucho Chino » qui n’était pas à 100% ce que je voulais faire. Cet album à amener une rupture complète, j’ai créé mon propre label pour pourvoir faire exactement ce que je voulais faire.

Quels sont tes prochains projets avec ton label ?

J’en ai plein et je ne sais pas comment tous les réaliser ! Avec mon label Casa Del Arbol, j’aimerais devenir une sorte de « Robin Des Bois », j’aimerais gagner de l’argent grâce à la musique en Europe et produire des artistes qui chantent le traditionnel des peuples des peuples Latino-Américains. Je pense qu’idéalement, nous pourrions créer un certain équilibre à notre échelle. A la vieille époque de la colonisation, l’Europe est venue en Amérique Latine et a tout volé, sans aucun respect de la culture et maintenant, nous pourrions prendre l’argent ici et le rendre dans les territoires pour préserver la culture. J’ai l’impression que nous y gagnerions tous et c’est sans violence.

 

Photo Hugues Anhes

Photo Hugues Anhes

On sent que tu es une personne simple, sincère et très inspirée par la nature ; si tu avais la possibilité de participer à « Rendez-vous En Terre Inconnue », où aimerais-tu aller ?

Il y a un peuple en Colombie qui vit encore en société matriarcale et ce peuple n’a jamais été conquis par le Christianisme. J’adorerais y aller, c’est tout un périple très difficile pour y accéder. Il y a un désert à traverser et il est défendu par des enfants, un peu comme dans « Peter Pan ».

Quels sont tes prochaines actualités par rapport à l’album ?

Le clip de la chanson « Respira » est sorti il y a peu de temps. Ce clip en animation est très important pour moi car je l’ai réalisé avec une amie avec qui j’étais à l’école maternelle mais que j’avais perdu de vue depuis des années. Quand je l’ai retrouvée, je suis tombée complètement amoureuse de son œuvre, il s’en dégage beaucoup de sensibilité et je trouve qu’il y a beaucoup de ressemblances entre ce qu’elle dessine et ma musique. Je serais en concert le 18 novembre au Café de la Danse à Paris et le 22 novembre au Metronum à Toulouse.

Photo Hugues Anhes

Photo Hugues Anhes

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