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Rencontre avec les Nantais de Das Kinø lors de leur prestation live au Bar à Bulles à Paris !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Aurélie Crouan

Photo Aurélie Crouan

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

David : Nous nous sommes rencontrés par l’intermédiaire de Christophe Declerq un ami batteur qui jouait dans Smooth le groupe dans lequel j’évoluais avant. Nous avons fait 11 ans de camion ensemble et nous avons été pas mal diffusés sur Nova notamment. Après Smooth, j’ai monté un autre projet qui s’appelait DTWICE avec un esprit à la LCD Soundsystem et Talking Heads. Je cherchais une nana aux claviers et Christophe qui jouait déjà dans des bars avec Léa m’a dit qu’il connaissait une fille super, hyper jolie et qui jouait très très bien. C’était il y a cinq ans.

Comment est né Das Kinø ?

Léa : David avait quelques bandes dans son ordinateur et un soir, il m’a fait écouter tout cela. Ces morceaux étaient prévus pour un éventuel quatrième album de Smooth. Comme j’adore les mélodies de David, j’ai eu envie qu’on fasse quelque chose avec ces morceaux et qu’on les sorte.

D : Léa a récupéré ces morceaux et avec toutes ses années de conservatoire, elle a retourné les arrangements et réécrit quelques parties. Cela explique pourquoi nous sommes arrivés tout de suite avec un album car nous avions une quinzaine de titres que nous avons tous co-composés à 50/50 ensemble.

Photo RBKrecords

Photo RBKrecords

Pourquoi ce choix de nom de groupe ?

D : Cela fait longtemps que j’avais envie de ce nom-là. Je suis un fan d’Allemand car j’ai eu la chance d’avoir une prof qui m’a fait aimer cette langue. Das Kinø est une façon de rendre hommage à la musique cinématographique que j’adore et à la musique électronique Allemande qui a influencé énormément d’artistes dont Bowie à la belle époque.

Que symbolise pour vous « The Call Of A Vision » votre premier album ?

D : De nous deux, c’est moi qui m’expose le plus dans les textes. J’ai 40 ans et je suis arrivé à un moment de ma vie où j’ai besoin que la musique devienne une confidence ; chose que je n’avais pas forcément envie ou eu le courage de faire avant. Dans chaque texte, je me « sers » de Léa qui est une confidente pour moi dans la vraie vie. Sans aucune prétention et avec mon humble expérience, j’ai eu envie de transmettre quelques clés de vie avec cet album.

De quoi parlez-vous dans vos textes ?

D : Dans ces confidences, j’aborde notamment ce qu’est le désir pour un homme de 40 ans, ce qu’il peut incarner, les choix que l’on peut faire d’un point de vue de la séduction, du sexe, …On dit que la vie commence à 40 ans et je commence à savoir pourquoi. Tu as suffisamment de vécu pour savoir ce qui fait mal.

Rencontre avec les Nantais de Das Kinø lors de leur prestation live au Bar à Bulles à Paris !

Comment s’organise le travail au sein de Das Kinø ?

D : De nous deux, c’est Léa qui fournit le plus de travail. J’incarne pour ma part le côté électronique de Das Kinø, je suis dans la recherche de textures sonores et dans la production. Pour moi, notre duo fonctionne bien car nous avons une complémentarité de compétences. Léa, sans se la raconter, crée des accords sur mes mélodies Pop.

Je trouve que si l’on vous présente comme un duo Electro Pop, c’est un peu trop réducteur. Quel mot ajouteriez-vous pour présenter votre univers ?

L : C’est la grande question que nous nous posons ! Il y a des touches de classique dans les arrangements orchestraux, il y a des touches de Jazz dans nos improvisations, il y a de l’Electro avec les machines et un peu de Rock de temps en temps avec la guitare de David.

D : Quand on nous pose cette question, nous avons nous-mêmes du mal à y répondre. J’aimerais dire que nous aimerions répondre que nous faisons de la musique de bon gout. Après, nous pourrions procéder par élimination, il n’y a pas de Reggae, pas de Zouk, pas de Rap, pas de Hard Rock…tout le reste est du ressenti. Si nous avions à coller un mot à Electro, ce serait expérience. Nous sommes forcément influencés par des artistes car nous écoutons beaucoup de choses. Das Kinø est un laboratoire, nous essayons des choses.

« Ton Exil » est-elle la pièce centrale de votre premier album ?

D : C’est un peu délicat car ce titre est formaté comme un single mais c’est sans le vouloir que nous avons mis un maximum de notre histoire dans « Ton Exil ». Rien n’a été calculé. Tout s’est fait naturellement. Nos morceaux préférés de l’album sont « Electric Jungle » et « Grand Royal » et se sont des morceaux où il y a très peu de chant.

Que raconte cette chanson ?

D : « Ton Exil » raconte une histoire de tentations de la vie auquel un homme fait face et c’est l’amour qui tient les choses dans tout cela.

Photo RBKrecords

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Quelles ont été vos envies sur votre premier clip ?

D : Nous venons d’écrire et de réaliser un clip qui vient d’être tourné et qui va sortir très bientôt mais pour notre premier clip, nous avons donné les clés à un réalisateur Montréalais qui s’appelle Mathieu Renoult. Nous l’avons laissé s’approprier l’histoire. Nous avons été filmés par un cadreur en France sur un fond blanc avec des lumières. Il nous a fait faire du Tai Chi pendant toute une journée (rires), nous ne savions pas où nous allions mais nous lui avons fait confiance. Mathieu dirigeait les choses via Skype. C’est parti au Canada sur un disque dur, c’est revenu avec un clip et nous nous sommes dit wow, le mec avait tout compris. Le réalisateur a mis en images la double lecture de « Ton Exil », il y a un côté nature et bucolique avec Léa et un côté plus urbain et masculin avec moi.

Pouvez-vous nous expliquer le choix de la double langue Franco-Anglaise ?

D : Tout simplement car je garde encore une forme de pudeur dans la confession grâce à l’Anglais. Celui qui voudra vraiment creuser, il traduira les paroles afin d’en comprendre le sens. Le prochain album ne sera pratiquement qu’en Français.

Photo RBKrecords

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Quels sont vos prochains projets ?

D : Cet automne, nous avons pas de dates et c’est assez équilibré entre Das Kinø et Hifi Gen notre second projet musical. Nous travaillons beaucoup en ce moment dans notre studio. En fonction des jours et des envies, nous avançons sur un EP pour Hifi Gen qui est un projet très Electro et ancré dans la nuit. Nous travaillons, en parallèle, sur le prochain album de Das Kinø que l’on espère pour la rentrée 2018. Nous accompagnons un peu d’autres projets dans la réalisation et comme nous sommes des éternels insatisfaits, nous continuons à travailler sur notre live.

L : Le clip de « Wicked Love » arrive !

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