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Rencontre avec King Child à l’occasion de la sortie de leur premier album !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec King Child à l’occasion de la sortie de leur premier album !

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre rencontre ?

Jean : Avec Quentin, nous nous sommes rencontrés il y a bientôt 6 ans au sein d’un autre projet. A l’époque, je me suis retrouvé à produire le disque de son groupe, nous nous sommes bien entendus et Quentin a rejoint mon projet musical qui était un peu sur la fin. Nos deux projets se sont quasiment terminés en même temps et nous sommes restés en contact entre Lyon et Bruxelles car nous avions bien aimé bosser ensemble.

Comment est née l’aventure King Child ?

J : J’avais des morceaux dans mes tiroirs et il y a deux ans quand nous ne savions pas où nous allions, j’ai rappelé Quentin afin de bosser ensemble. Rien n’était planifié, nous avions juste envie de finir ces chansons. En une semaine, nous avons terminé les trois morceaux et nous en avons créé un autre. Cela a été très productif et très simple. Humainement et musicalement, nous étions vraiment sur la même longueur d’onde. Un mois après, Quentin est revenu à Lyon, nous avons fait deux nouveaux titres et on s’est dit qu’on allait partir sur un album. Un an après, nous avions plus d’une dizaine de titres, nous avons fait une petite vidéo et trouvé un nom de groupe. Personnellement, j’ai déménagé à Bruxelles, monté un label, nous avons monté une équipe et pris un attaché de presse pour la Belgique et pour la France.

Rencontre avec King Child à l’occasion de la sortie de leur premier album !

Qui fait quoi dans King Child ?

Quentin : Jean aura toujours une part plus implicite dans King Child car il est ingénieur du son et il a le matériel pour produire mais nous trouvons l’inspiration ensemble.

J : Quentin écrit les textes et moi la musique mais nous fonctionnons beaucoup en vases communicants. On se nourrit l’un de l’autre et pour tout te dire, on ne jette quasiment jamais rien.

Q : Dans l’écriture, j’essaye de rester le moins précis possible afin de laisser place à l’interprétation. Je pars toujours de sujets qui nous parlent à tous les deux.

Pourquoi avoir baptisé votre duo King Child ?

Q : La question du nom du groupe s’est très rapidement posée. Nous étions partis sur une idée mais ce nom était déjà pris. Finalement, c’est en écrivant une chanson que je voulais intituler à la base « King Child » que ce nom m’est apparu comme une évidence.

J : King Child représente beaucoup de choses pour nous dont notre génération. Par ailleurs, nous avons tous les deux des enfants, nous voyons bien tout ce qu’ils peuvent avoir de nos jours et tout ce à quoi ils peuvent avoir accès et en tant qu’Européens, nous faisons ce constat que nous sommes hyper « gâtés » alors que nous nous plaignons beaucoup. Il y a donc un côté enfant roi. Dans ce nom, il y a un côté enfantin et amusement que nous retrouvons dans la musique mais en même temps, il y a un côté plus sombre et décadent.

Que raconte le titre « 23 Février » ?

J : Tous les premiers jets des morceaux que nous créons portent le nom du jour où nous les avons faits. C’est juste une question pratique pour mieux me retrouver mais ensuite, les morceaux sont rebaptisés autrement sauf cette chanson. « 23 Février » est née entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles. Rapidement, le texte est venu à parler de violence au sens large dont notamment des violences faites aux femmes. Nous avons voulu garder cette date en Français qui venait trancher avec le fait de chanter en Anglais. C’est le seul petit mot en Français que nous avons gardé dans le projet.

: C’était une période dont il était nécessaire de se souvenir.

: Plein de choses sont arrivées également à cette période dans nos vies personnelles et la chanson pourrait en parler de façon beaucoup plus large.

Rencontre avec King Child à l’occasion de la sortie de leur premier album !

Pouvez-vous nous parler plus en détail du clip illustrant ce morceau ?

Q : Nous avons pas mal réfléchi à ce qu’on allait faire comme clip surtout sur ce sujet-là. Nous avons voulu principalement mettre la femme en valeur avec des physiques totalement différents mais toutes aussi belles les unes que les autres. Nous avons essayé de tourner quelque chose d’assez poétique.

J : Il fallait trouver un fil conducteur car les couplets parlent plus spécifiquement d’une femme et de la violence qu’elle peut ressentir psychiquement, moralement et physiquement alors que le refrain tend plus à parler d’une violence globale. Il y a une progression dans le clip qui permet de mettre ça en avant avec des jeux de lumières. Selon comment elles sont éclairées, leurs visages changent tout comme les expressions. Quand elles apparaissent dans la lumière, on se rend compte qu’elles ont été marquées physiquement mais on se rend compte aussi qu’elles peuvent encore sourire ; c’est comme si ces femmes disaient vous pouvez nous faire ce que vous voulez mais quoiqu’il arrive, nous sommes plus fortes que cela, nous resteront debout, vous ne pouvez pas atteindre notre liberté et nous nous relèverons toujours. Sur les refrains, nous ne voulions pas aborder la violence globale de manière crue en plaquant des images et l’idée des projections et des couleurs sur cette femme nue est arrivée. Le contraste est assez fort car on projette des images de foules et de guerres sur cette femme qui assume son corps et qui est presque rayonnante.

« 23 Février » donne-t-il le ton musical de « Meredith » votre premier album ?

Q : Oui, d’une certaine manière sauf qu’il faut bien se dire qu’en écoutant l’album, il y a énormément de couleurs différentes qui passent. « 23 Février » montre notre aspect musical mais ce titre ne représente pas toutes les couleurs de l’album.

: En effet, ce ne serait pas possible mais c’est un bon mélange car il y a dans ce titre un côté un peu spatial avec des arrangements fournis. Il y a des touches électroniques et synthétiques, une base de piano et de batterie, il y a un mélange comme toujours entre l’électronique et l’acoustique. La chanson est évolutive avec une fin un peu ambiante presque progressive mais avec une mélodie Pop.

Rencontre avec King Child à l’occasion de la sortie de leur premier album !

Qu’abordez-vous comme thèmes sur « Meredith » ?

Q : Même si toutes les chansons sont liées par un fil conducteur, elles abordent des sentiments différents mais qui se rejoignent tous les uns les autres. Sur « Meredith », on aborde généralement les épreuves de la vie, les relations affectives e tje te dirais que nos titres sont des prises de conscience. Pour te citer quelques exemples, la chanson « Meredith » qui ouvre l’album a à voir avec l’image de la technologie qui s’immisce de plus en plus dans nos vies, il y est question d’un ordinateur qui tombe amoureux d’une femme. « Bending Time » parle d’une histoire d’amour personnelle. En composant le morceau avec Jean, j’ai fini par faire une analogie au niveau du texte avec le fait de plier l’espace-temps pour retrouver quelqu’un comme si l’amour était plus rapide que la lumière malgré la distance. « Butcher » aborde la rupture quant à « Grief », cette chanson parle de la perte d’un être cher…

J : Les textes restent toujours assez poétiques et on y retrouve toujours des images. Pour nous, au final, le plus important reste l’émotion.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la pochette de votre album ?

J : La pochette a été réalisée par Grégoire Dalle qui est un artiste qui vit à Lille. Il y a trois ans, il avait fait un dessin pour la couverture d’une magazine Lyonnais et j’avais trouvé ça génial. Je m’étais intéressé à son travail et je lui avais envoyé un message pour le féliciter. Le temps a passé, nous avons commencé à composer l’album et nous voulions développer un univers graphique qui nous plaise. Nous avons contacté Grégoire, il a écouté nos démos et il nous a demandé de lui présenter les thèmes principaux de l’album. Nous lui avons fait toute une liste de mots et il s’est inspiré de mots clés pour faire la pochette de l’album. Nous lui avons laissé une carte blanche totale. Le travail s’est fait sur une période de six mois environ et à chaque étape, il nous envoyait une épreuve que nous trouvions géniale à chaque fois. Pour nous, il a réussi à synthétiser beaucoup plus que ce que nous aurions pu espérer. On a juste hâte de refaire un album pour retravailler avec lui.

Rencontre avec King Child à l’occasion de la sortie de leur premier album !

Votre projet musical se développe-t-il sur scène en France et ailleurs ?

Q : Essentiellement en France et en Belgique pour le moment.

: Nous avons fait une première date à Bruxelles avant de partir en tournée promotionnelle en France et pour les releases officielles de l’album nous sommes entre Bruxelles et Paris. Nous serons en concert le 28 octobre à La Bellevilloise. On a complètement à cœur de partir partout que ce soit en Hollande, en Angleterre, en Allemagne ou dans les Pays de l’Est…

Comment inviteriez-vous nos lecteurs à découvrir votre musique ?

Q : Venez découvrir notre chaîne Youtube, vous y découvrirez quelques-unes de nos prestations en live et le clip officiel de « 23 Février ».

J : Les vidéos live ne sont pas retouchées, c’est donc ce que vous entendrez en concert en venant nous voir sur scène et je pense, très sincèrement, que personne ne sera déçu.

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