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Rencontre avec deux des membres du groupe Livingstone, du Rock avec un grand R !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Alain Cianci

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Pouvez-vous présenter Livingstone à nos lecteurs ?

Thomas : Je m’appelle Thomas Chazerain, je suis chanteur et guitariste dans le groupe Livingstone qui est originaire de Sèvres dans les Hauts-de-Seine.

Romain : Je m’appelle Romain, je suis batteur dans Livingstone et notre groupe est complété par Théo qui joue de la basse. La formation à trois existe depuis le début des années 2010 juste avant la première tournée aux Etats-Unis.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

: J’ai rencontré Théo en CP et nous avons commencé à faire de la musique en 3ème. Nous aurions dû commencer en CP car peut-être que nous aurions percé en 3èmeau lieu de percer à plus ou moins à 29 ans (rires). Nous avons déniché Romain sur Guitariste.com ce qui est assez original pour un batteur.

: Ils ont posté une annonce sur un forum mais nous n’avons pas tout de suite joué ensemble. Ils m’ont contacté pour jouer de la batterie mais au final, nous avons monté un groupe en parallèle à Livingstone.

Photo Alain Cianci

Photo Alain Cianci

Pourquoi avoir choisi de vous appeler Livingstone ?             

T : En 2009/2010, nous étions quatre dans le groupe, il y avait un second guitariste et nous picolions à Cardinal-Lemoine au Wall qui est un super bar Rock. Nous cherchions un nom à ce moment-là et en sortant, nous sommes tombés sur un restaurant Thaïlandais qui s’appelait Livingstone.

R : On s’est dit que c’était un bon nom et que ça sonnait bien. Ce qui est plus logique pour le groupe est la référence à Dr. Livingstone l’explorateur.

Comment présenteriez-vous votre premier album éponyme ?

: En fait, c’est notre deuxième album mais c’est le premier à être diffusé, le premier est sorti en indé et il s’appelait « Explore » en référence justement à Dr. Livingstone. Nous avons fait cet album en indé afin de pouvoir partir en tournée aux Etats-Unis et démarcher les salles là-bas. Ce disque était plutôt un élément de communication. C’est durant nos trois tournées aux USA que nous avons composé à trois ce premier album éponyme diffusé.

T : Cet album est un aboutissement de trois années. Nous l’avons composé et finalisé entre 2014 et 2016.

R : Pour t’expliquer notre processus de création, on crée un morceau en répét’, on le joue en live jusqu’à ce qu’on parte du principe qu’il est fini pour nous.

T : Cet album est le résultat d’un travail qui se prolonge sur la scène car l’essentiel de notre travail se fait en live. Nous sommes assez minimalistes en studio, nos structures sont rodées et nous mettons que très peu d’arrangements.

Rencontre avec deux des membres du groupe Livingstone, du Rock avec un grand R !

Musicalement parlant, on ne peut pas dire que vous ne faites que du Rock, ça serait restrictif comme terme ?

R : On retrouve plusieurs styles musicaux sur ce disque. On peut y retrouver le folklore Américain comme sur « Give Me All Your Loving » qui est même à la limite Country. Il y a également des choses plus Stoner comme « That Cold ».

: Globalement, c’est une trame de Rock et de Blues. Notre évolution musicale est liée à nos expériences mais également à notre évolution personnelle. Je dirais que tout ce qui est proche de la Folk et de la Country était plutôt du registre de l’ancien album. Nous avons évolué vers quelque chose de plus Rock Stoner mais avec une grosse influence Blues qui se perpétue.

Que retenez-vous de votre road trip Américain ?

R : Si tu veux jouer tous les soirs, c’est clairement le pays où il faut aller. Dans toutes les villes, il y a des bars qui font jouer tout le temps des groupes. Les musiciens ont un très bon niveau.

T : Scéniquement parlant, ils sont très forts. Même dans un bar lambda, les gars en veulent, ils savent ce qu’ils font et ils ont une vraie notion du show-business.

Photo Alain Cianci

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Le public Américain est-il différent du public Français ; si oui dans quel sens ?

: Le public Américain sort pour boire un verre tout en regardant un concert. Il y a plus de spontanéité chez les Américains car ils ne prévoient pas à l’avance d’aller voir un concert, c’est dans leur culture.

: Les Américains veulent payer pour voir des groupes qu’ils ne connaissent pas. Les Américains sont enthousiastes à venir, ils sont très démonstratifs et généreux.

R : Ils soutiennent vraiment les groupes.

De quoi parlez-vous dans vos chansons ?

: C’est du Blues, cette musique a un côté universel que j’aime bien. Ce sont des choses personnelles mais universelles même si tu parles à la première personne de ce que tu vis et de ce que tu ressens sur des sujets qui touchent tout le monde comme l’amour ou tes problèmes. Nous écoutons également beaucoup de choses qui sont plus Rock psychédélique et du coup, j’aime inclure des images nébuleuses ou mystérieuses dans mon écriture.

Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de faire ce métier ?

T : A la toute base, je te dirais ACDC pour Théo et moi.

: Pour ma part, je te citerais Free et King Crimson. Le côté Garage/Stoner est venu plus tard.

T : Même si cela ne se ressent pas dans notre musique, quand nous étions au collège dans les années 2000, nous écoutions Jack White ou Rage Against The Machine et ce sont eux qui nous ont amené à écouter les classiques comme ACDC, ZZ Top ou Aerosmith.

R : Nous avons chacun nos trucs mais au final, nous nous sommes rendu compte que nous écoutions beaucoup de Rock Américain.

Photo Alain Cianci

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Quelles sont les forces de Livingstone selon vous ?

T et R : L’énergie, le live et l’authenticité.

Quels sont vos prochains projets ?

T : Pour l’instant, on se concentre sur le fait de faire vivre cet album en live avec beaucoup de dates à venir à partir de septembre surtout en France.

R : Ce n’est pas écarté qu’on aille en Allemagne ou en Belgique mais pour le moment, il n’y a rien de précis. Notre priorité est la France. Quelque chose se prépare à Paris pour début décembre.

T : Nous jouerons le 22 septembre à La Défense ; en octobre, nous serons en première partie de Mademoiselle K, nous avons des dates notamment à Lyon mais aussi près d’Avignon et de Toulon.

R : Toutes les dates sont sur notre page Facebook.

Le second album est-il déjà quelque part dans un coin de vos têtes ?

T : J’ai plein de compos dans ma besace et certaines démos sont bien avancées.

R : On était un peu en stand-by car nous avons à coté une formation acoustique et je pense que nous allons reprendre le travail à la rentrée.

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