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Rencontre avec le groupe BESS afin d’en apprendre plus sur « Human » leur second album !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec le groupe BESS afin d’en apprendre plus sur « Human » leur second album !

Guillaume, peux-tu présenter le groupe à nos lecteurs et nous dire comment BESS s’est formé ?

Dans BESS, Matthieu est à la guitare, Clément à la batterie, Patrick à la basse, André à la guitare et moi, je chante et je joue de la guitare. Nous venons de Perpignan et je te dirais que BESS existe depuis 7 ans maintenant. J’ai commencé le groupe avec Matthieu et nous avons fait des scènes à deux durant environ 2 ans et demi. Notre musique a commencé à plaire et nous avons notamment fait la première partie de Selah Sue. Un ingé son qui était présent nous a proposé d’enregistrer quelques titres dans son studio, ce que nous avons fait l’été suivant et c’est à ce moment-là que nous avons rencontré Patrick et Clément. Le courant est plus que bien passé entre nous. Nous avons commencé une aventure à quatre, nous avons fait notre premier concert en 2013 sous cette formation et nous avons sorti notre premier album « Everybody Wants To Have A Good Life » dans la foulée. Cet album nous a permis de gagner quelques tremplins dans notre région. En 2014, après avoir gagné le Tremplin des Déferlantes, nous avons pu partir faire une tournée de 50 dates dans de beaux festivals notamment. Nous avons enchainé il y a un an sur un second album. Pour ce deuxième opus, nous avons pris André comme cinquième membre dans le groupe. Ce petit projet modeste que nous avions commencé à deux a grandi, nous nous sommes retrouvés entourés par des gens de talent et maintenant nous essayons de développer le projet nationalement en jouant partout où l’on veut bien de nous.

Que signifie le nom du groupe ?

BESS est à l’origine un prénom féminin. Je trouve qu’il y a une certaine féminité dans notre musique, je dis cela notamment par rapport à la mélancolie et à l’écriture. BESS est également le diminutif de British Essence et cela rappelle mes racines profondes qui sont ancrées dans la Britpop.

Rencontre avec le groupe BESS afin d’en apprendre plus sur « Human » leur second album !

Comment nous présenterais-tu « Human » par rapport à « Everybody Wants To Have A Good Life » ?

J’ai écrit quasiment tout seul le premier album. Je suis arrivé en studio avec les chansons, j’avais déjà tout en tête et du coup, j’ai laissé peu de liberté aux autres membres même si chacun a apporté sa patte. Je te dirais que « Everybody Wants To Have A Good Life » est une sorte de best of des chansons que j’avais depuis longtemps, que j’aimais bien et que j’ai enfin pu concrétiser sur un disque. Cet album m’a permis de passer à autre chose et il m’a amené à travailler le deuxième album plus avec le groupe. C’est toujours difficile de dire que le deuxième album est plus personnel ou moins influencé mais j’espère tout simplement qu’il nous ressemble.

De quoi parle BESS sur « Human » ? Quel est le « message » de cet album ?

Il y a notamment une chanson que j’ai écrit le 08 janvier 2015 au lendemain des attentats de Charlie Hebdo. J’ai envie de dire que comme toutes les chansons, elle a été écrite à partir d’une émotion forte. Je ne suis pas très fort en communication et les chansons me permettent de me dévoiler un peu et d’y mettre ce que je ressens. Nous voulions être dans le partage et dans les rencontres avec « Human ». Je pense que la vie n’est faite que de rencontres et sans elles, nous ne serions pas là aujourd’hui. Cet album raconte l’observation du monde qui nous entoure, que cela soit joyeux ou pas. Il y a un côté mélancolique dans nos morceaux mais nos musiques jouées sur scène donnent le sourire aux gens et elles font qu’en principe le public passe un bon moment.

Pourquoi avoir mis du Français dans « J’Aimerais » ?

Ecrire en Français n’a pas au départ une vocation. Jusqu’à maintenant, j’ai toujours écrit en Anglais mais j’avais quand même envie d’essayer le Français. Comme je me suis toujours dit que je n’assumais pas vraiment le fait de chanter en Français sur scène, je voulais y aller par petites touches en mettant quelques mots qui sonnaient bien et que j’assumais. « J’Aimerais » est un peu en Français mais je crois que cela a déclenché quelque chose dans l’écriture et nous sommes en train d’écrire en Français.

Rencontre avec le groupe BESS afin d’en apprendre plus sur « Human » leur second album !

BESS s’exporte-t-il hors de nos frontières ?

Etrangement, je l’ai beaucoup fait avant BESS. J’ai joué pas mal en Europe dans des petits bars de manière confidentielle mais nous ne l’avons pas encore fait avec BESS. Nous ne sommes pas loin notamment de l’Espagne qui est un pays qui aime le Rock et la Pop et cela donne des pistes à explorer.

Cet été va-t-il rimer avec concerts pour vous ?

Oui, cet été va rimer avec concerts mais également avec studio. Il va y avoir beaucoup de projets musicaux. Le 18 juillet, nous allons jouer avec Supertramp au magnifique festival Live Au Campo !, nous allons nous produire également au Château Royal de Collioure le 27 juillet et nous serons présents à la première édition du festival Larockéenne des Albères le 05 août.

La suite de « Human » est-elle déjà écrite ?

La suite de « Human » est en cours d’écriture mais nous avançons à grands pas.

Photo Fred Fouché

Photo Fred Fouché

Que mettrais-tu en avant dans BESS ?

Tout d’abord l’amitié et le talent car je suis tous les jours fier de jouer avec des gens talentueux. BESS est une histoire de groupe, d’amitié, de partage et de rencontres. Il n’y a que du positif dans cette vraie belle aventure de vie.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer ?

J’aurais bien écrit pour Thom Yorke mais il n’a pas besoin de moi (rires). Je te dirais que toutes les collaborations sont enrichissantes mais pour te donner quelques noms, je te citerais le groupe Américain Big Thief, le groupe Français Baden Baden, le groupe Belge Balthazar et les chanteurs Miossec, Saez même si c’est un personnage noir et Marvin Jouno que j’adore, je me suis retrouvé dans son écriture, nous n’écrivons pas la même chose mais presque et c’est assez impressionnant.

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