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Maryvonne Beaune vous en dit plus sur son one woman show « Nous Les Humains » !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Saloi Jeddi

Photo Saloi Jeddi

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Maryvonne Beaune, humoriste, comédienne et auteur. J’ai aussi été danseuse, après avoir fait des études qui n’avaient rien à voir avec le milieu artistique. J’ai fini récemment par me décider à me lancer seule sur scène. J’ai écrit quatre pièces avant « Nous Les Humains » -mon premier one woman show- et pour tout te dire, c’est à cause ou grâce à mon beau-frère, qui m’a dit un jour que je n’aurais pas les « couilles » de m’écrire un spectacle rien que pour moi. Finalement, je l’ai fait. Sans couilles mais avec un ordi.

Comment décrirais-tu ton One woman show « Nous Les Humains » ?

Au départ je présentais « Nous Les Humains » comme une « déclaration d’amour aux humains, ces choubidous, qui sont capables du pire comme du pire ». Même si je dénonce les travers des humains, cette espèce qui mène le monde à sa perte, je continue de croire que cette espèce-là a aussi besoin de beaucoup d’amour. En ce moment, je le présente comme étant « un spectacle d’humour sur la fin du monde » et je dis aux gens de venir car ils vont rire quand même, si si.

Photo Saloi Jeddi

Photo Saloi Jeddi

Pourquoi l’avoir baptisé ainsi ?

Ce titre m’est apparu, même si ça peut sonner un peu mystique. Tous les titres de mes spectacles me vont venus un jour ainsi et cela dès ma première pièce « Paris*Rock*You ». C’était encore une déclaration d’amour, mais à Paris, « ma ville que j’aime mais qui me tue parfois, alors Rock you ! Paris », comme si je lui disais Paris: fuck you !, mais en plus positif… Bref, je me fais des nœuds au cerveau parfois (rires). « Nous Les Humains » est parti d’un livre que j’avais chez moi « Conservations With God » de Neale Donald Walsch. Je me suis dit que j’allais commencer le spectacle (que j’allais écrire six mois plus tard) en ayant une conversation avec Dieu, et que le spectacle s’appellerait « Nous Les Humains ». Après, il faut l’assumer un titre pareil, c’est comme un prénom. Je m’y suis faite ! Et puis je dis NOUS, je me mets dans le même sac que toute l’humanité !

Que retrouve-t-on dans ce spectacle ?

On y retrouve toutes mes angoisses (rires)! Mais je pense que ce sont également celles de plein de gens, je pense notamment au réchauffement climatique ou à la sixième extinction de masse : On en parle mais personne n’agit pour que cela s’arrange ! Ca craint pour nos enfants, mais bon, on fait comme si de rien n’était ! Notre déni face à des nouvelles pareilles me fascine. Alors j’ai besoin d’en parler, pour, je l’espère, faire un peu évoluer les choses, à mon niveau !… Les différents thèmes abordés dans mon spectacle sont présentés sous forme de sketchs avec personnages et aussi stand up, mais pour moi, tout est relié.

Qu’est-ce que t’a appris le stand up ?

J’aime parler aux gens et c’est ce que m’a appris l’exercice du stand up. Le stand up est assez récent pour moi qui viens de l’écriture théâtrale. J’ai la chance de collaborer depuis quelque temps avec Certe Mathurin, j’apprends plein de choses! Le stand up exige d’être limpide, percutant, d’aller droit au but et ceci n’empêche pas d’être profond même avec des rires. Après on se calme, j’en suis au début du chemin ! Au tout tout début du chemin !!!

Photo Saloi Jeddi

Photo Saloi Jeddi

« Nous Les Humains » véhicule-t-il un message ?

Alors… Il y a une définition de la sagesse que j’adore, qui dit que la sagesse est la recherche d’un maximum de lucidité tout en continuant à chercher le maximum de bonheur. C’est génial, non ? Ce serait ça le message. Soyons conscients, mais continuons d’être heureux. Et ce qui rend heureux c’est d’agir ! C’est de sortir de l’impuissance dans laquelle nous plonge l’observation de l’horreur du monde. Retrouver sa puissance. Le colibri (de Pierre Rabhi) qui fait sa part est une image très puissante car elle redonne de l’espoir en notre capacité d’agir !Faire sa part, faire de son mieux, tous les jours…

A qui destinerais-tu ton spectacle ?

J’aurais envie de dire à tous, que ces messages sont universels. Même si j’ai bien conscience que je vois le monde à partir de mon prisme de Parisienne un peu bobo, qui a le temps de se poser toutes ces questions. Je ne lutte pas pour survivre. Or beaucoup d’humains luttent tous les jours juste pour ne pas crever de faim. Alors manger bio et sauver la planète en devenant végétarien, ce n’est pas trop leur sujet. On a tous nos luttes selon l’endroit d’où on parle. J’ai écrit ce spectacle il y a 1 an, et mon point de vue sur lui continue d’évoluer. C’est un spectacle vivant où ma pensée est toujours en mouvement. Je cherche encore... Avec le public aussi, d’ailleurs.

Photo Mélanie Yonge

Photo Mélanie Yonge

Quels sont les retours que l’on te fait le plus souvent ?

« Qu’est ce que j’ai ri », ça revient souvent et ça me fait bien plaisir ! Parfois, on me remercie de parler de ces sujets, qu’il faut en parler. Il n’est pas rare d’avoir des débats au café à côté du théâtre ! J’adore discuter avec le public après le spectacle !

As-tu un passage de prédilection dans ton spectacle ?

C’est une bonne question ! J’aime beaucoup Ursula. Ce personnage pathétique et sublime, est inspiré du bouffon, discipline que j’ai abordée quand je faisais l’Ecole du clown du Samovar. Le personnage d’Ursula m’est apparu exactement le soir du cabaret de l’école : j’ai pris une tenue d’infirmière, me suis maquillée avec du blanc de clown et me suis mise à parler allemand. De plus, je suis passionnée par les femmes qui se sont fait refaire le visage pour rester jeunes et, pour moi, Ursula est complétement refaite. Elle est victime de la double injonction - intenable - faite aux femmes : « Tu n’as pas le droit de vieillir » ET « tu n’as pas le droit d’avoir recours à la chirurgie esthétique». La voie est sans issue. Quoi qu’elle fasse, elle sera moquée, décriée : « vieille » ou « refaite »…

Enfin, grâce à Ursula j’aborde un sujet qui m’est cher : la pornographie actuelle et même la « pornocratie » comme l’appelle Ovidie, l’ancienne actrice X devenue réalisatrice. Il y a une violence faite aux femmes dans la pornographie qui est passée sous silence. Or, elle éduque nos enfants dès lors qu’ils ont un smartphone et rien n’est fait pour protéger ni les enfants, ni les femmes. Encore un gros déni de notre société sur le sujet…

Maryvonne Beaune vous en dit plus sur son one woman show « Nous Les Humains » !

Quel va être l’avenir de ce spectacle ? As-tu d’autres envie artistique en parallèle à ton spectacle ?

Pour ma dernière représentation de la saison, ce mardi à La Comédie des 3 Bornes à 19h, je prépare une petite surprise ! Suis toute heureuse !!! Le spectacle reprendra à la rentrée, dans le même théâtre,à un horaire très chouette : tous les jeudis à 20h15. Cela permettra aux personnes qui sortent un peu plus tard du travail de venir me voir. Je souhaite à « Nous Les Humains » de continuer de grandir et d’évoluer dans d’autres quartiers et en province ! J’ai des envies de vidéos, de théâtre, et aussi de rejouer mes pièces, cette fois ci à la mise en scène !

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir découvrir « Nous Les Humains » pour la dernière à La Comédie Des 3 Bornes ce mardi ?

Les chéris, cette dernière est quasi complète, mais surveillez mon Facebook pour la rentrée ! Et je dirais aussi… Allez viens, on va rire ! Mais pas que...!

Maryvonne Beaune vous en dit plus sur son one woman show « Nous Les Humains » !

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