Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Louis Arlette vous présente son nouveau single et ses projets !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Laurent Seroussi

Photo Laurent Seroussi

Comment nous présenterais-tu musicalement ton nouveau single intitulé « Le Naufrage » ?

« Le Naufrage » est clairement un morceau Pop. C’est une chanson qui a un message assez sombre et je voulais justement éviter de la rendre déprimante. J’ai travaillé sur plusieurs versions de ce single avec l’aide de mon équipe. Au départ, « Le Naufrage » avait été enregistré dans une version plus lente et plus solennelle mais elle manquait de pulsation. Le format Pop s’est imposé au morceau de lui même. Au final, il me rappelle certains morceaux d’Indochine ou d’Etienne Daho et c’est drôle car ce n’était pas la direction de base. Nous avons néanmoins gardé une certaine lourdeur dans « Le Naufrage » car cela me tient à cœur de garder ce côté « ancré dans le sol », « massif ».

De quoi parle cette chanson ?

C’est un morceau enjoué qui parle de la mort en faisant une métaphore très utilisée en littérature. J’aime énormément « Le Livre De L’Intranquillité » de Fernando Pessoa où il exprime toutes ses incertitudes et ses angoisses par rapport à la vie,dont il parle notamment comme d’un « bateau qui serait parti d’un port » et dont on ne connaitrait pas la direction. Cette métaphore m’a beaucoup marqué.

Peut-il y avoir plusieurs lectures ?

Ce serait peut-être aux auditeurs de me le dire. Je n’ai pas placé de double sens dans ce titre même si j’en place régulièrement dans mes morceaux.

Photo Hugo Nouzille

Photo Hugo Nouzille

Un clip est-il prévu ?

Absolument. Nous allons tourner ce clip prochainement avec Julien Reymond qui est un réalisateur que j’aime beaucoup. Julien est un homme de concept et il a une vision toujours assez poétique des choses. On peaufine encore tout cela mais il a déjà trouvé un concept qui me plait énormément, quelque chose de très pur, de très simple et de très esthétique. J’ai vraiment hâte !

« Le Naufrage » est assez différent de ton EP sorti en septembre dernier. Peux-tu nous en dire plus sur cette évolution musicale ?

Je suis ravi que tu aies remarqué cette évolution car elle est volontaire et il y a une suite logique à tout ceci. L’EP a été enregistré très vite, un peu à la « Punk » en 15 jours. Nous voulions quelque chose d’assez humble, de simple, de brut et d’immédiat. Comme je viens du studio, j’avais à la base des envies un peu « démesurées », mais cela a été un exercice pour moi de désacraliser un peu cet univers du studio afin de revenir à des choses beaucoup plus simples. Je ne regrette absolument pas de l’avoir fait car cela m’a fait réfléchir à la musique, à la façon dont je voyais mes morceaux et à ce que je voulais faire avec ce projet en ne me « cachant » pas derrière une production. En revanche, je savais que j’avais un an pour faire l’album et j’ai eu envie de l’attaquer avec une recherche plus approfondie. J’ai beaucoup été soutenu par Air qui m’ont permis d’enregistrer dans leur magnifique studio et cela m’a permis d’aller vraiment au fond des choses, comme par exemple le fait de pouvoir faire trois ou quatre versions finalisées pour « Le Naufrage ». Nous avons fait de longues séances de batteries afin de trouver les meilleures sonorités possibles, en essayant de varier, nous avons enregistré des violons, des synthétiseurs étonnants et les séances voix ont été beaucoup plus poussées. Au final, cela crée déjà une évolution et puis, il y avait cette volonté de se rapprocher de la musique industrielle que je défendais à la base. Je pense que je développe un pont plus affirmé avec des groupes comme Nine Inch Nails, par exemple.

Photo Christophe Crenel

Photo Christophe Crenel

« Le Naufrage » donne-t-il le ton de ton premier album ?

Oui et non. C’est une introduction. Certes, il y a un ton car dans « Le Naufrage », il y a cette recherche de son que nous avons faite et cette volonté de morceaux plus produits, plus compacts et plus riches en sonorités. Mais en même temps ce n’est qu’une introduction car il y aura beaucoup de surprises dans l’album.

Peux-tu nous dévoiler quelques exclusivités sur ce premier pas discographique en LP ?

Mon album contiendra 12 titres et il sortira en octobre prochain. Les 4 titres de l’EP ont été repris dans des versions différentes. Ce n’était pas une « solution de facilité » car ce sont ces nouvelles versions qui m’ont finalement demandé le plus de travail. Je peux te dire que sur l’un de ces titres, je ferai un duo avec une super chanteuse qui va aussi bientôt faire de très belles choses de son côté. J’ai également fait mes premiers morceaux « engagés » dans cet album. Il y a toujours des références aux éléments, dont la mer, dans mes textes, il y a des engagements éthiques, politiques ou des réflexions sur le monde actuel.

Photo Frederic Petit

Photo Frederic Petit

Comment s’est passée ton expérience au Pic D’Or ?

C’était très surprenant de participer à un concours. Cela m’a rappelé mes années d’études et de conservatoire. Il y avait cette ambiance d’attente où tout le monde est un peu gêné mais en même temps content d’être ensemble, comme si nous étions tous « dans un même bateau », (rires) malgré la compétition. Quand on s’oriente dans la musique, ce n’est pas forcément ce que l’on recherche, c’est même plutôt ce qu’on essaye de fuir; alors revenir là-dedans est assez curieux mais cela s’est très bien passé grâce à l’organisation du Pic D’Or, qui est extrêmement bienveillante et arrive à placer le concours sous le signe du respect. J’y ai rencontré de super artistes et cela joue un grand rôle, car le fait d’apprécier ce que font les autres donne un sentiment de partage, on n’a pas envie de se battre contre quelqu’un que l’on aime bien. Le fait d’y remporter le prix de la musique a été une très belle récompense.

Comment nous présenterais-tu tes performances en live ?

Dans un premier temps, il n’y a pas grand-chose qui va changer. Je suis en train d’étudier une évolution où je serais encore seul mais avec plus de machines. Nous travaillons sérieusement, en revanche, sur une nouvelle mouture avec des musiciens afin d’incorporer de la batterie et des guitares. Je n’ai pas envie de faire cela à la légère et cela représentera le travail de cet été. Pour moi, c’est toujours un compromis d’être seul sur scène, c’est un exercice de style à la fois génial et frustrant. Mais je pense avoir atteint le stade où le côté « challenge » cède le pas au côté « frustrant » et donc il faut faire quelque chose.

Photo Frederic Petit

Photo Frederic Petit

En parallèle à l’arrivée de ton premier album, écris-tu pour d’autres artistes ?

Je n’ai jamais écrit de morceaux pour d’autres artistes mais je fais toujours des arrangements pour d’autres projets, comme dans la mode ou la publicité, avec Jean-Paul Goude, par exemple. Cela apporte une certaine légèreté à la création. Concernant les morceaux, ils sortent de moi-même sans que je les « demande, » je ne suis pas encore un « fonctionnaire » de l’écriture, mais à l’avenir, l’écriture pour d’autres viendra peut-être sans que je me l’impose.

Quels sont tes prochains projets ?

Je serai en concert le 07 juin à la Péniche Antipode avec le chanteur Garner et j’aurai une date au Hasard Ludique en septembre. Le clip illustrant « Le Naufrage » arrivera cet été et l’album paraitra en octobre. Une tournée se profile début 2018. D’autres surprises sont en préparation.

Commenter cet article