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La chanteuse Natalia Moscou vous présente son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Johan Sandberg

Photo Johan Sandberg

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Il y a une version courte sur Soundcloud et qui me présente comme une Wannabeblack Asian girl making white music et cela me définit bien. J’adore toutes sortes de musiques. Moi qui ai grandi en Russie, j’ai écouté la musique Slave alors que je suis Asiatique. Plus sérieusement, je te dirais que je suis auteur, compositeur et interprète. J’écris en Français et je fais de la chanson Française. Pour mon premier album, j’ai été en quelque sorte productrice.

Ton album s’intitule « C’Est Personnel », est-ce parce qu’il faut le prendre comme un journal intime ?

C’est une question très difficile pour moi car je dis toujours qu’il faut écouter mes chansons pour me connaitre car elles me ressemblent beaucoup même si je n’ai pas envie que l’on m’y reconnaisse. Dans cet album, il y a en effet beaucoup de choses très personnelles et intimes, c’est un journal intime mais ce n’est pas une autobiographie car je me suis inspirée aussi d’histoires d'amis.

Photo Ada Yu

Photo Ada Yu

Comment est né ce disque ?

J’ai commencé à préparer ce disque toute seule dans mon coin mais j’ai été très bien entourée pour sa réalisation. Je te dirais que j’avais déjà accumulé un certain nombre de chansons et que l’album m’a pris au moins trois ans. Je voulais un son original pour mon album, j’ai écouté beaucoup de choses et je dois dire que j’adorais le groupe The Cardigans. J’ai voulu travailler avec Tore Johansson qui a réalisé la plupart de leurs disques. Tore est une grande star en Suède. Mon producteur m’a mis en contact avec lui et l’enregistrement de l’album a été génial. « C’Est Personnel » a été enregistré dans son studio en Suède et je te dirais qu’il a pu avoir lieu grâce à l’aide financière de beaucoup de personnes. Cet album est une œuvre collective !

Pourquoi cet album ne sort-il que maintenant ; la musique n’était-elle pas une évidence pour toi ?

Ce n’était pas une évidence car j’ai grandi dans un pays compliqué où j’ai connu la perestroïka et il y avait également tout un passif du côté Coréen de ma famille. Il y avait une sorte d’insécurité pour le lendemain dans ma famille et on m’a toujours dit qu’il fallait que je fasse plein d’études et un métier pragmatique qui me permettrait de ne pas m’inquiéter pour le lendemain. On m’a beaucoup poussé à faire médecine mais je ne me suis pas sentie tout à fait capable et j’ai opté pour des études de droit. A la fac de droit en France, j’ai rencontré des copains qui étaient à Sciences Po et je suis allée y étudier la finance. J’ai donc fait de longues études et ensuite, j’ai travaillé dans la finance. Cela explique pourquoi cela a pris autant de temps mais en parallèle à tout cela, je faisais quand même des morceaux dans mon coin dans ma chambre.

Photo Christophe Bouquet

Photo Christophe Bouquet

Quels thèmes abordes-tu sur ce premier pas discographique ?

Je n’ai pas encore trouvé de thèmes plus intéressants à mon âge que celui des relations humaines. Je parle de relations avec les hommes même si elles ne sont pas toujours amoureuses, j’aborde le thème des relations ratées ou qui n’ont pas eu lieu, je parle également d’amitié dont l’amitié homme-femme…

Je trouve que tu as un univers assez Pop 60’s et cinématographique ; suis-je dans le vrai ?

Ce que tu me dis me fait très plaisir ! L’émotion que je couche sur le papier vient de moi et elle est voulue en revanche, la façon dont je voulais l’entourer n’était pas réfléchie, elle est venue naturellement. Je pense que j’ai peut-être un goût prononcé pour le côté 60’s mais aussi pour cette façon de concevoir les chansons. J’ai grandi en écoutant les musiques de films Russes dans les années 70 et cela m’a nourri inconsciemment.

D’où est venue l’idée d’un duo avec Philippe Katerine sur « Je Suis Un Garçon Sensible » ?

Quand j’ai écrit cette chanson, je l’imaginais bien chantée par une fille et un garçon ; la fille aurait dit les paroles destinées au garçon et inversement. Je voulais qu’il y ait une confusion des sexes sans avoir une connotation sexuelle. Cette chanson parle du changement des rôles dans la société et de leur évolution. Il fallait un chanteur qui puisse chanter cette mélodie avec une voix espiègle et Philippe Katerine a été une évidence pour moi. Philippe a une voix aigüe, il chante très bien et il n’a pas peur des mélodies complexes. Je savais que Philippe saurait détecter le deuxième, troisième ou quatrième sens dans cette chanson. Nous nous étions déjà croisés sur l’un de ses albums.

Photo Marie Husson

Photo Marie Husson

Peux-tu nous parler du scénario du clip l’illustrant ?

Ce clip a été rendu possible grâce à un crowdfunding, je l’ai produit et il a été réalisé par Marie et Nicolas un couple d’amis. Nous avons réfléchi ensemble et nous avons écrit le scénario avec Thomas l’un de leurs amis. L’idée était de montrer qu’il y a un homme et une femme en chacun de nous. Dans le clip, je tue l’autre sexe en moi. Pour une question de budget, les réalisateurs ont voulu que je joue tous les rôles. Finalement, je pense que c’était une bonne idée et nous nous sommes beaucoup amusés avec toute l’équipe. Le clip a été tourné dans la maison de Sam qui est un fan. Cela a été une aventure amicale et collective.

Cela t’a-t-il donné des envies de cinéma ?

Je ne vais pas te mentir, cela m’a traversé l’esprit. C’est quelque chose d’hyper captivant et excitant mais je suis consciente que c’est un métier que l’on n’apprend pas en deux minutes. La musique me prend déjà beaucoup de temps et d’énergie. C’est un rêve très ambitieux que je n’écarte pas car il faut continuer à rêver mais pour l’instant, il n’est pas très réaliste.

Photo Christophe Bouquet

Photo Christophe Bouquet

Qui sont les artistes qui t’inspirent ?

J’écoute beaucoup d’artistes différents mais je n’ai jamais pensé à eux comme des inspirations ou sinon ce sont des inspirations inconscientes et digérées. J’aime beaucoup notamment The Beatles, The Beach Boys, Angelo Bandalamenti, Ennio Morricone et Joe Hisaishi.

Ce premier album va-t-il être défendu sur scène ?

J’espère, oui. Pour le moment, je n’ai pas encore de tourneur mais j’ai déjà fait par exemple la première partie de Brigitte et aussi celle d’Adrienne Pauly à La Maroquinerie. La scène est quelque chose que j’aime, sur laquelle j’aimerais travailler plus et que j’aimerais pratiquer davantage.

Quels sont tes prochains projets ?

Un nouveau clip se prépare et c’est Ada Yu la photographe qui a réalisé la pochette de mon album qui réalisera la vidéo illustrant « Vertiges ».

Photo Franck Magaddino

Photo Franck Magaddino

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