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Retrouvailles avec le chanteur Garner dont le titre « J’Ai Peur » est en plein dans l’actualité !

Publié le par Steph Musicnation

Retrouvailles avec le chanteur Garner dont le titre « J’Ai Peur » est en plein dans l’actualité !

Comment nous présenterais-tu ton EP « En Plein Coeur » par rapport à ton album « Bas Les Armes » ?

Je présenterais ce disque comme un épisode un peu plus Electro. Nous avons un peu abandonné la petite touche Rock qui persistait sur le précédent même s’il y a encore quelques guitares qui traînent ici et là. Je dirais que ce disque est aussi un peu plus tourné vers la lumière tout en gardant la traditionnelle mélancolie qui fait partie de mon ADN. « En Plein Coeur » parle beaucoup d’amour, sous l’angle de sa complexité, il y a toujours des chemins de traverses et des doubles lectures, je parle également du temps qui passe, car cela reste dans la lignée de ce que je suis en train de produire.

Pourquoi un EP ? Est-il un avant-gout de ton deuxième album ?

Pour être honnête, je n’en sais strictement rien. Dans l’idéal, j’aimerais bien envisager un album mais je pense que l’économie de la musique est en train d’évoluer tout comme le rapport des gens à la musique. Nous sommes dans une période où les plateformes d’écoute de musique en ligne telles que Deezer ou Spotify font que les gens vont écouter le titre à la carte et aller acheter le titre qui leur plait sur Itunes. De ce fait, je pense que c’est un leurre pour les artistes qui ont une petite prod d’envisager de s’investir dans un album. Attention, cela ne veut pas dire que je ne vais pas continuer à faire des chansons mais je vais les concevoir d’abord pour le live. Ces nouvelles chansons permettront aux gens qui me suivent en concert d’avoir toujours des nouveautés à se mettre sous la dent.

Retrouvailles avec le chanteur Garner dont le titre « J’Ai Peur » est en plein dans l’actualité !

« J’ai Peur » ne figure d’ailleurs pas sur ton EP…

« J’ai Peur » vient d’un désir profond d’écrire quelque chose de nouveau, cela a été une opportunité de tester un nouveau morceau sur scène et de l’offrir à ceux qui nous suivent de façon fidèle afin de justifier le fait de revenir nous voir sur scène après notre dernier concert au moment de la sortie de l’EP.

« J’ai Peur » permet d’ouvrir les yeux sur notre société actuelle. Le rôle des artistes est-il en train de changer selon toi ?

J’ai toujours été très prudent quant à l’engagement des artistes car je trouve que faire une chanson engagée est toujours un terrain très glissant. Qui sommes-nous en tant qu’artistes pour prétendre adresser à des gens qui sont censés nous écouter pour le plaisir un message qui aurait pour vertu de dénoncer quelque chose ou d’inciter les gens à aller voter. Je trouve qu’il y a parfois (souvent) un côté bienpensant dans la chanson engagée et cela m’a toujours dérangé. Il faut être habile pour ne pas être un horripilant donneur de leçon. J’aimais bien ce que pouvait faire Brassens car il y avait un engagement dans ses chansons mais c’était dissimulé dans une langue poétique d’une extrême richesse. Léo Ferré a pu dire des choses magnifiques aussi. En ce qui me concerne, qui suis-je moi pour donner des leçons de morale? Mais en même temps, la montée des extrêmes n’est tout simplement pas possible pour moi. Je suis arrivé à un vrai degré de saturation. J’avais besoin d’en parler, j’ai pris le parti d’une chanson qui est d’abord un état des lieux, car deux mondes s’opposent actuellement, l’un tourné vers le futur et l’autre tourné vers le passé.

Es-tu l’auteur du clip coup de poing illustrant « J’ai Peur » ?

Oui, j’avais en tête une idée, une ossature, je savais quel propos je voulais mettre en avant et les écueils sur lesquels je ne voulais pas m’échouer. J’ai travaillé dessus ardemment pendant des heures en recherchant des images sur Youtube. J’avais quelques notions de montage et j’ai tout fait tout seul pour le coup en tenant compte cependant des conseils de certains de mes amis.

Retrouvailles avec le chanteur Garner dont le titre « J’Ai Peur » est en plein dans l’actualité !

Peux-tu nous parler également du clip de « N’en Abuse Pas » ?

Ce clip a été tourné dans l’Yonne durant 3 jours sous la pluie au mois de septembre avec une super équipe. J’ai travaillé avec Tom Bouchet avec qui j’avais déjà fait les clips de « Je Finirai A Brest » et de « Sirop De Menthe » et Tom s’est associé à Hugo Cohen, un autre mec plein de talent. Nous avions envie d’un clip un peu plus audacieux par rapport au texte de la chanson. J’ai laissé Tom aller à « l’endroit » où il avait envie d’aller afin d’exprimer sa créativité. Je voulais quelque chose de fort et de marquant, je ne voulais pas que l’on filme simplement un couple s’engueulant dans une cuisine, ce que la chanson peut laisser penser à la première écoute. Il m’a proposé d’aller vers quelque chose de très trash. L’idée était intéressante car l’amour peut être violent même si nous ne sommes pas tous en train de nous entretuer à la moindre engueulade. C’est une vraie déclaration d’amour que de dire à quelqu’un que l’on a envie de vieillir avec lui mais en temps mais aimer ne justifie pas tous les débordements. L’amour est une des équations les plus banales et à la fois des plus complexes, il y a des affrontements, une recherche d’équilibre permanente, il y a des allers-retours, des heurts, des retrouvailles. C’est à la fois beau et éreintant.

Depuis « Bas Les Armes », Garner a-t-il évolué dans sa proposition sur scène ?

Oui, nous sommes passés de cinq à trois pour des raisons d’organisation et des raisons financières. Par ailleurs, je me tourne vers un truc de plus en plus autonome en termes de production musicale, plus électro, plus pop que je travaille en tête à tête avec Philippe Balzé mon ingé son et coréalisateur des titres. Nous avons trouvé une formule à trois, basse-séquences-claviers qui fonctionne bien, qui est plus facile à déplacer et cela répond aussi aux exigences de la loi du marché (rires). Nous nous connaissons très bien tous les trois et nous avons une grande complicité.

Retrouvailles avec le chanteur Garner dont le titre « J’Ai Peur » est en plein dans l’actualité !

Quels sont les retours que l’on te fait le plus souvent sur ta musique ?

Ils sont bons car les gens qui n’aiment pas ne me font pas de retours (rires). J’ai dû me résoudre à admettre, car ce n’était pas mon intention, que mon univers est assez clivant. Ceux qui adhèrent au projet adhèrent pleinement, ils adhèrent aux mots, à la musique, à la singularité du projet, car je pense qu’il est singulier en ce sens qu’on peut difficilement le classer, les autres s’en détournent. Le dernier EP a été particulièrement bien accueilli, les gens trouvent que les chansons sont plus dansantes, plus fun et en même temps toujours profondes.

Retrouvera-t-on un jour un album remix de Garner ?

Ce n’est pas improbable. Nous en avons discuté avec Philippe. J’apprécierais de voir peut-être ces titres remixés à l’avenir quitte à supprimer une partie du texte pour n’en garder que les bases essentielles à la musicalité et à l’identité des chansons. Je ne serais pas contre, au contraire, que ces titres puissent avoir une deuxième vie.

Retrouvailles avec le chanteur Garner dont le titre « J’Ai Peur » est en plein dans l’actualité !

Quels sont tes prochains projets ?

Des clips arriveront, j’ai notamment une idée de vidéo avec des images d’archives de mon enfance, j’ai été explorer les arcanes de la mémoire familiale et j’ai retrouvé des bobines super 8 riches de matière très intéressante. Je vais m’atteler au montage au printemps. Ce clip illustrera « Te Souviens-Tu » qui est une chanson un peu mélancolique sur le temps qui passe. Il y en aura peut-être un aussi sur « La Nuit Tu Dors », c’est en cours de réflexion et de montage financier. Un autre titre a été écrit et composé et j’ai déjà entamé un nouveau chantier. L’idée étant d’avoir d’ici l’automne 3-4 titres nouveaux à défendre sur scène. Un nouvel EP est envisageable... En attendant on sera sur scène à Paris le 18 mai à la péniche El Alamein et le 7 juin à l’Antipode, le mieux étant encore de venir nous découvrir sur scène.

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