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Rencontre avec un duo coup de cœur baptisé 3615 Nuits Blanches !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Elodie Pilboue

Photo Elodie Pilboue

Pouvez-vous présenter 3615 Nuits Blanches à nos lecteurs ?

Arnault : Je m’appelle Arnault et je fais de la musique depuis plus d’une dizaine d’années. J’ai fait pas mal de productions et de remixes pour des artistes dont Sally Shapiro et Holly Johnson. Après ces cinq/six ans, j’ai commencé à faire ma propre musique et c’est à ce moment-là que j’ai rencontré Antonine. Nous nous sommes rendus compte que nous avions à peu près les mêmes influences et que nous voulions aller dans la même direction. J’ai lâché le côté remixes et productions pour créer le groupe. Je joue de la basse, des claviers, j’ai joué un peu de batterie mais je fais surtout de la programmation et de l’ingénierie du son.

Antonine : Je m’appelle Antonine, je suis chanteuse et j’écris les textes au sein de 3615 Nuits Blanches que nous avons créé avec Arnault en mai 2015. Je suis également musicienne, j’ai collaboré avec pas mal de petits groupes à Paris auparavant en tant que musicienne additionnelle aux claviers ou sinon en tant que chanteuse. Pour moi, comme pour Arnault, la musique est une vieille histoire d’amour. J’ai commencé par le piano toute petite au conservatoire et par le chant lyrique. A l’adolescence, j’ai plutôt eu des groupes de Rock et quand je suis arrivée à Paris pour mes études, j’ai découvert la musique électronique.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

AR : Nous nous sommes rencontrés grâce à un ami commun du groupe Pacific Shore. Antonine avait posé sa voix sur l’un de leurs morceaux et je l’avais trouvé assez incroyable. J’ai demandé à cet ami de me la présenter et il m’a donné son mail.

AN : Nous avons commencé à travailler ensemble mais nous ne nous sommes pas rencontrés physiquement immédiatement. Tout notre album a été écrit et composé sans se voir.

Comment est né votre album du coup ?

AN : Durant deux mois, nous avons travaillé chacun de notre côté. Nous communiquions essentiellement par mails en s’envoyant les pistes une à une.

AR : Je lui envoyais une démo à 14h et le soir, elle m’envoyait sa voix dessus. Dès le lendemain, j’essayais d’arranger l’instru en fonction de qu’elle m’avait fait parvenir. C’était génial et cela a été très rapide.

Photo Elodie Pilboue

Photo Elodie Pilboue

Pourquoi 3615 Nuits Blanches et pas HTTP Nuits Blanches ? Y a-t-il une référence aux années 80 ?

AN : Tu es à fond dedans car c’est exactement cela l’explication. Nous sommes tous les deux des enfants des années 80 et nous sommes un peu des nostalgiques de ce qu’écoutaient nos parents, de notre enfance et de l’ « art de vivre » des années 80. Nous voulions un clin d’œil à ces années-là et le 3615 était le symbole du minitel.

Que représente la nuit pour vous ?

AN : C’est un très grand terrain de jeux pour nous. Nous sommes un peu deux insomniaques. Il peut se passer plein de choses la nuit. Dans de le cadre de l’élaboration de l’album, la nuit représentait le calme, le silence et le moment idéal pour se retrouver seuls afin d’échanger et de faire de la musique. Cette création nocturne amenait à un état assez bizarre de fatigue car nous ne dormions pas mais également à un état un peu second grâce à ce lâcher prise.

AR : Je te dirais que la nuit représente la liberté, le calme et le repli sur soi. Pour moi, le meilleur moment pour savoir si un morceau est bon ou pas, c’est quand tu vas te coucher, que tu as le morceau encore en tête et que tu vois le soleil se lever. « Shooting Star » en est d’ailleurs le meilleur exemple.

« About Last Night » est-il principalement un disque de noctambule ?

AR : Pas forcément car une nuit blanche a quelque chose de très solitaire.

AN : Une nuit blanche n’est pas forcément synonyme de fête.

AR : Moi, ça me fait toujours penser à SOS Détresse Amitié dans « Le Père Noël Est Une Ordure ». 3615 Nuits Blanches aurait pu être une sorte de chatroom où des insomniaques s’écriraient.

Photo Elodie Pilboue

Photo Elodie Pilboue

Que retrouve-t-on dans vos textes ?

AN : La thématique de la nuit est assez récurrente, du coucher du soleil au lever du jour. Les thématiques sont quand même assez variées, on retrouve des chansons un peu plus sensuelles que d’autres, il y a un côté sexy avec un côté drague fille/garçon. Il y a également des chansons plus mélancoliques. Chaque chanson a un peu son univers à part. C’est comme si nous avions décidé d’incarner à chaque fois des personnages différents mais qui font partie de nous, comme si nous étions dans une sorte de jeu de rôle.

Le Français fera-t-il partie de l’univers de 3615 Nuits Blanches à l’avenir ?

AR : Nous y pensons de plus en plus. Ecrire en Anglais est assez facile du fait que ce n’est pas notre langue, nous pouvons dire ce que nous voulons. Je pense que si nous faisons quelque chose en Français, il faudra que cela soit quelque chose de plus réfléchi et poétique. La rime m’importe beaucoup.

Seriez-vous tentés par la création d’une bande originale de film ?

AR : Cela m’intéresserait vraiment car depuis que je fais de la musique, j’ai envie de faire de la musique pour l’image.

AN : Nous ne nous sommes pas posé la question mais ne serait-ce pas un problème pour nous de devoir nous adapter à un scénario déjà existant plutôt que de créer le nôtre.

AR : Quand nous faisons de la musique, nous avons une image dans la tête et elle est donc toujours là qu’elle soit pour qu’elle soit accompagnée par la musique ou qu’elle l’inspire.

AN : Cela serait le travail à l’envers mais si le scénario nous plait, cela peut être un super challenge !

Photo Elodie Pilboue

Photo Elodie Pilboue

Quelle est selon vous la force de votre projet musical ?

AN : Je dirais que cela vient de nous deux pas seulement artistiquement mais aussi humainement parlant. Nous n’avons pas peur de nous dire les choses et nous sommes ultra complémentaires. On se booste l’un l’autre.

AR : Le point de vue de l’autre est important et ce n’est jamais pour avoir le dessus mais uniquement pour que le projet fonctionne. Il n’y a pas de questions d’égo entre nous.

Du live et des images arrivent-ils bientôt ?

AN : Nous avons dévoilé le clip illustrant « Shooting Star » le mois dernier et celui de « Don’t Wanna Dance » arrivera dans quelques jours. Nous sommes en train de nous pencher sur la question du live car nous ne voulons pas faire du live juste pour faire du live, nous voulons qu’il y ait du visuel et que tout soit réfléchi.

AR : Nous souhaitons avoir une très forte scénographie. Notre univers est très graphique et je pense que nous deux seuls avec des machines ne serait pas intéressant. Nous voudrions présenter quelque chose de pertinent avec notre univers.

AN : Nous aimerions apporter une autre grille de lecture en racontant l’histoire de manière différente.

3615 Nuits Blanches va-t-il également s’illustrer dans des remixes ?

AR : Il y aura des versions longues et deux remixes que j’ai fait moi-même mais plus dans l’esprit Dub des années 80 mais je pense que ce premier album nous voulions le garder pour nous.

AN : Nous voulions que cela reste dans un cercle intime, nous avons fait intervenir quelques personnes extérieures à 3615 Nuits Blanches mais très proches de nous.

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