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Rencontre avec Didier Gustin afin d’en apprendre plus sur son spectacle « Ah Tu Verras ! ».

Publié le par Steph Musicnation

Photo S.Matteoni

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C’est au très agréable et accueillant Hôtel Chopin situé à deux pas du Musée Grévin sur les Grands Boulevards que nous avions rendez-vous avec Didier Gustin un véritable homme de spectacle qui est actuellement à l’affiche au Théâtre L’Archipel les mercredis et jeudis avec son spectacle hommage à Claude Nougaro intitulé « Ah Tu Verras ! ».

Tout d’abord, aviez-vous rencontré Claude Nougaro au cours de votre carrière ?

J’ai toujours été fan de Claude Nougaro. Quand je suis monté à Paris à 21 ans, il a été le tout premier artiste à venir me voir quand je jouais mon premier spectacle au Théâtre du Tourtour. Je me souviens qu’il était venu me voir à la fin du spectacle et qu’il m’avait dit « Gustin, tu as trouvé quelque chose, maintenant il faut creuser ». Le temps a passé et nous nous sommes retrouvés lors d’une émission de Laurent Ruquier sur France Inter. Je répétais avec le pianiste Richard Lornac, Nougaro qui était l’invité principal est venu me demander ce que j’avais fait durant tout ce temps. Notre histoire personnelle s’arrête là mais le fan a continué à l’imiter et à le mettre dans ses spectacles.

Comment nous présenteriez-vous votre spectacle ?

C’est un spectacle qui raconte une histoire, il y a du rire, de l’émotion et beaucoup de musique.

Comment est né « Ah Tu Verras ! » ?

Ce spectacle est né d’un rêve. Tout était mélangé et je ne saurais dire si c’était lui ou si c’était moi dans ce spectacle baptisé « Ah Tu Verras ! ». Je me suis dit que c’était une bonne idée. Je me suis réveillé et j’ai commencé à prendre les premières notes de ce spectacle. J’ai commencé à penser de plus en plus à ce spectacle et je me suis dit que cela serait marrant de renouer avec tous les gens avec qui j’avais travaillé il y a 30 ans plutôt que de faire un spectacle best of.

Rencontre avec Didier Gustin afin d’en apprendre plus sur son spectacle « Ah Tu Verras ! ».

Comment vous est venue cette idée de source d’inspiration dans la maison de Claude Nougaro ?

Quand j’ai rappelé Hubert Drac mon metteur en scène, il m’a dit qu’un spectacle sur Nougaro ne suffisait pas et qu’il fallait une idée. J’ai fouillé, j’ai fouillé et j’ai trouvé cette idée de maison de vacances dans laquelle coule cette source d’inspiration. Quand j’en ai parlé à Hubert, il m’a dit que c’était une idée qu’il aurait voulu avoir. Je trouvais cela marrant de réunir tous ces artistes dans une maison de vacances mais pourquoi viendraient-ils tous dans la maison de Nougaro, il fallait trouver une idée. Au lieu que la source d’inspiration soit une métaphore, nous l’avons fabriqué et elle leur donne des pouvoirs magiques un peu comme dans Astérix et Obélix.

Qui sont ces artistes ?

Ce sont aussi bien des artistes confirmés que des nouveaux, il y a des chanteurs et des comédiens. Renaud a été y boire un coup et il est revenu dernièrement, il y a Raphaël, Maitre Gims, Benoît Poelvoorde…ils n’y croient qu’à moitié mais ils viennent tous y boire. La source n’a de magique que l’idée que l’on s’en fait et c’est Nougaro qui en donne l’explication dans le spectacle.

Photo S.Matteoni

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Comment s’est déroulée l’écriture mais aussi le travail musical de ce spectacle ?

Même si nous n’avions pas travaillé ensemble avec Hubert depuis 25 ans, c’est comme si nous ne nous étions jamais quittés. Nous avons très vite écrit et trouvé les chansons. Pour la musique, c’est mon producteur qui m’a proposé un petit jeune de 25 ans qui fait de bons arrangements. Dans un premier temps, je lui ai demandé de travailler sur « Nougayork » chanté par Gainsbourg. Je pensais avoir de ses nouvelles sous deux-trois jours mais j’avais une maquette dans l’heure qui suivait. Nous n’avons rien changé car à chaque fois que je lui envoyé un titre, je recevais un MP3 qui était parfait. Le garçon a tout compris, c’est un putain de musicien !

Théâtre, chant, imitation, quel est le plus dur dans « Ah Tu Verras ! » ?

Pour moi, l’imitation est assez facile. J’aime bien jouer la partie théâtre mais c’est compliqué. Je dirais que les parties chantées et les parties jouées sont les plus compliquées car nous avons écrit un texte, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi avec les chansons. Nougaro est un poète, nous ne pouvons pas mettre un mot pour un autre. Ma bête noire est de manquer un mot ou une syllabe.

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Quel est votre titre favori dans le répertoire de Claude Nougaro ?

Je répondrais « Allée Des Brouillards » qui est une chanson qui n’est pas connue du tout. C’est une très jolie chanson. J’ai découvert sur le tard qu’elle parlait de la vieillesse. C’est une chanson que j’écoutais quand j’avais 12 ans. J’avais entendu « Allée Des Brouillards » dans une émission de Jean-Louis Foulquier sur France Inter et je l’avais enregistré sur mon petit magnétophone à cassette. Je trouvais cette chanson magnifique et je me la passais en boucle. Elle n’est pas dans le spectacle mais je pense que je la mettrais dedans quand je ferais la tournée peut-être dans un rappel et je la ferais chanter par Etienne Daho parce qu’elle ressemble un peu à « Mon Manège A Moi ».

Des représentations à Toulouse la patrie de Nougaro sont-elles prévues ?

Je pense que l’on n’y coupera pas (rires). Ce serait avec une grande joie. Il faut que le spectacle commence à se faire connaitre grâce à vous et je vous en remercie. Plus le spectacle se fera connaitre et plus nous pourrons aller à droit et à gauche et je l’espère à la ville rose, ça serait magnifique !

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Auriez-vous le souhait d’enregistrer un disque de ce spectacle ?

Je pense que oui et ce n’est absolument pas par prétention mais juste pour créer un souvenir pour les gens qui ont vu ce spectacle. J’aimerais bien enregistrer une vingtaine de titres. J’y pense pour la tournée car les gens pourront repartir avec un souvenir sympa.

Quels sont les retours que vous font le plus souvent les artistes que vous imitez ?

Les retours sont en général positifs à part de rares exceptions. Certains sont flattés, ils sont contents voire très contents, je pense notamment à Francis Cabrel qui m’a inventé à faire les chœurs sur l’un de ses titres à France Inter ou notamment à Renaud qui m’invite à boire un coup avec lui dans un bistro. Ce sont mes Césars à moi. Tout d’un coup, tu fais partie de la famille car tu as été reconnu non pas par les gens mais par les artistes eux-mêmes.

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Quand et comment avez-vous pris conscience de votre don ?

Je dirais que cela a été rapide, on commence à savoir ce que l’on veut faire plus tard vers l’âge de 12 ans ou en tout cas, on en a une petite idée. L’imitation me plaisait bien. J’étais très artiste, je chantais beaucoup dans ma chambre d’enfant, j’écrivais énormément, je jouais un peu de guitare et je dessinais. Finalement, ce que je faisais étant enfant, je le fais encore aujourd’hui à 50 ans puisqu’il y a dans ce spectacle du dessin grâce à des caricatures bien léchées, de la musique et de l’écriture.

Quels sont vos prochains projets ?

Nous allons emmener ce spectacle tout l’été au Festival d’Avignon afin de le présenter et ensuite, nous allons beaucoup tourner avec. A côté de cela, je continue de faire des voix off souvent pour des dessins animés. Je fais également du théâtre, je tourne pas mal en province. J’en suis à ma sixième pièce de boulevard et cela m’a bien amusé pendant six ans. Il faudrait presque faire une pièce de théâtre sur le boulevard, une pièce dramatique sur une construction d’une pièce, ce serait très intéressant de présenter une actrice qui est chiante comme tout, un petit jeune qui débute, une petite jeune dont le rêve est d’être actrice et qui n’est pas farouche du tout…mais j’ai envie de passer à la « taille au-dessus » afin de jouer des choses plus profondes, contemporaines, intelligentes et drôles peut-être car j’adore faire des choses drôles et que les gens sortent en se disant wow.

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