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La chanteuse Carmen Maria Vega vous présente son nouvel album !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Patrick Roy

Photo Patrick Roy

« Santa Maria » ton nouvel album est-il un album concept ?

Non car « Santa Maria » est juste un album qui parle d’identité dans sa grande globalité. J’ai demandé à douze auteurs différents de parler de ce sujet. Spontanément, il y en a certains qui m’ont offert des chansons sans avoir eu à leur demander car ils ont eu vent par bruits de couloirs que j’étais en train de faire un album autour de mon histoire personnelle. J’ai demandé à Zaza Fournier de parler de sexualité, Belle du Berry a choisi l’identité numérique, j’ai intégré à ce disque des chansons du répertoire de Matthieu Cote qui est un chanteur Lyonnais qui parle beaucoup de la société et de l’identité dans le travail notamment.

A son écoute, on pense à quelque chose de théâtral ; cela va-t-il être le cas lors de tes concerts ?

Effectivement, on parle plus souvent de spectacle que de concert. Il y a à la fois du théâtre, du chant et de la danse. Pour ce nouveau spectacle, nous serons en duo sur scène, je serais accompagnée de Kim Giani qui est le réalisateur du disque. J’ai voulu quelque chose de très épuré pour la scéno que j’ai construit comme une sorte de cauchemar éveillé. J’ai mélangé David Lynch et Dario Argento afin de proposer au public quelque chose d’un peu fascinant et inquiétant avec des bondieuseries, des corps de femmes nues…

Photo Patrick Roy

Photo Patrick Roy

Peux-tu nous parler de la pochette illustrant cet album ?

Je pense que cela faisait une éternité que j’avais envie d’être en icône catholique. Déjà sur mon précédent album, le rond du disque était un dessin où j’étais enceinte avec un vinyle à la place du cœur sacré. J’ai mis un temps fou à trouver ce cœur sacré car c’est un objet très rare et je remercie la dame qui me l’a prêté pour illustrer la pochette de « Santa Maria ». Je me suis inspirée de Pierre et Gilles. Je voulais quelque chose de très Rock et de très féminin et qui quelque part parlait d’identité. Le voile est une référence à la Vierge de Guadalupe qui est une icône Mexicaine. Le shooting s’est déroulé à Lyon avec Patrick Roy qui est un super photographe.

Rock’n’roll, couillue, passionnée sont-ils trois adjectifs qui pourraient te qualifier ?

Entre autres, oui, on peut le dire (rires). Ce qui est toujours dérangeant avec l’adjectif couillue est le fait que l’on dise rarement ça d’un mec. Chez une fille dès que l’on a du caractère, on est couillue, c’est bizarre.

Photo Patrick Roy

Photo Patrick Roy

Peux-tu nous en dire plus sur « Le Grand Secret » le premier extrait de « Santa Maria » ?

« Le Grand Secret » a été écrit par Mathias Malzieu qui est un ami et qui connait très bien l’histoire puisque je lui avais demandé d’écrire sur ce sujet il y a cinq ans mais on ne se connaissait pas encore aussi bien. J’avais vraiment envie qu’il soit présent sur « Santa Maria » et s’il voulait résumer l’histoire, il pouvait le faire. Il l’a fait et cela a été fou car il vraiment super bien condensé l’histoire de manière très simple et avec la poésie qu’on lui connait.

Qu’est-ce que « La Voix Des Adoptés » ?

C’est une association qui vient en aide à la fois aux enfants adoptés et aux familles adoptantes. « La Voix Des Adoptés » est dans une démarche d’accompagnement pour les enfants qui ont envie ou pas de retrouver leurs familles. Je trouve que c’est très important que les parents adoptants puissent parler et cette écoute est souvent ce qui manque. Des conférences sont régulièrement données et j’y ai parlé de mon histoire personnelle qui trouve écho chez plein d’autres gamins. La quête de l’identité est obligatoire chez un enfant adopté à un moment donné qu’on le veuille ou non.

Photo Julien Jovelin

Photo Julien Jovelin

Quelles seraient les forces de « Santa Maria » selon toi ?

Pour moi, c’est un album qui s’écoute vraiment dans l’ordre du déroulé des chansons qui raconte vraiment une histoire. On part de la quête du voyage pour aller vers la découverte de la vérité et après on ouvre la thématique à tout le monde car l’identité n’est pas que la mienne mais celle de tout à chacun et on court après toute notre vie.

Quel regard as-tu sur ces huit dernières années de carrière musicale ?

Ces huit années ont été très riches et je suis contente de continuer à créer des passerelles afin de ne pas rester au même endroit. Le premier album était très acoustique, le deuxième était très Rock, j’ai sorti un disque sur Boris Vian, j’ai participé à la comédie musicale « Mistinguett, Reine Des Années Folles » et maintenant, je sors ce nouvel album. Je suis comédienne de formation et c’était important pour moi de rester une artiste pluridisciplinaire.

Va-t-on te retrouver à l’avenir en Espagnol ?

Je ne crois pas car je parle très mal Espagnol. C’est un grand drame mais je pense que mon cerveau a décidé qu’il n’arrivait pas à parler cette langue (rires).

Photo Julien Jovelin

Photo Julien Jovelin

Toi qui a été Mistinguett en France, quelle grande figure de l’Amérique Latine aimerais-tu interpréter ?

Je te répondrais Rigoberta Menchù qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1992. C’est une femme extraordinaire qui a énormément de caractère et qui a vécu des drames terribles. Elle se bat depuis toujours pour les droits des peuples, des indigènes et des hommes tout simplement. Rigoberta Menchù m’a accueillie quand je suis partie au Guatemala pour la première fois.

Quels sont tes prochains projets ?

Faire en sorte que ce disque ait une longue vie, partir en tournée et finir l’écriture du scénario qui va suivre et qui raconte cette histoire. Quelque part, cet album est la bande originale de ce film que j’aimerais faire.

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