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Rencontre avec Edgär un duo très prometteur !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Edgär un duo très prometteur !

Pouvez-vous présenter Edgär à nos lecteurs ?

Ronan : Edgär est un duo Electro-Pop originaire d’Amiens. Je m’appelle Ronan, je suis chanteur, guitariste et claviériste. Mon acolyte Antoine est également chanteur, guitariste et claviériste. Nous sommes un duo qui fonctionne un peu en miroir. Il n’y a pas de leader. Nous faisons tout ensemble.

Pourquoi Edgär ?

Antoine : Nous voulions choisir un prénom pour notre projet musical car nous voulions être unifiés sous une même entité. Dès le début, nous y avons réfléchi car nous sommes très différents sur scène. Devions-nous mettre en avant nos différences ou plutôt quelque chose d’autre et nous avons choisi de mettre en avant notre complicité et la création qui en sort.

Photo Bastien Pradeau

Photo Bastien Pradeau

Comment s’est formé votre duo ?

A : Nous avions tous les deux des groupes sur Amiens. Nous faisions des concerts et nous nous sommes croisés sur la scène Picarde. A la fin de mon précédent projet, je n’étais plus en accord avec les objectifs que nous nous donnions, j’avais envie de plus et Ronan aussi mais pour d’autres raisons. Nous nous sommes retrouvés avec les mêmes envies au même moment et comme nous étions devenus potes, nous avons choisi de partir sur un nouveau projet à deux.

L’Anglais a-t-il été une évidence pour vous exprimer ?

R : Oui car cela vient de notre culture. Nous avons été bercés tous les deux par la culture Anglo-Saxonne des années 60 jusqu’à aujourd’hui. Cela a été une évidence car la langue est musicale et c’était logique de l’utiliser dans nos compositions.

A : On nous pose souvent cette question et bizarrement les gens qui viennent nous voir en concert souhaiteraient que l’on chante parfois en Français. Nous avons surement tous les deux des influences d’artistes qui chantent en Français mais pour Edgär, les influences qui nous lient sont principalement Anglaises ce qui inclus également des artistes Français chantant en Anglais.

Rencontre avec Edgär un duo très prometteur !

Comment nous présenteriez-vous votre premier EP ?

R : C’est un premier EP, c’est un premier jet, ce sont les premiers morceaux et les premiers balbutiements. Nous sortons trois morceaux sur ce disque mais ils ont été triés sur une quinzaine. Nous travaillons dessus depuis un an. En travaillant sur cet EP, nous avons pu vraiment élaborer le son du groupe. Je te dirais que cela nous a permis de travailler différemment en trouvant un « rythme de croisière ».

A : Cela nous a permis de peaufiner notre univers sonore. L’un des symboles assez forts de cet EP est le visage d’Elfie que l’on retrouve dans le clip de « Two Trees ». De par cette petite tête insouciante, nous voulions montrer quelque peu le côté naïf de cet EP qui pour certains n’est pas assez long. Pour ce disque, nous avons fait des vrais choix et je dirais même presque enfantins. Le choix des morceaux a été sincère et spontané.

Pourquoi l’avoir baptisé « Persona » ?

A : Je suis coach scénique et lors d’une formation, on nous a expliqué que le persona était entre la personne et le personnage, c’est le côté poétique de la personne avant qu’il ne soit travaillé pour donner le personnage et cet EP est exactement cela. Cet EP n’est pas le personnage Edgär car il va grandir puisqu’il n’est qu’au début de sa vie et cet EP n’est pas non plus nos personnes, il est cet entre-deux.

Photo C.Carpentier

Photo C.Carpentier

L’enfance sera-t-elle au centre de la musique d’Edgär ?

R : Nous faisons de la Pop et généralement la plupart de nos morceaux parle l’amour. Je ne sais pas si l’enfance sera au centre de notre musique mais il y a chez nous un côté spontané et un peu imagé. Nous ne voulons pas être trop terre-à-terre. Nous voulons parler de quelque chose de réel mais en le romançant un peu et c’est ça qui est beau afin de mieux faire passer les émotions. Dans ce sens-là, peut-être qu’il y aura toujours un côté enfantin dans la musique d’Edgär.

De quoi parlent vos textes, en dehors de l’amour ?

A : La ligne directrice est l’introspection. Nous écrivons sur des émotions vues avec du recul.

R : Cela va souvent se rapprocher d’un événement ou d’une émotion. Nous partons du principe que les textes sont dits par une personne. Le but est de faire passer des émotions et cela permet d’y ajouter de pourquoi pas l’humour mais surtout d’avoir un recul. Nos textes peuvent parler d’amour, du fait d’être artiste (« The Painter »)...

A : « Television » est un peu plus engagé. Nous y regardons un homme qui en train de fusionner avec son canapé. Dans tous les textes, on peut dire que même si je me raconte moi, je raconte quelqu’un.

Préparez-vous un album ?

R : Nous avons pas mal de morceaux et d’autres arrivent. C’est difficile de se projeter. Nous écrivons des morceaux et nous verrons quand nous aurons pas mal de matière. Nous avons autoproduit l’EP mais c’est un peu plus compliqué pour un album. Dans le développement, il sera important d’avoir des partenaires à nos côtés. Je pense que de belles choses arriveront, peut-être que le prochain disque sera un second EP, c’est à voir…

A : Nous sommes accompagnés par la SMAC à Amiens et ils nous ont beaucoup aidé en termes de stratégie. Cet EP est une carte de visite pour la suite. Nous sommes actuellement dans un entre-deux. Nous ne savons pas à l’heure d’aujourd’hui si le prochain disque sera un EP ou un album.

Rencontre avec Edgär un duo très prometteur !

Pouvez-vous nous en dire plus sur le clip de « TwoTrees » ?

A : Le scénario a été écrit par Ronan et il a été coécrit par sa copine et moi.

R : Le clip a été réalisé par une équipe locale. Nous avons créé une équipe de bénévoles et de professionnels pour tourner ce clip sur une semaine.

A : Nous avons tout fait nous-mêmes de A à Z. Nous voulions un beau clip et c’était important de faire que ce projet soit une vraie aventure d’autant plus pour Ronan qui vient de la vidéo. Nous avons travaillé durant six ou sept mois sur ce clip.

R : Tout le monde s’est réuni autour de ce projet artistique que nous avons voulu beau, joyeux et original.

A : Que ce soit les plus jeunes acteurs Elfie et Izac ou Anouchka et Hubert les plus grands, ils ont tous aimé le morceau. Cela nous a rassuré sur ce que l’on faisait.

Pour décrire votre univers, on parle de Dream Pop. Pouvez-vous expliciter ce terme à nos lecteurs ?

R : C’est compliqué de mettre des étiquettes et surtout en matière de Pop car aujourd’hui, c’est autant Britney Spears que les Artic Monkeys. Du coup, cela devient compliqué et on a tendance à rajouter d’autres articles à côté. Nous parlons souvent de Pop-Electro car il y a des machines. Le côté Dream apporte un côté planant et aérien.

A : Le meilleur moyen de présenter ce que l’on fait aux gens serait de dire que c’est le duo Simon & Garfunkel mélangé à Phoenix ou à Justice.

R : Au départ, il ne faut pas oublier que nous partons de la Folk. Nous voulons trouver le juste milieu d’entre l’intimité de la Folk et le gros son de l’Electro.

Photo Gaëlle Martin

Photo Gaëlle Martin

Quels sont vos prochains projets ?

A : Le clip de « Teacup » va arriver et il sera beaucoup moins mainstream que celui de « Two Trees ». Nous en sommes très contents. Quelques dates de concerts sont prévues dans les prochains mois, nous espérons revenir notamment bientôt à Paris. Nous allons peaufiner le live avec d’autres instruments et d’autres morceaux, nous allons continuer à en écrire des nouveaux. Nous serons présents sur les réseaux sociaux et nous allons continuer à développer les contacts professionnels.

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