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Rencontre avec le producteur Jeff Barnel !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec le producteur Jeff Barnel !

Vous avez publié plusieurs disques dans les années 70. Pourquoi ne pas voir continué une carrière de chanteur et avoir préféré l’écriture et la composition pour d’autres artistes ?

Tout simplement car quand mes disques sortaient, ils restaient scotchés dans les bacs (rires). Ayant une certaine lucidité, j’ai arrêté par la force des choses car je devais bien manger comme tout le monde. Curieusement, je dois dire que je suis beaucoup passé à la radio à l’époque, on me disait que j’avais une jolie voix et que j’écrivais populaire mais à un moment donné, il faut se rendre à l’évidence quand ça n’accroche pas.

Comment tout avait commencé ?

Je suis Egyptien d’origine mais j’ai commencé ma carrière au Liban. J’y ai gagné un concours en chantant en Français. Le premier prix était l’enregistrement d’un 45 tours sur le label RCA Liban. Il y a eu beaucoup de pub, j’ai commencé une carrière très sympathique et je suis devenu une « vedette » au Liban mais quand on est une vedette là-bas, c’est comme si on était une vedette à Neuilly (rires).

Comment me parleriez-vous de la grande Dalida ?

Ai-je besoin de parler de Dalida et comment le ferais-je ? Je connaissais un tout petit peu son frère Orlando car il produisait Shake pour qui j’avais écrit une chanson en yaourt Italien sur les conseils de mon éditeur. Deux ans plus tard, Orlando a voulu me rencontrer et il m’a demandé si je lisais l’Arabe afin de faire une musique sur un texte en Egyptien. Cette musique est devenue « Salma Ya Salama ». La première fois que j’ai rencontré Dalida, c’était dans les bureaux d’Orlando, elle était rayonnante et toute vêtue de jaune. Elle m’a dit que nous allions « faire de grandes choses ensemble ». Je pense qu’elle a eu raison…J’ai eu l’énorme privilège d’être chanté par cette super star et nous avons eu ensemble des succès pendant près de 10 ans.

Dalida était une femme exquise, délicieuse, extrêmement professionnelle et perfectionniste. Nous avons travaillé ensemble, nous sommes devenus des amis vrais et je dois dire qu’elle n’a jamais eu un mot plus haut qu’un autre à mon égard alors qu’elle avait la réputation à mon avis infondée d’être colérique.

Rencontre avec le producteur Jeff Barnel !

Si je vous dis « Le Géant De Papier » que me répondez-vous ?

Je vous répondrais accident de parcours exceptionnel. La chanson est sortie en 1984 mais c’est un tube dont personne n’a voulu durant sept ans. Je l’avais envoyé à beaucoup d’artistes mais cette chanson n’intéressait personne, pas même l’Eurovision. En 1984, j’étais dans un studio et j’écoutais l’une de mes chansons chantée par Jean-Jacques Lafon que je ne connaissais pas physiquement et j’ai été impressionné par cette voix pure. Nous avons fait connaissance et quelques temps après, je suis devenu son producteur. Nous avons enregistré « Le Géant De Papier » en synthé-voix et nous l’avons mixé sur un quatre pistes. J’ai pris quelques rendez-vous avec des contacts que j’avais dans des maisons de disque et plusieurs ont été intéressées. Le disque est sorti et nous en avons vendu 600 000.

Vous êtes devenu le producteur de Charlie Boisseau. Qu’est-ce qui vous a séduit chez ce jeune artiste ?

C’est son timbre de voix qui m’a séduit avant de voir le physique qui allait avec et surtout le personnage. J’ai trouvé qu’il était fragile à l’antenne et qu’il ne ressemblait à rien de ce qui se fait actuellement dans le métier. J’ai toujours été sensible aux voix pures dans l’aigu. J’avais envie depuis très longtemps de remettre les pieds dans le métier par passion et j’ai été très séduit par Charlie que j’ai demandé à rencontrer. J’avais envie de me prouver que je pouvais essayer de sortir quelqu’un de différent et d’un peu classique dans la façon de chanter.

Rencontre avec le producteur Jeff Barnel !

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nous nous sommes rencontrés par le biais de son cousin qui est une de mes relations que j’aime bien mais que je ne vois jamais. Pendant The Voice, cet ami a envoyé un SMS groupé en demandant de voter pour son petit cousin. Je l’ai appelé pour être certain que l’on parlait bien du même Charlie. Je lui ai dit que s’il perdait, il fallait qu’il me l’envoie. Nous nous sommes rencontrés après l’émission et nous avons bien accroché. Je dirais que nous avons une relation plutôt filiale.

L’industrie du disque n’est plus du tout la même de nos jours. Quels seraient les conseils que vous donneriez à un jeune artiste qui débute ?

Je dirais qu’il faut être patient mais surtout qu’il faut rester soi-même, savoir perdre du temps et ne pas se décourager. De nos jours, cela peut être très très long, du fait que les disques ne se vendent plus.

Rencontre avec le producteur Jeff Barnel !

Seriez-vous partant pour une tournée de type « Age Tendre Et Tête De Bois » ou pour un tour de chant où vous interpréteriez une partie de vos nombreuses compositions ?

Je ne peux pas prétendre à une tournée « Age Tendre Et Tête De Bois » car je ne suis pas une vedette. Peut-être que je serais amusé par un tour de chant mais en petit comité car j’ai toujours le trac.

Quels sont vos projets pour 2017 ?

Je me consacre principalement à la carrière de Charlie Boisseau !

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