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Apprenez-en plus sur Santoré et sur leur nouvel EP « Rochefort » !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Yann Morrison

Photo Yann Morrison

Pouvez-vous présenter Santoré à nos lecteurs et nous en dire plus sur vos débuts ?

Mathieu : Antoine et moi sommes frères. Au départ j’étais seul dans ce projet que j’ai créé en 2013 et qui était instrumental. Je suis à la base batteur, j’ai un peu tout appris à gérer le reste en autodidacte et par la suite, j’ai demandé à mon grand frère de mixer mes morceaux car il est ingénieur du son et l’univers lui a plu. Parallèlement à cela, j’ai été contacté pour faire un premier concert. Comme je n’avais pas trop envie de présenter quelque chose uniquement avec des claviers et des machines tout seul, j’ai proposé à Antoine qui est guitariste de me rejoindre sur scène. Cela bien fonctionné et nous avons décidé de continuer dans cet esprit-là et dans cette configuration. Grâce à Antoine, j’apprends petit à petit les rouages du mixage.

Antoine : Je dirais que mon « rajout » sur ce projet est cohérent car Mathieu souhaite évoquer dans son projet l’enfance, la nostalgie et la naïveté de cette époque-là et si quelqu’un devait rejoindre Santoré, c’était logique que ce soit son frère car nous avons connu et vécu les mêmes choses ensemble.

Pourquoi Santoré ? Quelle en est la signification ?

A : Santoré est une déformation phonétique des centaurées qui était le nom de la résidence où nous vivions quand nous étions enfants. Par ailleurs, une centaurée est un type de bleuet.

: C’est le symbole de notre enfance puisque nous avons vécu dans cette résidence durant une dizaine d’années. Nous y avons énormément de souvenirs. Phonétiquement, ce mot nous plait et il sonne bien aussi.

Avez-vous toujours fait de la musique l’un et l’autre ou y-a-t-il eu un instigateur ?

A : Nous n’avons pas été mis à la musique en mode bachotage par nos parents même s’ils écoutaient beaucoup de musique et que notre père en a fait pendant longtemps. Quand je suis entré en sixième, ils nous ont dit que nous étions suffisamment « grands » pour choisir un instrument qui nous plaise. Mathieu s’est mis à la batterie et moi à la guitare. L’expérience a été calamiteuse car nous voulions faire de la musique pour le plaisir et non nous retrouver dans un cadre scolaire. Nous avons arrêté tous les deux au bout d’un an. Je m’y suis remis au lycée et j’ai monté un petit groupe avec des potes. Quand notre batteur nous a planté, Mathieu qui s’y était remis a rejoint le groupe mais cela n’avait rien à voir avec ce que l’on fait maintenant. 

Artwork Mathilde Bédouet

Artwork Mathilde Bédouet

« Rochefort » votre nouvel EP est-il dans la continuité de vos précédents disques ?

M : Complètement car il répond à un concept qui est là depuis le départ. J’ai l’impression que plus nous avançons et plus nous sommes précis dans le propos. Au départ, les morceaux étaient très aériens et maintenant, les sonorités et les textes sont plus frontaux et précis. Je pense que tout est une question de confiance.

: C’est vrai que « Silverado » était un peu un EP de transition entre le premier que Mathieu avait fait tout seul et « Rochefort ».

Pourquoi l’avoir baptisé « Rochefort » ?

A : C’est encore une référence à notre enfance et au film « Les Demoiselles De Rochefort » que nous avons beaucoup regardé quand nous étions petits. La musique de Michel Legrand nous inspire aussi beaucoup.

M : C’est vraiment une référence au film et en particulier à certaines scènes d’euphorie. Nous avons essayé d’inclure ce côté joyeux et solaire également dans le morceau « Rochefort » qui ouvre l’EP. 

Photo Yann Morrison

Photo Yann Morrison

On entend souvent parler de nostalgie dans vos titres. D’où vient-elle ?

M : Il y a un rapport à l’enfance qui est très fort et très présent dans ce projet et cette nostalgie y est liée. Je me suis rendu compte inconsciemment que le morceau « Transfuge » que j’avais composé il y a 5 ans était chargé lui aussi d’une évocation de souvenirs datant de cette époque pour moi.

: La réalité de la vie et ce qu’elle est maintenant fait que l’on peut être nostalgique de ce que l’on a connu avant et ceci que l’on ait 25, 30 ou 40 ans.

M : Nous sommes toujours sur le fil entre quelque chose de très euphorique et quelque chose de triste qui est perdu et que l’on ne retrouve pas aujourd’hui.

Que raconte le titre « Another Man » dont le clip est sorti l’été dernier ?

: Ce titre présente un personnage qui pense qu’il est guéri de sa nostalgie car il est très attaché à une période passée mais en fait non.

Quelles sont les influences qui nourrissent votre musique ?

: Il y en a un paquet et c’est cela qui est intéressant. Nous avons un socle de références et de musiques en commun. On y retrouve beaucoup de films comme « Les Demoiselles De Rochefort », « Chantons Sous La Pluie » ou « Danse Avec Les Loups » où la musique était très évocatrice. En dehors de cela, je pourrais te citer par exemple les Beatles et Ennio Morricone. Nous avons également chacun développé notre culture musicale séparément. Mathieu a plus exploré la musique électronique et moi, je suis parti vers le Jazz, la Pop et le Rock.

Photo Yann Morrison

Photo Yann Morrison

Plusieurs EPS sont disponibles, l’album est-il prévu ?

M : Oui, on ne sait pas pour quand mais nous aimerions bien sortir un album prochainement.

Travaillez-vous actuellement en tant que remixeurs ?

M : Oui, c’est un très bon exercice et nous en avons déjà fait trois. Parfois, cela peut être même frustrant car j’aimais beaucoup notre remix pour Aglaska et je trouvais qu’il aurait bien collé avec notre univers.

Quels sont vos prochains projets ?

: L’idée est de pérenniser un live avec batteur, de faire tourner ce set le plus possible, trouver un label et un tourneur afin de professionnaliser le groupe et le développer mais aussi commencer à travailler sur un album.

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