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Rencontre avec Philippe D’Avilla pour en savoir plus sur « Gutenberg Le Musical » !

Publié le par Steph Musicnation

©Franck Harscouët

©Franck Harscouët

Quel est le pitch de « Gutenberg Le Musical » ?

C’est l’histoire de deux jeunes fous qui sont persuadés d’avoir écrit le musical du siècle. Etant sans le sou et étant deux jeunes gars rêveurs, ils ont engagé un pianiste à la dernière minute et loué un théâtre afin de convoquer tous les producteurs de la scène Parisienne pour les convaincre de produire leur « chef d’œuvre ». Tout ceci n’est qu’un prétexte à une histoire sur le rêve, la réalisation et le dépassement de soi. 

Qui est ton personnage ?

Mon personnage s’appelle Max Fontenay, il a 33 ans et il est célibataire mais il cherche une petite femme. Max adore la musique et c’est le compositeur des chansons dans ce spectacle. Il est un peu plus vieux que son comparse et c’est lui qui tient « les rennes » de la machine mais finalement aussi maladroitement que Sam. Je joue également pas mal d’autres personnages car Sam et Max vont jouer tous les personnages de leur musical. Max joue entre autres Moine, Helvetica, Vieux narrateur, Ami, Femme, Autre Femme, Petite Fille Antisémite, Fillette, Rats 1 et Rats 2.

 ©Stéfanie Robert

©Stéfanie Robert

Qui t’accompagne sur scène ?

Il y a Sébastien Valter qui est mon partenaire direct et qui joue le rôle de Sam Berger l’auteur du livret du spectacle « Gutenberg Le Musical ». Il y a également deux pianistes qui jouent en alternance, Sébastien Ménard et Simon Legendre. Sébastien Ménard est aussi le directeur musical du spectacle.

Comment qualifierais-tu ton duo avec Sébastien ?

Si nous parlons de Sam et Max, les deux personnages, je te dirais que ce sont vraiment des clowns de théâtre, il y a l’Auguste et le clown blanc. Il y a le petit jeune naïf et l’espèce de maître de cérémonie un peu foireux. Si je te parle de Seb et Philippe dans la vie, je te dirais qu’enfin nous jouons ensemble car nous sommes très amis dans la vie et cela faisait des années que nous rêvions de jouer ensemble.

Que mettrais-tu en avant dans « Gutenberg Le Musical » ?

J’aurais envie de tout mettre en avant sans trop en dévoiler mais également sans passer à côté de certaines choses. C’est vrai que c’est une grande loufoquerie, c’est une grande farce qui raconte l’histoire de Gutenberg de façon tordue mais elle n’est qu’au service de l’humanité et elle renferme un message profond. L’intelligence de ce spectacle est de faire rire le public à gorge déployée durant 1h15 en faisant oublier aux gens où ils sont tout en venant très délicatement déposer un message humain hyper profond.

 ©Stéfanie Robert

©Stéfanie Robert

J’ai lu que « Gutenberg Le Musical » était une adaptation…

Effectivement, c’est ce que l’on appelle un spectacle off Broadway et il a été joué à travers le monde. Il n’existe aucune captation de la version originale mais j’ai pu voir des bribes de la pièce sur internet. Nous sommes très en contact avec les deux auteurs d’origine et nous espérons qu’ils pourront voir notre version qui est très différente de ce qui a pu se jouer dans le monde. Dans cette version, nous avons voulu mettre l’histoire de Sam et Max et leur humanité plus en avant.

Le théâtre et toi, est-ce une histoire d’amour de longue date ?

Est-ce que l’on peut considérer comme long 30 ans de sa vie quand on en a 43 ans (rires). Je suis monté pour la première fois sur scène à l’âge de 9 ans et j’ai eu mon premier contrat à l’âge de 12 ans. Je te dirais que le théâtre est ma vie, ma chance et ma malédiction. Je n’ai jamais rien fait d’autre. 

 ©Stéfanie Robert

©Stéfanie Robert

On se souvient de toi dans « Roméo Et Juliette, De La Haine A L’Amour », que t’a apporté cette comédie musicale ?

Au-delà des portes que cela m’a ouvert, je te répondrais des amitiés indéfectibles avec Grégori et Cecilia. Si je ne devais retenir qu’une seule chose ; ce serait cette amitié incroyable qui ne s’est jamais démentie au fil des années. Ça a été une aventure de fous, nous avons été durant deux ans sur les routes de France, numéro 1 au Top 50 durant plus de six mois. Parfois, j’ai presque l’impression que je ne l’ai pas vécu, c’était comme être accroché à un hors-bord lancé à toute vitesse.

As-tu toujours voulu mener une carrière de chanteur en parallèle au théâtre ?

Non, pas du tout. C’est pour cela que parfois, je parle de « malédiction » (rires). Je suis comédien, j’ai toujours joué et c’est le théâtre qui m’a appelé en premier. J’ai fait du cinéma et de la télé également mais ma voix m’a toujours rattrapé. J’ai commencé à chanter autour de feux de camp au Québec. Ce n’est que très tard, un peu avant « Roméo Et Juliette » que je me suis dit que j’allais en faire quelque chose. Je me fais des petits trips de chanteur de temps en temps mais je ne cherche pas à être chanteur à tout prix, je m’en sers principalement dans mon travail de comédien.

As-tu des projets musicaux pour 2017 ?

Oui, il y en a mais ils sont liés au théâtre. Il y a des choses qui s’écrivent et qui se précisent mais je ne peux pas en parler pour l’instant.

 ©Stéfanie Robert

©Stéfanie Robert

Quelles autres « casquettes » as-tu ?

Tu veux vraiment que l’on fasse la liste ? (Rires). Quand j’ai commencé à faire du théâtre à 12 ans, très rapidement, j’ai eu l’envie de faire de la mise en scène et je l’ai fait pour la première fois à 14 ans. Comme je suis un bricoleur qui touche à tout, j’ai besoin de créer sous toutes les formes possibles et inimaginables. Je me suis très vite dit que si je mettais en scène, je voulais savoir ce qu’il se passait à tous les postes. J’ai fait différentes petites formations en tant qu’éclairagiste, costumier, scénographe, maquilleur… Je suis aussi parolier et auteur mais principalement, je suis comédien, chanteur et metteur en scène.

Peux-tu nous en dire plus sur « Désintégration 80 » ?

C’est drôle d’en reparler. C’était un projet purement musical qui date d’il y a environ 3 ans. C’est un projet qui dort aujourd’hui, hélas, et je ne sais pas si nous le réveillerons un jour. C’était ma première collaboration avec Sébastien Ménard, le pianiste de « Gutenberg le Musical ». Ce projet est né d’une de mes rares envies de musique pure. J’avais envie de monter sur scène et de chanter. Nous nous sommes réunis avec Caroline Klaus afin de reprendre des chansons Françaises des années 80, celles auxquelles on ne pense pas nécessairement immédiatement quand on évoque cette période, et de les emmener dans des univers musicaux diamétralement opposés à leurs versions d’origines.

Quel est l’avenir de « Gutenberg Le Musical » ?

Si cela ne tenait qu’à moi, nous jouerions ce spectacle durant encore une dizaine d’années tellement je l’aime. (Rires). Nous allons essayer de rester le plus longtemps possible sur scène et le faire grandir à Paris et en tournée. Pour être honnête, « Gutenberg Le Musical » est le plus beau cadeau que l’on m’ait fait dans ma carrière, je n’ai jamais été aussi fier de défendre un spectacle, je n’ai jamais pris autant de plaisir sur scène tous les jours et je sais que je vais me battre, conjointement avec l’équipe, pour l’emmener le plus loin possible et pour qu’un maximum de personnes viennent partager ce petit bijou avec nous. 

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