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Rencontre avec Petosaure un groupe novateur à suivre de près !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Valentin Nauton

Photo Valentin Nauton

Pouvez-vous présenter Petosaure à nos lecteurs ?

Petosaure : Je suis Petosaure, je suis un apprenti sorcier dans le domaine de la musique mais cela fait très longtemps que nous évoluons tous les trois dans la musique puisque c’est elle qui nous anime depuis toujours. Pour faire court, je suis auteur, compositeur et interprète sur ce projet. Je joue ce projet avec Krispy Krust et Meunier qui sont des amis de longue date et j’ai d’ailleurs enregistré mes premiers morceaux de metal chez Meunier.

Pourquoi avec choisi ce nom de scène ?

P : Je te dirais parce que j’adore les dinosaures mais en premier lieu car Petosaure était l’un de mes ancêtres qui a vécu en Asie Occidentale et qui a conquis pas mal de territoire. Petosaure qui était de la famille d’Attila le chef des Huns avait lui-même deux acolytes.Ma famille a retrouvé, il y a quelques années, des parchemins attestant ces dires. On aime bien se dire que le destin fait bien les choses car nous n’allons pas nous cacher d’avoir un esprit conquérant. On a envie de conquérir la scène et le pays et faire parler de nous. 

Photo Valentin Nauton

Photo Valentin Nauton

Comment décririez-vous « Le Fantôme De L’Enfant » votre premier album ?            

KrispyKrust : « Le Fantôme De L’Enfant » est un voyage à travers différentes textures et différents parfums. Cet album traite du passage d’état d’enfant à l’état d’adulte, il parle de rêves et d’émotions. Il y a une palette très variée dans cet album qui peut toucher des sujets très forts ou des choses très violentes ou très douces.

Meunier : C’est une sorte de rite initiatique qui permet de refléter les émotions qui sont propres à chacun. Nous n’essayons pas spécialement de donner une version figée des émotions que l’on doit ressentir. Je dirais que chacun après avoir écouté cet album devrait avoir ce questionnement et faire ressortir des émotions qui lui sont propres en fonction de son parcours.

Quel a été votre souhait avec ce premier disque ?

K : Ce projet musical est à l’initiative de Petosaure et c’est quelque chose de très personnel pour lui. Nous nous sommes greffé dessus en apportant un peu de nous mais je pense que le principe même est de juste faire la meilleure musique possible.

P : Nous sommes tous amoureux de la musique Française mais nous sommes tous aussi un peu dégoutés par ce qu’elle est devenue. Nous avons envie de faire quelque chose de viscéral en mettant une grosse claque à ce milieu. On veut apporter quelque chose qui fasse changer l’attitude des gens par rapport à la musique. On veut faire bouger du monde en les bouleversant et c’est pour cela qu’on n’est pas doux ni tendres et que l’on a une démarche assez agressive et belliqueuse. Pour nous, la musique n’est pas quelque chose que l’on prend et que l’on jette, c’est quelque chose que l’on aime, que l’on épouse et avec lequel on vit.

Visuel Jacky La Brune

Visuel Jacky La Brune

Qu’est-ce qui nourrit vos textes ?

P : Le whisky nourrit beaucoup les textes (rires). Je pense que je te dirais qu’il y a beaucoup de colère dans ce premier album. Il y a de l’amertume dans ce disque, il y a quelque chose qui ne va pas et de la rébellion. On retrouve des émotions fortes que l’on arrive à se transmettre quand on est ensemble. On veut appuyer sur des plaies béantes.

L’univers du « Fantôme De L’Enfant » est très intéressant et assez sombre. Allez-vous le développer à l’image ?

P : Complètement car on pense que le projet ne peut pas fonctionner qu’avec la musique. Ce projet a besoin d’une image surdéveloppée. C’est un projet musical mais avec des musiques très visuelles et c’est important pour nous d’avoir un visuel très complet et très vaste.

K : Nous avons la chance d’être très autonomes. Notre dernier clip « Roiseau » a été fait entièrement par Petosaure. Nous travaillons également avec Jacky La Brune qui est une artiste qui réalise tous nos visuels. 

Photo Valentin Nauton

Photo Valentin Nauton

A qui se destinerait la musique de Petosaure ?

P : A tout le monde, sans exception. Les paroles de nos chansons n’ont pas vocation à délivrer un message en particulier. Nos paroles sont très interprétables. Plus jeune, j’aimais beaucoup écouter des groupes en Anglais tout en ne comprenant que quelques mots mais je me faisais mon propre film. En revanche dans notre musique, je pense qu’il y a des mots, des phrases ou des associations d’idées qui peuvent faire ressortir des émotions, des peurs ou des ambitions chez les auditeurs. Le but est de parler à tout le monde !

Quels sont les artistes que l’on retrouve dans vos diverses influences ?

M : Je ne pourrais pas donner des noms d’artistes en particulier, je te dirais plutôt que ce qui m’influence est la somme de tout ce que j’ai pu voir ou entendre jusqu’à présent. Cela serait très vaste et on pourrait y retrouver du metal, de l’electro, de la chanson Française, de la folk, du jazz, du blues…

K : Je dirais sensiblement la même chose car nous ne nous fixons pas de limites. Même si nous avons tous un background rock et metal, nous écoutons des styles divers et variés, nous prenons ce que nous aimons dans cette scène cette-là et nous le faisons passer par notre prisme à nous. Pour l’image, c’est pareil, je te dirais que Petosaure est un animal à forme variable.

P : Je rejoins les dires de mes comparses et j’ajouterais qu’Alain Bashung a été un gros déclic.

Photo Valentin Nauton

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Pouvez-vous nous présenter Anosmiac et l’EP « Minor/Sense » auquel vous avez participé ?

P : J’ai participé très récemment à ce projet musical. Nous jouions respectivement dans des groupes de metal à l’époque et Anosmiac m’a proposé une collaboration quand nous nous sommes dirigés dans des projets plus electro. Nous avons tourné un vidéoclip dans les alentours de Besançon que l’on appelle également B-Town. Cela a été une très belle expérience nocturne et très agressive. Anosmiac est un très bon artiste et je pense qu’il va faire des choses assez grandes et assez folles dans les années à venir. J’attends de voir la suite ! Anosmiac est très humble et je pense qu’il va falloir qu’il apprécie ce qu’il fait par la suite car il n’en pas trop conscience.

Quel est votre rapport au live ?

P : Le théâtre ! C’est là que tout explose. Les morceaux sont beaux sur un CD mais ils prennent vie en live. Je suis très heureux car les personnes avec qui je me retrouve aujourd’hui sur ce projet sont celles qui sont les plus aptes à le faire vivre. Je suis entouré d’excellents musiciens et je sais apprécier leurs grandes qualités. S’il y a quelque chose de très fort dans ce projet, c’est l’aisance qu’il y a sur scène entre nous et cela permet de mettre des grosses claques en live. 

Photo Valentin Nauton

Photo Valentin Nauton

Quels sont vos prochains projets ?

P : Il y a une exposition qui est en préparation car nous voulons porter un maximum de monde dans le sillage de ce projet. Cette exposition aurait très vraisemblablement lieu à Paris et nous aimerions sortir l’album physiquement à cette occasion et y jouer en live durant une à deux semaines tous les soirs.

M : L’avantage d’une exposition est de pouvoir contrôler plusieurs sens chez l’auditeur. On peut vraiment emmener quelqu’un avec nous dans un univers pluri sensoriel et cela permettrait de pouvoir porter notre message encore plus loin.

K : Le prochain clip « Docile Amie » sortira d’ici la fin du mois de janvier ou le début du mois de février. Pour l’instant, nous n’avons pas encore de label, nous sommes encore dans la phase du « Fantôme De L’Enfant » mais nous sommes déjà en train d’écrire et d’enregistrer pour le prochain album. Nous n’attendons pas la fin d’un cycle pour en entamer un autre car Petosaure est très prolifique.

M : Une vidéo live arrivera également et notre prochain concert Parisien aura lieu le 3 janvier au Supersonic.

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