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Jean-Pierre et Sylvain Bugnon vous en disent plus sur « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! ».

Publié le par Steph Musicnation

Photo Karine Bauzin

Photo Karine Bauzin

Quelle est l’histoire d’ « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! » ?

Sylvain : C’est l’histoire de deux collègues de travail qui ont été mis au placard. L’un des deux a un tuyau, il connait un ami qui travaille aux pompes funèbres et qui lui parle d’une formation d’apprenti croquemort. L’un est plus assidu que l’autre, il est plus sérieux et il a plus envie de s’en sortir alors que l’autre est plus à la traîne et il a par ailleurs des problèmes personnels à gérer puisqu’il est en plein divorce. Dans cette formation, ils ont des parties pratiques et ils se trouvent contraints d’assumer seuls une cérémonie funéraire à cause de l’absence du pasteur. Comme l’un est plus compétent que l’autre, cela va créer pas mal de problèmes durant cette cérémonie.

Comment est né votre nouveau spectacle ?

Jean-Pierre : « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! » est une suite de notre précédent spectacle ou nos deux personnages étaient garde-frontières Suisses et ce spectacle est né grâce à un ami qui en a entre autres fait le décor et qui nous dit qu’ils verraient bien nos deux personnages en croquemorts.

S : Comme ces deux garde-frontières étaient complètement incompétents et qu’ils ont fini par se faire mettre au placard par la douane, il fallait leur trouver un nouveau job et finalement le métier de croquemort même s’il n’est pas forcément une vocation est un métier comme un autre que l’on peut embrasser quand on est au chômage. On trouvait cela amusant de les retrouver dans cette situation où finalement ils allaient être encore bien plus incompétents qu’à la douane.

Jean-Pierre et Sylvain Bugnon vous en disent plus sur « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! ».

Pouvez-vous chacun présenter le personnage de l’autre ?

JP : Jacky est quelqu’un de droit, d’honnête, il est très précis et il veut bien faire les choses.

S : Dans le fond, Roger aimait bien son travail de douanier, il se retrouve dans cette situation qu’il trouve un intolérable et il n’a pas beaucoup de compétences. Roger est le rigolo de la boite, il aime bien raconter des blagues quand ce n’est pas le moment, il aime faire son intéressant, se montrer et n’ayons pas peur des mots, c’est un beauf.

Vos personnages ont-ils des points communs avec vous ?

JP : Il y a une loupe grossissante. Je pense que si l’on me donne un polo à rayures et un pantalon, je peux faire beauf et je crois que si je faisais du cinéma, ce serait le genre de rôle que l’on me donnerait.

S : Je dirais que le personnage de Roger est proche de Jean-Pierre bien qu’il ne se comporte pas comme un beauf dans la vie mais c’est quelqu’un qui a tendance à facilement mettre les pieds dans le plat et à être assez cash. Le personnage de Roger est très exagéré par rapport à ce qu’est Jean-Pierre dans la vie de tous les jours. Pour ma part, je suis quelqu’un d’un peu plus réservé et de plus droit. Si on se réfère aux duos de clowns, j’ai choisi le clown blanc car cela me correspond plus. 

Photo Pascal Bernheim

Photo Pascal Bernheim

A qui conseilleriez-vous « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! » ?

S : On découvre petit à petit en avançant dans notre production mais aussi en se promenant dans Paris qu’il y a énormément de pompes funèbres à Paris et également des services funéraires municipaux qui sont très présents dans tous les arrondissements. Je pense que toutes les personnes qui travaillent de près ou de loin dans ce domaine devraient venir voir ce spectacle car c’est quelque part un petit hommage que l’on rend à ces croquemorts dont on ne parle jamais. C’est un bon moyen pour eux de dédramatiser, de rire d’eux-mêmes et de l’absurdité parfois de cette profession. J’invite vraiment toutes les personnes intéressées de près comme de loin par les croquemorts à venir nous voir mais je m’adresse aussi aux autres, « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! » est une comédie familiale qui les fera rire.

Vous êtes-vous documenté sur l’univers des pompes funèbres ?

JP : Nous avons passé une soirée à l’époque avec des personnes travaillant aux pompes funèbres de la ville de Genève et ils nous ont raconté plein d’anecdotes concernant leur travail mais aussi la difficulté de ce métier. Ce sont des personnes à l’humour phénoménal.

S : Nous nous sommes rendu compte en les fréquentant que ce n’était pas idiot de faire ce spectacle car ils ont besoin de rire et de prendre du recul. Nous sommes très loin de nous imaginer ce qu’il se passe en coulisses car ils ont besoin de se marrer !

Photo Pascal Bernheim

Photo Pascal Bernheim

Avez-vous toujours évolué dans le domaine artistique ?

JP : Après l’école, j’ai travaillé un peu à la poste mais j’ai pris des cours de théâtre vers l’âge de 18 ans. Cela a été quelque chose d’assez logique et normal. Nous avions envie de faire les clowns, de nous amuser et de créer.

S : Pour ma part, j’ai plutôt fait de la musique. J’ai fait une école de jazz à Lausanne, j’étais batteur et j’ai monté un groupe. Les choses ont fait que cela ne s’est pas fait et petit à petit, j’ai bifurqué vers le théâtre car un jour, Jean-Pierre m’a demandé de remplacer au pied levé des comédiens. Suite à cette aventure, nous avons pris conscience que nous étions les seuls dans la troupe à vouloir en faire un métier et nous nous sommes retrouvés à deux.

Etes-vous toujours monté à deux sur les planches ?

JP : Depuis quasiment 22 ans, oui.

S : Jean-Pierre a commencé par le one man show au Festival d’Avignon en 1993, c’était une aventure familiale puisque que je l’ai mis en scène, j’ai géré la régie et j’en avais fait la bande son mais cela a très rapidement bifurqué sur le duo. Nous avons participé également à plusieurs Revues de Genève avec des tableaux façon Broadway. C’était génial à faire et c’est ainsi que nous avons rencontré Pierre Naftule avec qui nous avons coécrit « Avec Vous Jusqu’Au Bout ! ».

Photo Karine Bauzin

Photo Karine Bauzin

Comment vous est l’idée de monter « Tout Shakespeare en 80 minutes…Et A Deux » ? Etait-ce un pari ou un défi ?

S : C’est surtout grâce à quelqu’un qui nous a amené cela sur un plateau. Céline Devalan qui est une fan de Shakespeare a écrit et mise en scène ce spectacle. Elle adore le spectacle des croquemorts, elle a monté « Tout Shakespeare » pour ses élèves et elle nous l’a remonté pour nous deux.

JP : Nous nous y sentons bien, on retrouve nos deux personnages et nous sommes rentrés dans ce spectacle assez facilement.

S : Les deux apprentis croquemorts se retrouvent à se lancer un défi complètement surréaliste à savoir monter tout Shakespeare en 80 minutes et à deux et on imagine bien qu’ils n’en sont pas capables.

Pensez-vous continuer dans l’humour ou irez-vous vous « balader » dans du classique ou du dramatique ?

JP : L’occasion ne s’est pas encore présentée en ce qui concerne le classique. Nous parlions de Céline et avant de faire son spectacle, j’avais dû remplacer un comédien dans une pièce de Shakespeare. Je l’ai donc déjà fait mais cela ne correspond pas vraiment à mon énergie. Déjà à l’école, il fallait que je fasse rire la classe et que je tourne tout en dérision. J’ai toujours été un rebelle et j’ai du mal à me dire que tout d’un coup un jour je vais faire un truc plus sérieux mais pourquoi pas puisque l’on a l’âge maintenant.

S : Moi, cela m’intéresserait vraiment et j’aimerais bien aborder cet aspect-là du métier. C’est très difficile de faire rire et parfois cela peut être épuisant, faire pleurer est parfois plus confortable pour un comédien mais à vivre pour un comédien qui a été habitué à faire rire, cela doit être difficile de ne pas faire rire et de juste se contenter d’une écoute.

Photos Stéphanie Gesnel

Photos Stéphanie Gesnel

Comment inviteriez-vous nos lecteurs à venir vous découvrir au Théâtre Du Petit Gymnase ?

JP : Très simplement en leur disant que c’est un spectacle tout public qui pourrait leur faire passer un très bon moment. Profitez-en, il ne reste que quatre dates. Il faut se dépêcher de venir !

S : Il y a de tout, il y a des jeux de mots, de la comédie mais aussi de l’interactivité avec le public à qui l’on demande une petite participation à la fin mais rassurez-vous, cela ne vous oblige pas à monter sur scène. C’est un moment assez magique dans ce spectacle car on fait tomber le fameux quatrième mur et le public fait partie intégrante du spectacle !

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