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Rencontre avec le chanteur Ycare à quelques jours de son concert à L’Européen !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec le chanteur Ycare à quelques jours de son concert à L’Européen !

Pourquoi être revenu avec un album live deux ans après « La Somone » ?

Après « La Somone », je suis allé voir les patrons de Sony chez qui j’ai sorti mes trois premiers albums et je leur ai dit que j’avais envie de sortir plus de chansons. J’ai sorti un album à peu près tous les deux ans mais j’écris beaucoup plus que cela. Nous avons fait un divorce à l’amiable et je suis devenu mon propre producteur. J’ai sorti des YcareBox été et hiver 15 et l’album live s’est imposé naturellement car j’aime chanter devant les gens.

Le fait de n’être plus signé chez Sony, est-ce que cela t’apporte plus de liberté artistique ?

Ma contrariété était d’ordre quantitative. Il faut savoir que je m’occupe toujours de tout, j’écris mes chansons et je gère également tout ce qui est visuel. J’ai des idées assez précises mais cela ne veut pas dire que je n’écoute pas les autres. Sony ne m’a jamais rien interdit, j’avais juste envie de sortir plus de chansons.

Peux-tu nous présenter « Love You (J’Te Déteste) » ?

C’est tout le paradoxe de l’amour adolescente que l’on retrouve chez certains adultes. Je trouve que moi et mes congénères, nous appartenons à une génération d’immatures profonds. « Love You (J’Te Déteste) » raconte l’histoire d’un gars qui serait prêt à devenir une ombre pour ne pas que la personne qu’il aime s’en aille. C’est un peu une sorte de « Ne Me Quitte Pas » avec un sursaut d’orgueil sur le refrain. 

Rencontre avec le chanteur Ycare à quelques jours de son concert à L’Européen !

Annonce-t-il un quatrième album studio et en donnera-t-il le ton ?

Je ne sais pas s’il donnera le ton d’un quatrième album studio car je suis sur une autre piste. J’ai très envie de faire un album de duos. J’écris pour beaucoup de gens et j’ai maintenant l’envie de chanter avec eux mais aussi avec d’autres artistes.

Peux-tu nous en dire plus sur « Rats Des Villes Et Rats Des Champs » ?

C’est merveilleux car l’idée de l’album de duos est partie de cela. J’étais avec Lilian Renaud, j’écrivais pour son deuxième disque « Le Cœur Qui Cogne » qui sort le 18 novembre et Lilian Renaud m’a dit qu’il aimerait bien que je nous écrive un duo. J’ai écrit les paroles et la musique et Lilian est venu apporter sa patte dans la musique. Pour ce titre, je cherchais l’intersection entre le voyageur que je suis et le sédentaire qu’il est dans sa campagne, entre une personne se levant pour faire des choses saines à l’heure où moi je me couche et moi dont la nuit était devenue mon jour. « Rats Des Villes Et Rats Des Champs », c’est aussi pour dire que nous sommes tous les deux exposés, Français que nous sommes, aux mêmes craintes pour notre avenir compte tenu de ce qui vient de se passer l’année passée.

En écoutant « Un Tour Sans Fin », on est bluffé par tes inspirations. Comment appréhendes-tu à la scène ?

Merci pour le compliment mais je te dirais que je l’appréhende mal. C’est pour cela que je dois être seul une demi-heure avant de monter sur scène car je suis très tendu. La vraie magie opère dès que tu mets un pied sur scène. Tu deviens dix fois plus toi-même. Ma place est vraiment sur scène et c’est pour cela que je reviens après être parti vivre au Sénégal durant trois mois. Je vis pour être sur scène. J’avais écrit il y a deux ans la chanson « Si Jamais J’Oublie » pour Zaz mais je l’ai vraiment comprise cet été.

Rencontre avec le chanteur Ycare à quelques jours de son concert à L’Européen !

On peut parler également de la qualité et de la force de tes textes. Es-tu un artiste engagé ?

Je suis engagé dans ce qui me prend aux tripes. Je ne parle pas d’engagement politique ou social. Je suis engagé quand je pense qu’il y a une injustice mais ce n’est pas parce que j’ai une tribune grâce à ce que je fais qu’il faut absolument parler de politique ou de religion car pour moi, ce sont des sujets qui restent de l’ordre du privé. Je te dirais juste que pour moi, nous sommes Français dans notre diversité discrète.

Que vas-tu proposé au public mercredi à L’Européen ?

Le meilleur de moi-même comme à chaque fois. On pleure beaucoup mais on rit beaucoup aussi à mes concerts et les gens qui viennent me voir le savent. Je fais des concerts dans des salles à dimensions humaines et on s’y attend penser, rire, respirer et être tristes. Il y aura un peu de tout cela et je chante toujours des titres inédits durant mes concerts. Ce concert sera le dernier de cette tournée acoustique avant de refaire une tournée plus étoffée avec plus de musiciens.

Te verrais-tu passer à la production d’artistes ?

Oui, clairement et je te dirais dans le rap ! J’aime beaucoup la musique urbaine et j’ai récemment repéré un jeune artiste qui s’appelle Tarraf qui a 19 ans et il m’a « cassé la gueule ». Il écrit très bien, et il a une voix incroyable. Je suis en train d’écouter ses maquettes et je vais les faire écouter à des personnes du métier. C’est un gars brillant et c’est le premier que j’ai envie de produire.

Rencontre avec le chanteur Ycare à quelques jours de son concert à L’Européen !

En sept ans de carrière discographique, ton regarde sur l’industrie musicale a-t-il changé ?

Non, c’est l’industrie musicale qui a fait changer notre regard car nous sommes restés les mêmes, nous sommes des gens avec le cœur sur la main et les yeux qui brillent. Nous sommes arrivés à une époque de transition. Il y a quelques années, nous aurions eu plus de quiétude pour faire ce que l’on essaye de faire au mieux à savoir écrire des chansons. La manière de consommer de la musique à changer, avant on voulait posséder les choses alors que maintenant on veut juste avoir accès aux choses. La musique n’est plus une quelque chose qui se marchande, c’est juste quelque chose qui ponctue une autre activité. 

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