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Faites connaissance avec Lolita Costet la Miss Betty de « The Elephant In The Room » !

Publié le par Steph Musicnation

Faites connaissance avec Lolita Costet la Miss Betty de « The Elephant In The Room » !

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Lolita Costet, je suis voltigeuse main à main et je joue le rôle de Miss Betty dans le spectacle « The Elephant In The Room » du Cirque Le Roux. J’ai 29 ans, je suis née à Clermont-Ferrand et je suis maman d’un petit garçon de deux ans et demi.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire ce métier ?

Je te répondrais que c’est mon grand-père car quand j’étais petite, la seule que j’avais le droit de regarder à la télévision était « La Piste Aux Etoiles » car il était contre toutes les séries Américaines. C’était le vrai grand-père Français (rires). Cette émission me faisait rêver et mon grand-père a été le premier à m’emmener au cirque. Comme tous les enfants, cela aurait pu être n’importe quoi d’autre mais je souhaitais faire ce métier un jour même si je pensais que cela serait impossible.

Faites connaissance avec Lolita Costet la Miss Betty de « The Elephant In The Room » !

Quelle est l’histoire de « The Elephant In The Room » ?

Sans tout dévoiler, ce sont les noces de Miss Betty et de John Barrick joué par Yannick Thomas qui est réellement mon conjoint. Beaucoup de gens nous posent la question mais il faut savoir que nous ne sommes pas du tout comme cela dans la vie (rires). En rentrant de ses noces, Miss Betty va se cacher dans un salon-fumoir et un serveur, un Texan dandy et son mari vont venir perturber constamment ses plans. Il faut venir voir le spectacle pour savoir ce qu’elle mijote.

Qui est ton personnage ?

Mon personnage est donc cette mariée Miss Betty. Il y a des choses que l’on dit dans le spectacle mais on s’est chacun monté toute une histoire et pour moi, c’est vraiment une femme un peu bipolaire et manipulatrice mais en même temps avec beaucoup d’amour. Je la compare souvent aux méchantes de Disney mais finalement à la fin, si elle devait mourir ou quelque chose comme cela, on serait triste. Pour moi, elle a déjà eu pas mal d’antécédents avant et pas mal d’histoires avec ses ex maris. Miss Betty reproduit un schéma constant pour la énième fois mais est-ce que cela va marcher ou pas…il faut venir à Bobino pour le savoir (rires).

Faites connaissance avec Lolita Costet la Miss Betty de « The Elephant In The Room » !

Avez-vous des points communs ?

Pour moi, c’est assez bizarre car dans la compagnie, on part toujours de choses que l’on est un peu et on les extrapole complètement pour donner naissance à des personnages. Miss Betty a vraiment été créé de toute pièce pour qu’il y ait un fil conducteur dans le spectacle. Je rassure tout le monde, je vais bien et je ne suis pas bipolaire (rires). Je pense que Miss Betty possède des choses que j’ai dans la vie mais que je n’ai jamais osé jouer. Pour te citer un point commun avec mon personnage, je dirais que je suis quelqu’un de très coquette mais je n’avais jamais joué une femme sur scène et c’est très sympathique de jouer une femme assez élégante comme Miss Betty.

Quelles ont été vos inspirations pour ce spectacle ?

Il y en a eu beaucoup. Je dirais tous les films en noir et blanc Hollywoodiens et les films d’Hitchcock. Pour les peintures et les décors, ce serait plutôt Caravaggio. Tous les quatre, nous sommes des amoureux des vieilles années et nous voulions cet esprit années 30 avec des maquillages très blancs et ce décor très baroque. Nous avons voulu mettre également toutes nos expériences passées dans ce spectacle comme du music-hall, du cirque contemporain, du cirque traditionnel et de la variété. Je te dirais que ce spectacle représente tout ce qu’on a fait et tout ce qu’on aime.

Photo Frank.W.Ockenfels

Photo Frank.W.Ockenfels

Quel en serait le plus ou l’originalité selon toi ?

Je ne serais assez prétentieuse pour dire que l’on a fait quelque chose de totalement nouveau, je pense que l’on n’invente plus rien aujourd’hui car nous sommes portés par tellement de données de nos jours. Son originalité est un tout, c’est le fait d’avoir mis ensemble tout ce monde du spectacle, de la danse et du cirque, le fait également d’avoir dessiner tous ces décors, d’avoir choisi ce parti pris de ces films en noir et blanc et d’avoir essayé de faire comme dans un film. Ce spectacle n’est ni Français ni Américain, nous avons beaucoup voyagé et nous y avons mis un peu de toutes ces cultures. Je pense également à la mise en scène de Charlotte Saliou et à la mise en lumière de l’adagio qui est une discipline des années 30 remise au goût du jour. Notre originalité est également notre quatuor !

Quels sont les retours que l’on vous fait le plus souvent ?

Beaucoup de gens aiment le spectacle ! (Rires). Il y a beaucoup de discussions sur le début du spectacle qui est très théâtral mais aussi sur le fait que « The Elephant In The Room » dure 1h15 et que cela passe vite. Les gens en voudraient encore. Le public nous dit aussi qu’il voit que l’on donne beaucoup sur scène. Nous sommes contents car il y a souvent des personnes qui disent que ce spectacle est nouveau et différent.

Pensez-vous déjà au prochain spectacle ?

Nous avons tellement d’idées qu’il y aura un deuxième et un troisième spectacle mais le spectacle a pris tellement d’ampleur que nous nous sommes un peu « calmés » afin de le pousser le plus loin possible à travers le monde et je pense que ça vaut le coup de le continuer. Nous avons déjà pensé à faire la parodie de ce spectacle et nous aimerions monter le film en parallèle. Il n’y a pas officiellement de deuxième spectacle pour le moment mais celui-là a donné envie à plein de petites envies. 

Photo Frank.W.Ockenfels

Photo Frank.W.Ockenfels

Quelles seraient les forces de tes partenaires ?

Je dirais que pour Yannick sa force est sa force physique même si cela paraît un peu simple. Dans ce spectacle, il est la personne en qui j’ai le plus confiance physiquement et je pense que c’est très important. Nous savons que Yannick est en dessous et qu’il va tenir et cela nous permet à tous les trois de jouer nos personnages avec aisance. Yannick est très drôle aussi. Pour moi, la grande force de Greg est son humour, il me fait beaucoup rire même quand je peux être fatiguée. Quand nous avons joué sur Broadway, les shows étaient très intenses et tous les jours il nous motivait et il arrivait à me faire rire. Philip est très pointilleux, il est perfectionniste et il a le sens du détail. Je trouve qu’il fait en sorte que le spectacle soit dans la finesse et dans l’esthétisme. Philip ne l’a pas dit dans son interview mais il a fait beaucoup de choses pour ce spectacle, il a notamment designé les costumes. Philip sait gérer les photos, les vidéos, le décor, les petits détails. Je suis vraiment contente car je suis entourée de trois hommes avec de très belles forces.

Comment les définirais-tu en un mot ?

Pour Philip, je dirais génie. Pour Greg, je te répondrais attentivement drôle (rires). Pour Yannick, je ne vais chercher longtemps et je te dirais Amour car c’est le père de mon fils, c’est mon porteur, c’est mon conjoint, c’est de l’amour !

As-tu déjà pensé au cinéma ?

Avant non car les peu de fois où je faisais de la télé, je trouvais cela terrible de devoir rejouer les choses plusieurs fois tout en étant entourée de plein de monde. Je suis une amoureuse du théâtre et même si je ne souhaiterais pour rien au monde que le cirque s’arrête même si cela a failli être le cas une fois à cause d’une blessure, j’ai commencé à me poser la question. Si j’avais, au jour d’aujourd’hui, un rêve avec l’équipe, ce serait de monter un film. J’aimerais essayer et puis, on ne sait jamais savoir tant que l’on n’a pas fait !

Source Blog-United-States-of-Paris

Source Blog-United-States-of-Paris

Pourquoi la compagnie s’appelle Le Cirque Le Roux ?

(Rires) cela vient d’une mauvaise blague qui est restée. Quand Yannick et Gregory ont monté leur duo, ils s’appelaient Yann et Greg et ils ont voulu faire plus qu’un numéro. Ils ont rencontré Philip à L’Ecole Nationale du Cirque qu’ils ont fait tous les trois au Canada. Le duo est devenu trio. Quand ils ont fait une première résidence, ils ont dû se présenter et ils ont opté pour Yann et Greg présentent Le Roux car Philip est roux. Avec le temps quand il a fallu trouver un nom pour cette compagnie, on s’est dit qu’on allait garder Le Roux en mettant juste Cirque avant et pour la petite blague, nous travaillons de plus en plus avec des personnes rousses (rires).

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir vous découvrir à Bobino ?

Je leur dirais que l’art est de plus en plus difficile en ce moment et que je sais que c’est de plus en plus difficile pour les gens de se payer du loisir mais je pense que l’on est obligé de vivre avec un minimum d’art dans nos vies sinon cela ne se passerait pas bien. Je leur dirais de prendre le risque de venir voir quelque chose de nouveau et vraiment s’ils n’aiment pas, je veux bien me débrouiller pour discuter avec eux après. Je pense qu’il y en a vraiment pour tout le monde dans ce spectacle. Un peu de piquant, prenez le risque !

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