Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rencontre avec Gaël et Thomas du groupe Electro Deluxe !

Publié le par Steph Musicnation

Photo HLB

Photo HLB

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Gaël et Thomas deux des membres cofondateurs du groupe Electro Deluxe et respectivement pianiste et saxophoniste. L’interview a eu lieu juste avant leur seconde date Parisienne au Trianon.

Comment et quand s’est formé Electro Deluxe ?

Thomas : Electro Deluxe s’est créé il y a 15 ans. A la base, nous étions quatre. Gaël aux claviers, Arnaud à la batterie, Jérémie à la basse et moi au saxo. Pendant cinq-six ans, nous avons évolué avec des invités chanteurs/chanteuses/rappeurs puis nous avons rencontré James qui a intégré le groupe il y a environ huit ans et c’est devenu le chanteur d’Electro Deluxe. Nous avons également agrandi la famille avec deux autres cuivres et nous sommes donc passés de quatre à sept personnes.

Gaël : Parfois, la famille s’agrandit encore pour les grandes occasions comme notamment pour nos deux concerts Parisiens au Trianon où nous avons invité une section de chœur féminin composée de trois chanteuses talentueuses qui nous accompagnent. Il y a des fois où Electro Deluxe représente plus de vingt personnes sur scène car nous avons la possibilité dans de grandes occasions de jouer avec un big band composé de treize cuivres.

Etes-vous tous « issus » des mêmes courants musicaux ?

T : Non justement mais nous sommes tous issus d’une très large famille qui comporte beaucoup de sous-ensembles. Nous avons tous des esthétiques et des sensibilités différentes. Il y en a qui viennent plus de la scène funk et acid jazz, d’autres un peu plus de la scène purement jazz mais au final, cela fait 15 ans que nous avons forgé notre son à nous et tout cela se mélange de telle façon que l’on ne sait plus trop où est notre part d’héritage. Nous savons les goûts que nous avons en commun et ceux qui diffèrent mais ce n’est pas parce que nous ne partageons pas certains goûts qu’ils ne rentrent pas un peu dans nos influences aussi. C’est un système un petit peu poreux que nous ne maitrisons pas entre nous et les styles musicaux et c’est plutôt bien.

G : On nous demande très souvent quel style de musique nous faisons et c’est justement la seule question à laquelle nous ne pouvons pas répondre car nous nous soucions très peu des courants et des étiquettes. Nous faisons tout simplement la musique que nous aimerions écouter quand on allume la radio. Nous faisons une musique de passionnés et c’est ce qui caractérise notre démarche.

Photo HLB

Photo HLB

Votre style a évolué durant la décennie passée. Comment qualifieriez-vous cette évolution ?

G : C’est une évolution qui s’est fait au gré des gens qui nous entourent et de la musique que nous écoutons. Grosso modo, au début de notre carrière musicale, nous faisions une musique electro jazz. Il y avait une place importante laissée aux solos et aux machines alors que maintenant, nous sommes dans une démarche plus organique avec des enregistrements un peu à l’ancienne avec des instruments vintage.

T : Je suis tout à fait d’accord avec Gaël et cette évolution vient aussi du fait que personne n’écoute la même chose qu’il y a une quinzaine d’années. Nous avons évolué avec nos goûts et tout ceci s’est fait de façon tout à fait naturelle.

Vous revenez avec un nouvel album, trois ans après « Home » ; comment nous présenteriez-vous « Circle » ?

T : C’est un album qui est dans la lignée d’Electro Deluxe, les ingrédients restent les mêmes. On retrouve une vraie rythmique, des instrumentaux, des cuivres, des arrangements et des prises de studio faites en live. On aime bien faire bouger les lignes entre les différentes influences qui composent notre style. Nous allons parfois tirer un peu plus vers la soul ou vers la pop ou vers le jazz, nous nous baladons entre tout cela. Les gens semblent bien reconnaître la patte d’Electro Deluxe d’après les premiers retours que nous avons.

Quel serait selon vous le point fort de ce disque ?

G : C’est qu’il est bien (rires). Tu le mets sur ta platine et tu kiffes ! Il fait bouger la tête et c’est l’un de nos critères principaux. Notre bassiste dit souvent que dès que tu commences à avoir la tête qui bouge, c’est que le morceau est réussi. La plupart de nos morceaux sont dansants et vous pouvez voir dans nos concerts que dès les premières mesures, les gens se lèvent pour danser. Ce nouvel album est une sorte de carte blanche. Nous nous sommes tous permis. Nous sommes allés dans des directions très diverses et nous sommes allés encore plus loin au niveau de l’écriture des chansons. James a pensé les chansons avec des thèmes, il y a une vraie importance donnée au refrain et à la mélodie.

Photo HLB

Photo HLB

Que retrouve-t-on dans vos textes ?

T : Il faudrait poser la question à James qui écrit les textes en Anglais ! Je sais qu’il parle beaucoup d’espoir, d’énergie, de combativité et du bonheur. Il essaye d’aborder ces thèmes dans notre style musical qui est plutôt pêchu et c’est un véritable exercice de style pour lui.

La musique funk des années 70/80 semble être l’une de vos influences. Quels seraient les artistes ou les standards avec lesquels vous avez grandis ?

T : C’est clair que l’on n’a pas fait mieux dans ce style que durant ces années-là. Nous avons été bercés par des chanteurs comme Ottis Redding, Al Green, Earth Wind &Fire, Michael Jackson, Stevie Wonder, Marvin Gaye, Tammi Terrell, la Motown en générale mais nous ne sommes pas du tout dans le revival. Nous n’essayons pas de recréer cette vibe-là avec ce son-là et ce matériel-là. Nous nous en inspirons mais nous prétendons proposer quelque chose de plus actuel.

Quel est votre mot d’ordre sur scène ?

T : Nous ne laissons personne sur le côté de la route. Nous voulons vraiment embarquer tout le monde que ce soit les pointures en musique comme ceux qui n’y entendent rien, les jeunes comme les moins jeunes. Nous proposons quelque chose de global et de sincère.

Photo HLB

Photo HLB

Comment Electro Deluxe est-il perçu hors de nos frontières ?

T : Nous nous sommes pas mal exportés depuis le début notamment en Turquie ou en Inde. Nous avons des projets au Japon où la musique que l’on fait est assez populaire. Je te dirais que c’est une musique qui passe bien les frontières car elle est universelle, les titres sont chantés en Anglais et nous avons toujours eu de bons retours à l’étranger.

G : Nous sommes autoproduits et nous ne sommes pas soutenus par les grands médias donc notre mode de communication est beaucoup basé sur les réseaux sociaux et la diffusion de vidéos sur notre chaîne Youtube et notamment les live sessions. On essaye de faire des choses assez novatrices comme notre vidéo faite en 360 degrés ou la captation dans un cadre naturel magnifique au milieu d’un lac. Toutes ces vidéos nous ont permis d’avoir au fil du temps une audience mondiale et cela nous touche. On reçoit des messages qui viennent de bien au-delà de nos frontières. Il y a beaucoup de choses qui se font à l’international grâce à Internet.

Le successeur du premier extrait « All Alone » est-il déjà trouvé ?

T : Comme nous sommes un groupe indépendant, nous sommes nos propres producteurs et nous n’avons pas de stratégie purement commerciale. Nous sommes d’accord pour sortir un premier titre mis en vidéo et nous sommes confiants en notre public qui est très exigeant pour écouter l’album et nous dire ce que chacun a comme préférences. Nous envoyons deux ou trois titres aux radios qui aiment notre musique et ils tournent dessus. Notre priorité, c’est la scène !

Quels sont vos prochains projets ?

T : Nous tournons un peu toute l’année en faisant environ soixante concerts par an. Nos prochains objectifs seraient plutôt des territoires comme l’Amérique Latine puisque nous recevons beaucoup de messages de soutien qui viennent du Brésil, d’Argentine ou du Chili.

Photo Pascal Montagne

Photo Pascal Montagne

Est-ce qu’à l’avenir nous pourrions retrouver Electro Deluxe en Français ?

T : Non, je ne pense pas mais il ne faut jamais dire jamais. Notre chanteur est Américain et donc nous avons réglé ce problème que M exposait dans sa chanson « Le Complexe Du Corn-flakes ». Nous jouons une musique complètement influencée par les Anglo-Saxons et notre chanteur est Américain. C’est donc naturel pour lui, c’est sa culture et il le fait merveilleusement bien.

G : Dans l’histoire d’Electro Deluxe, il y a eu des collaborations avec des rappeurs qui sont venus rapper en Français, je pense notamment à l’album « Play » et au titre « Let’s Go To Work » avec Gaël Faye ou à « Between The Lines » avec 20Syl. Nous ne fermons donc pas de portes !

Commenter cet article