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La Parisienne Life vous présente le groupe Bahla !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Cynthia Frebour

Photo Cynthia Frebour

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Zoé : Je m’appelle Zoé et je suis la batteuse du groupe Bahla. Je joue des claviers parfois, je lance des séquences et je fais les chœurs.

Yves : Je m’appelle Yves, je suis bassiste et je fais aussi les chœurs et des claviers.

Nicolas : Je m’appelle Nicolas, j'écris des chansons ; je suis chanteur et guitariste. En studio, nous dépassons tous les trois les rôles que nous avons sur scène.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Y : Cela fait très longtemps que je connais Nicolas, nous avons travaillé ensemble sur plein de projets depuis plus de 10 ans.

N : J’ai rencontré Yves il y a plusieurs années sur des projets de chansons et on ne s’est jamais perdu de vue.

Y : J’ai travaillé sur un album avec un artiste et son batteur m’a contacté quelques jours après pour me demander si j’étais intéressé pour intégrer le projet d’un artiste signé chez AZ, c’était pour Nicolas. On a accroché directement, j’ai travaillé dans un premier temps pour lui et ensuite ensemble.

N : C’est un peu de cette manière que nous avons rencontré Zoé. Nous sommes d’abord sortis, nous avons parlé musique et c’est cela qui nous a rapproché. Nous avions envie de partager les mêmes choses en musique.

Y : Et également nos différences.

N : Nous avons composé des morceaux avec Yves mais sans envie de les publier, c’était avant tout un moyen de nous exprimer, comme un exutoire. J'ai fait écouter quelques titres à Philippe Paradis (Réalisateur) et il m’a dit qu’il ne fallait pas laisser ces compositions dans les tiroirs, que cela sonnait comme un projet de groupe et qu'il fallait faire "exister" ces titres. Philippe a fait un excellent travail de réalisation. L'enregistrement fut aussi un beau moment de partage. En même temps, Edith Fambuena nous a présenté Zoé. On a sympathisé, on a discuté et on s’est revus.

Y : Nous avons joué ensemble assez rapidement et c’était évident.

Photo Cynthia Frebour

Photo Cynthia Frebour

Que signifie le nom du groupe ?

N : Nous cherchions des noms et plusieurs syllabes ont fusé et Bahla est venu dans la discussion. En deux secondes c’était validé car nous avons trouvé ce nom sympa et doux. Nous avons ensuite cherché la principale signification sur internet : Bahla est une ville du Sultanat d’Oman dont la forteresse est assez réputée. Le symbole était assez beau car Oman est un des rares pays du Moyen-Orient qui prône dans ses textes la tolérance de toutes les religions. C’est également le nom d’un gâteau Marocain. Le côté forteresse de Bahla nous plaisait également, c’est comme un rempart.

Y : C’est une forteresse ouverte à tout le monde.

Comment nous présenteriez-vous « No Man’s Land » d’un point de vue musical ?

N : " No man's Land " est un patchwork de plusieurs influences. Il y a ce son très organique et électrique du rock progressif, de longues plages sans paroles, des progressions de chœurs et l'utilisation de vieux synthétiseurs analogiques période New Wave ce qui donne un côté assez électronique aussi. Zoé et Yves sont plus electro que moi.

Y : Les années 80 m’ont vraiment marqué, j’étais baigné dans la musique sans même le vouloir avec la musique qu’écoutait mon frère ou la radio. A cette époque, les claviers étaient partout.

N : Au milieu de toutes ces références Anglo-saxonnes, il fallait trouver le moyen d’écrire en Français naturellement. On se devait de dire des choses, notre souhait n’était pas de chanter pour chanter. Il fallait qu’il y ait une vraie raison et que cela ait un sens. A l'avenir, l’objectif sera de se contenir dans cet état d’esprit et de révéler uniquement des sentiments que l’on ressent et qui sont de l’ordre de l’intime.

La Parisienne Life vous présente le groupe Bahla !

Que raconte ce titre ?

N : C’est un titre qui aborde un sujet existentiel, la condition de l’homme.Que va-t-il rester de notre passage sur Terre ? Il y a beaucoup de "si" mais il y a une certitude que l'on retrouve dans la dernière phrase du texte :il restera"la douceur”, l’espoir. Nous ne sommes plus dans la recherche du résultat ou de la victoire, ce qui nous intéresse est la beauté du chemin et son importance. Le but est de faire passer des messages le plus simplement possible, sans exercice de style et fidèles à nos sentiments.

Y : La musique est l’un des médias les plus faciles d’accès, c’est un moyen simple et accessible pour communiquer et il peut y avoir différents niveaux de lecture.

Pouvez-vous nous parler du clip ?

N : Ce clip est comme un gros cadeau, artistiquement parlant, que nous a fait Christian Beuchet.

Y : Nous y avons réfléchi tous ensemble avec Philippe Paradis, Christian, et un pote Directeur Artistique. Nous avions cette idée de cosmonaute,de paysages désertiques et isolés. Nous ne voulions pas quelque chose de trop didactique et trop narratif car nous voulions laisser les portes ouvertes.

N : Christian nous a demandé de lui envoyer plein de contenu que nous aimions et qui pourrait représenter directement ou indirectement les thèmes de " No Man's Land " (photos, peintures, films, objets, livres). Il a ensuite mis tout son talent à exécution. Nous devions lui faire confiance, lui laisser du temps pour exprimer sa vision. Il y a mis beaucoup de cœur, énormément de lui-même.

Photo Cynthia Frebour

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Le cosmonaute de « No Man’s Land » va-t-il vivre d’autres aventures prochainement ?

Y : Il en vit déjà plus ou moins, il est présent sur la pochette du single et peut-être qu’il sera aussi sur la pochette de l’EP.

N : On aimerait continuer à exploiter cela. Ce cosmonaute est touchant, il est complètement à côté de la plaque, en dehors des clichés, c’est un cosmonaute un peu à la masse, naïf. C’est un gentil cosmonaute qui est accablé par la violence qu’il peut voir autour de lui.

Z : C’est un cosmonaute qui n’a pas de mission sinon celle de rester en vie.

Un EP arrive bientôt. Pouvez-vous nous en dire plus ?

N : « No Man’s Land » est pour l’instant en promo et c’est tout récent. La sortie de l’EP dépendra de la durée de vie promo du single. Nous allons laisser vivre le clip sur Internet et à la télé. Cela ne dépend pas uniquement de nous, sinon on sortirait l’EP dès maintenant.

Y : Il y aura peut-être une sortie vinyl du single à l’automne et on le vendrait lors des concerts et sur Internet.

N : On enchaînerait peut-être avec l’EP dans la foulée et un second single. On veut vraiment associer la musique et l’image donc on attend d’avoir le deuxième clip pour switcher sur un deuxième single.

Y : Quoi qu’il arrive, on peut dire que ce sera avant 2017.

Photo Cynthia Frebour

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J’ai été scotché par le titre « Warens ». Des titres instrumentaux comme celui-ci permettent-ils de mettre encore plus la musique au premier plan dans votre projet ?

N : C’est une volonté et ce titre est né de cette volonté-là. J'en ai toujours eu envie et aujourd'hui l'indépendance le permet. Je souhaite que l'on poursuive aussi dans ce sens d'ailleurs.

Y : Avant, il y avait plus de contraintes avec les maisons de disque ou avec les radios notamment au niveau des formats mais nous sommes des musiciens et nous aimons jouer des instrumentaux en groupe et en live.

Tournez-vous déjà sur scène ?

Z : Nous avons fait déjà quelques dates à Paris.

N : On aimerait en faire plus. Nous allons également faire une vraie captation live pour pouvoir convaincre des tourneurs afin de mettre en place un set de concerts.

La Parisienne Life vous présente le groupe Bahla !

Qui retrouve-t-on dans vos influences ?

Z : A un certain niveau, nous avons les mêmes influences même si je ne suis pas née dans les années 80, j’ai quand même écouté plein de choses de ces année-là en allant rechercher ce qui s’était fait. J’ai beaucoup écouté Led Zeppelin ou The Who et en ce moment, j’aime des choses plus electro comme Metronomy ou Trentemoller. Je pense que c’est un peu pareil dans mon jeu de batterie.

Y : J’ai des références très variées. Je viens d’une formation jazz et classique. Ado j’étais fan de de fusion ( Weather Report, Uzeb, Stanley Clarke ) mais je me nourris aussi d’artistes tels que ; The Cure, Pink Floyd, Gui Boratto, Thycho, les musiques de films de John Carpenter (qui m’inspirent énormément), Calexico, The Talking Heads et récemment Nick Cave.

N : Le premier disque que j'ai écouté en boucle lorsque j'étais enfant est " Atom Heart Mother " des Pink Floyd. Cela m'a vraiment marqué. Je me suis ensuite plongé dans toute leur période psychédélique, ainsi que Genesis, King Crimson, Supertramp. J’adore aussi Ennio Morricone, la beauté des thèmes, le côté western et les guitares twang. Puis j'ai beaucoup écouté certains groupes des années 80, The Cure, Depeche Mode ou Talk Talk. Coté contemporains : Radiohead, Air et plus récemment Tame Impala et Tycho. Parallèlement à tous ces groupes, beaucoup de chanson française aussi : Michel Berger (et France Gall), Serge Gainsbourg, Alain Souchon, Alain Bashung, Christophe...

Comment inviteriez-vous nos lecteurs à découvrir votre univers ?

Y : En regardant le clip, c’est déjà pas mal et venez nous voir en live car c’est une bonne genèse.

N : On espère pouvoir continuer à proposer des choses aussi sincères, l’intention et l’envie sont là en tout cas ! J’aimerais beaucoup venir présenter Bahla à Nice d’où je suis originaire.

Y : Je pense qu’on est un super groupe de live et j’ai rarement pris mon pied comme cela !

Z : En venant boire un coup avec nous ! Bahla Socca !

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