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Rencontre avec Eponine, une demoiselle sauvage dotée de ressources !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Eponine, une demoiselle sauvage dotée de ressources !

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Eponine, j’ai 28 ans, je suis comédienne et humoriste. Je vais rejouer à partir du mois d’octobre mon premier seul en scène baptisé « Demoiselle Sauvage Dotée De Ressources ». Je suis originaire de Lorraine mais c’est en arrivant à Paris que j’ai commencé le théâtre en amateur à La Comédie Saint-Michel durant 4 ans et demi mais si je devais me décrire par un métier se serait par celui d’écrivain car j’écris depuis toute petite et lors de ma dernière année de théâtre, j’ai eu envie d’écrire mes propres textes. Je pense que mon engouement est venu progressivement grâce à l’émission « On Ne Demande Qu’à En Rire » car il y avait un gros vivier de personnes jouant leurs sketchs.

D’où te vient ce prénom original ?

Mon prénom me vient du roman « Les Misérables » de Victor Hugo. Du coté de ma mère, ils sont tous très littéraires et j’ai une cousine qui porte le prénom d’un personnage de La Comtesse De Ségur. Dans mon spectacle, je dis que je porte ce nom pour racheter le personnage mais c’est exactement et je l’ai découvert il n’y a pas longtemps. Dans le roman de Victor Hugo, Eponine est la fille aînée des Thénardier qui exploitaient Causette. Je ne vais pas spoiler « Les Misérables » mais Eponine était malheureuse et elle se rachète à la fin. En cherchant dans des dictionnaires encyclopédiques, nous avons trouvé que c’était aussi le prénom de la femme d’un empereur Gallo-Romain qui s’est rebellé contre l’empire et qui s’est fait tuer et elle a fini bouffée par les lions.

Rencontre avec Eponine, une demoiselle sauvage dotée de ressources !

A quoi ressemble ton spectacle ?

Lorsque des gens me posent la question dans la rue, je leur réponds en leur disant que cela va ressembler à peu près tous les one man ou one woman show joués dans la capitale. Je parles des relations hommes-femmes et du chômage mais avec ma petite touche personnelle qui fait la différence ! J’ai commencé l’écriture de ce spectacle en 2014, il s’appelait à la l’origine enfant sauvage et non demoiselle. J’ai commencé à le jouer au Café Oscar en septembre 2015. J’ai, depuis, retravaillé mon spectacle et j’ai rencontré ma nouvelle metteuse en scène qui a beaucoup de recul sur la chose théâtrale car elle vient du théâtre classique.

Pourquoi avoir appelé ton seul en scène « Demoiselle Sauvage Dotée De Ressources » ? Est-ce parce que c’est ce qui te définit le mieux ?

Dans le spectacle oui et je vais dire que dans la vie aussi ! J’ai fait des chroniques de CDS à une époque, je faisais des interviews et j’avais des invitations à des concerts et à des festivals. On m’a fait 15000 fois le coup de me dire que j’étais sur la liste alors que je n’y étais pas. La première fois, je n’ai pas osé râler mais les fois suivantes, je ne me débinais pas. Je l’avais expliqué à mon « patron » et il m’avait répondu que si on me fermait la porte, j’entrais par la fenêtre. C’est un peu ça, j’y vais au culot. Je joue également sur le mot ressources car j’ai un personnage de bourgeoise mais qui n’a pas d’argent.

Rencontre avec Eponine, une demoiselle sauvage dotée de ressources !

Quelle serait la force de ce spectacle ?

Je dirais que le point fort est l’écriture, j’y raconte une histoire entière et je ai plus écrit ce spectacle comme quelque chose de littéraire avec plein de liberté.

Quel serait le pourcentage de vécu ?

Je dirais que c’est du vécu à 60/70 % mais je ne suis jamais allé en prison même quand j’emmerde les flics parce que je suis blanche et trop gentille. Je parle de mes traits de personnalité et je refuse l’autocensure. Je ne voulais pas être cataloguée comme la nana qui fait des blagues de cul même si j’en fait dans la vie. Si j’ai commencé à écrire sur les nœuds coulants, c’est parce que j’ai fait un stage de sport et j’ai appris à en faire, notre prof nous disait surtout ne vous pendez pas avec car soi-disant un type s’était pendu trois semaines après. C’était une blague que je ressortais très souvent à des copains quand ils déprimaient car je suis très portée humour noir.

Vrai fan de Desproges ? Est-ce lui qui t’a donné envie de faire ce métier ?

De faire ce métier non mais nous avons un point commun, celui du beau vocabulaire. J’ai toujours aimé les mots depuis que je suis toute petite car je suis très littéraire. Desproges prouvait qu’on pouvait faire rire tout en utilisant un vocabulaire distingué. Je pense préférer Desproges plus en chroniques qu’en spectacles. Sa célèbre phrase « On peut rire de tout mais pas avec tout le monde » vient de sa plaidoirie en face de Le Pen dans Le Tribunal des Flagrants Délires, on oublie souvent de rappeler comment est née cette phrase. Desproges était quelqu’un de très intéressant et de très intelligent.

Photo  Christine Nait Sidnas

Photo Christine Nait Sidnas

As-tu toujours évolué dans l’humour ?

Je suis quelqu’un de très drôle surtout depuis mes 18 ans. Depuis quelques années, j’ai su de plus en plus lâcher prise et à rigoler de moi-même notamment. Au fur et à mesure, je me suis rendue compte que l’humour permettait de faire passer plein de choses. Au niveau professionnel à l’époque où je travaillais, je détendais l’atmosphère en mettant des petites blagues dans des mails. J’ai fait lire mon premier livre à une amie et elle m’a dit que je l’avais beaucoup fait rire alors que ce n’était pas mon but premier.

As-tu pensé aller jouer ton spectacle en prison ?

Je ne sais pas, cela demanderait beaucoup d’organisation et je ne sais pas comment m’y prendre. Il me semble que Gad l’a déjà fait. Je ne me suis jamais posé la question mais moi seule avec des mecs en rut, il y aurait trop de proximité, il faut que j’y réfléchisse !

A qui conseillerais-tu ton spectacle ?

A tout le monde car je veux de l’argent !!! (Rires). Je le conseillerais aux gens ouverts d’esprit.

Rencontre avec Eponine, une demoiselle sauvage dotée de ressources !

Quel avenir imagines-tu pour ton seul en scène ?

L’Olympia, que dis-je Le Stade de France ! Je vais procéder par étapes. Je vais commencer à travailler avec un bureau de production afin de trouver des dates. J’aimerais pouvoir évoluer dans d’autres villes que Paris et à terme jouer dans un grand théâtre. En parallèle au théâtre, j’aimerais beaucoup devenir chroniqueuse sur France Inter. Mon spectacle reprendra en octobre à La Petite Loge et je fais une exceptionnelle ce samedi !

As-tu d’autres projets en parallèle ?

J’écris toujours. J’ai commencé l’écriture d’un bouquin mais la question est toujours de savoir quoi en faire après. J’ai un projet musical mais il est un peu en stand-by. Je vais tourner des vidéos rigolotes mais qui reflètent mon univers pour promouvoir mon spectacle et avoir une visibilité ailleurs que sur scène.

Quel serait ton dernier mot ?

Salut ! (Rires) Je ne vais pas dire Jean-Pierre non plus !

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