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Rencontre avec Bengale, les Bordelais qui iront loin !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Bengale, les Bordelais qui iront loin !

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

R : Je m’appelle Romain, je joue plus les guitares et basses, nous composons ensemble avec Mickaël et nous faisons des chœurs et des claviers.

M : Je suis Mickaël, tout comme Romain, je viens du Sud-Ouest. Je chante dans le groupe Bengale, je joue du clavier et je fais du beatmaking. J’écris et je coproduis.

Quand et comment vous êtes-vous rencontrés ?

M : Nous nous sommes rencontrés au bar El Chicho à Bordeaux en 2012, il y avait beaucoup de concerts de pop indé dans ce bar et c’est vraiment un super lieu.

Pourquoi Bengale ?

M : Par esthétisme et par exotisme, on trouvait cela beau et on voulait un nom classe. Bengale représente plein de contrastes. Le Bangladesh actuel, qui s’appelait avant le Bengale, est constitué de jungles mais aussi de buildings, la faune et la flore y sont incroyables et c’est à l’opposé de chez nous.

Rencontre avec Bengale, les Bordelais qui iront loin !

Pouvez-vous nous expliquer la pochette de votre album ?

M : C’est une façon de montrer toute la féminité et la sensibilité que nous pouvons avoir sur la musique de danse. Nous aimons le côté funky, paillettes et dansant dans la musique. Certains peuvent penser que c’est pour prôner la cause transgenre, nous ne sommes pas contre, si la cause LGBT nous le demande, on la soutiendra mais la pochette n’a pas été fait dans ce sens-là.

R : Il y avait toujours une idée de contrastes et c’est assez cocasse.

Quel a été votre envie première sur cet album ?

M : Faire des beaux morceaux pop. On est très contents des morceaux. C’est un point de départ et c’est un album qui marque un beau démarrage.

Les années 80 font-t-elles partie de vos influences pour ce disque ?

M : Pas trop, en fait.

R : C’est marrant car on nous parle souvent de groupes français des années 80. On écoute Daho, Taxi Girl ou Jacno, mais ils ne font pas partie de nos influences majeures. Dans les années 80, on aime Prince, Bowie et plein d’autres choses mais nos influences sont très variées. On écoute plein de groupes de rock des années 60, du disco, de l’électro, de la funk, du classique, de la musique actuelle, du hip hop, des musiques de films … et nous faisons une synthèse de tout cela.

Rencontre avec Bengale, les Bordelais qui iront loin !

Quelle est votre vision de la pop et qu’aimeriez-vous y apporter ?

R : Nous voulons faire ce que nous aimons et ne pas se donner de limites stylistiques.

M : Pour le moment, les deux articles un peu plus longs que nous avons eu en dehors d’interviews ont assez bien résumé notre musique. Nous essayons de mélanger la variété Française avec de la pop, de l’électro et du rap et tout ceci de manière assez esthétique tout en faisant attention à l’écriture et aux lignes mélodiques. On essaye de faire une fusion qui était difficile à faire avant.

Pouvez-vous nous raconter le tournage d’« Electric City » ?

R : Ce clip a été réalisé par Maxi Plaisir et Jayus Films et il a été tourné il y a deux ans dans le bar El Chicho. Comme c’est le bar où nous nous sommes rencontrés, on trouvait ça cool de tourner là-bas. Le choix du bar n’était pas anodin.

Rencontre avec Bengale, les Bordelais qui iront loin !

Que retrouve-t-on dans vos textes ?

M : Il y a toujours de l’amour dans les textes, il y a toujours une rencontre entre deux personnes mais j’aime bien mettre une seconde lecture. « Comme Tuer » aborde le fait de reprocher à la personne en face, ce que nous sommes nous-mêmes. Il y a des choses très différentes dans les textes. « Electric City » a été influencé par les différents printemps Arabes, il y a une idée sous-entendue, un peu à la manière des Rita Mitsouko. La question est combien de temps faut-il à une ville pour qu’elle s’apaise et qu’elle devienne enfin festive. « Manhattan » est un gros clin d’œil aux indignés. « Dernier Tramway » est une chanson sur l’accompagnement de fin de vie… Chaque morceau est ainsi.

R : J’ai lu quelque part que le groupe Chic avait une règle d'or de composition, il fallait obligatoirement qu’il y ait un thème profond dans leurs chansons, même si elles apparaissent légères et dansantes. Les Rita Mitsouko le faisaient également très bien et nous, nous retrouvons dans cette forme d’écriture.

L’autodérision et l’originalité sont-elles deux forces chez Bengale ?

M : C’est vrai que nous ne nous prenons pas vraiment au sérieux.

R : On fait les choses sérieusement mais on ne se prend pas au sérieux.

M : On est très contents pour l’album car on dit souvent que nous sommes un ovni et ça nous ferait chier si on disait que l’on ressemble à un énième groupe.

Rencontre avec Bengale, les Bordelais qui iront loin !

Pourquoi ne pas avoir inclus votre cover d’IAM dans l’album ?

M : (Rires), ah ah ! C’est vrai que cette chanson tourne bien, c'est super ! Ce cover a même été diffusé dans Paris Dernière (l’émission de Thierry Ardisson). Il va falloir que l’on fasse quelque chose avec ce morceau car beaucoup de monde l’adore.

Quelle est l’histoire de la chanson « Açores » ?

R : Cette chanson est un peu particulière car les couplets en Français parlent d’une histoire et le refrain en Anglais ne parle pas de la même histoire mais les deux sont reliées.

M : Il y a une histoire d’amour sur les couplets et il y a une relation mari et femme à l’âge adulte qui se reprochent plein de choses sur les refrains. C’est un beau morceau et on aimerait en faire un clip magnifique.

Quels sont vos prochains projets à venir ?

M : Notre prochain projet musical est une surprise et nous l’annoncerons probablement à la rentrée. Nous allons faire des nouveaux morceaux et nous aimerions tourner de nouveaux clips. Nous allons gérer et faire vivre notre propre label que nous avons créé en janvier dernier. Nous allons développer la marque Bengale Couture et cela va prendre beaucoup de temps. Nous serons présents le 09 septembre au Ocean Climax Music Festival à Bordeaux et nous serons en concert le 06 octobre à Caen, et puis on va continuer à travailler à fond cet été.

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